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La Banque mondiale approuve une contribution de 37 milliards de dollars au titre de l'Initiative d'allégement de la dette multilatérale

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Amy Stilwell (202) 458-4906

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WASHINGTON, le 28 mars —   Les administrateurs de la Banque mondiale ont approuvĂ© aujourd’hui le financement et les modalitĂ©s particuliĂšres de la contribution de la Banque mondiale Ă  l’Initiative d’allĂ©gement de la dette multilatĂ©rale (IADM), qui donnera lieu Ă  l’annulation de la dette envers l’IDA de certains des pays les plus pauvres du monde Ă  compter du 1er juillet 2006, c’est-Ă -dire de l’ouverture du nouvel exercice de la Banque. L’IDA devrait contribuer un montant de plus de 37 milliards de dollars Ă  l’allĂ©gement de la dette sur une pĂ©riode de 40 ans. 

 

« Il s’agit lĂ  d’un accord historique, associant une augmentation des apports financiers Ă  un allĂ©gement de la dette, qui aidera les pays pauvres Ă  atteindre les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire » explique le prĂ©sident de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz. « Je suis particuliĂšrement heureux de constater que les actionnaires de la Banque sont convenus d’un programme de financement qui permettra Ă  l’Association internationale de dĂ©veloppement de continuer d’ĂȘtre le pilier central du financement du dĂ©veloppement dans les pays pauvres du monde entier. »

 

Le Conseil des gouverneurs de l’IDA doit maintenant examiner la rĂ©solution puis la sanctionner par leur vote, ce que M. Wolfowitz les prie instamment d’effectuer le plus rapidement possible de maniĂšre Ă  ce que les opĂ©rations d’annulation de la dette puissent commencer durant l’étĂ©.

 

Au Sommet du G8 organisĂ© en juillet 2005 Ă  Gleneagles (Écosse), les dirigeants du G8 se sont engagĂ©s Ă  annuler la dette des pays les plus endettĂ©s du monde, qui, pour la plupart, se trouvent en Afrique. La dette qui doit ĂȘtre annulĂ©e est la dette contractĂ©e envers l’Association internationale de dĂ©veloppement (IDA), qui fait partie de la Banque mondiale, le Fonds monĂ©taire international et le Fonds africain de dĂ©veloppement, par les pays qui ont atteint le « point d’achĂšvement » dans le cadre de l’Initiative renforcĂ©e en faveur des pays pauvres trĂšs endettĂ©s (PPTE). 

 

Dans un premier temps, 17 PPTE — BĂ©nin, Bolivie, Burkina Faso, Éthiopie, Ghana, Guyana, Honduras, Madagascar, Mali, Mozambique Nicaragua, Niger, Ouganda, Rwanda, SĂ©nĂ©gal, Tanzanie et Zambie — seront admissibles Ă  bĂ©nĂ©ficier d’une annulation de 100 % de leur dette. La Mauritanie est parvenue Ă  la fin du programme PPTE mais elle ne sera admissible Ă  bĂ©nĂ©ficier d’un allĂ©gement que lorsqu’elle aura mises en Ɠuvre d’importantes rĂ©formes de gestion des finances publiques. Les autres PPTE (voir le tableau ci-joint) pourront bĂ©nĂ©ficier d’une annulation de leur dette une fois qu’ils auront rempli les conditions de l’Initiative PPTE.

 

Les donateurs sont convenus d’un programme de financement qui nĂ©cessite le versement au fil du temps de contributions supplĂ©mentaires des donateurs pour assurer la disponibilitĂ© de nouveaux apports de fonds aux fins de la rĂ©duction de la pauvretĂ©. Les financements accordĂ©s Ă  titre de dĂ©dommagement pendant toute la pĂ©riode des prĂȘts dont le remboursement a Ă©tĂ© annulĂ© seront dĂ©terminĂ©s sur la base des solides annonces de contribution qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© effectuĂ©es, les diffĂ©rents donateurs s’employant Ă  prendre les mesures nĂ©cessaires, dans leur pays, pour concrĂ©tiser leurs engagements.

 

« Les DĂ©lĂ©guĂ©s Ă  l’IDA sont convenus d’effectuer des apports financiers supĂ©rieurs au seuil que nous avions initialement Ă©tabli pour le financement de l’allĂ©gement de la dette » a poursuivi M. Wolfowitz. « Cette dĂ©cision reflĂšte bien la teneur des entretiens : les engagements les plus fermes seront pris pour le court terme par la plupart des pays, tandis que les engagements Ă  long terme, en particulier ceux qui se rapportent aux 30 derniĂšres annĂ©es, auront un caractĂšre plus conditionnel. Le fait est que, les engagements Ă  long terme doivent ĂȘtre approuvĂ©s par les procĂ©dures parlementaires et lĂ©gislatives dans la plupart des pays. »

 


Pour en savoir plus, veuillez consulter le site des Projets.

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