| Informations de base | | TITRE DU PROJET | Programme décennal de développement de l'éducation (PRODEC) | | Ministère de tutelle | Ministère de l'éducation nationale | | Organisme d'exécutiont | Secrétariat général du Ministère | | Coordinateur du programme | Barthélemy Togo Tél. 223 05 45 | | Chargé du projet à Washington | William Experton | | Responsable du projet à Bamako | Atou Seck Tél. 222 22 83 | | Coût total du projet | 378,7 milliards Fcfa | | Montant du crédit IDA | 31,5 milliards de Fcfa | Date de démarrage | 14/08/01 | | Date de clôture | 31/12/05 | Numéro de crédit | 3449-MLI |
  OBJECTIFS  L'objectif global du programme d'investissement sectoriel de l'éducation - PISE (première phase du PRODEC) au Mali est de mettre en place une stratégie générale pour atteindre l'accès universel et équitable à une éducation de bonne qualité et réaliser une gestion efficace du secteur de l'éducation.  Les objectifs spécifiques sont : augmenter le taux brut de scolarisation dans l'enseignement fondamental premier cycle (primaire) d'environ 50% à 70% d'ici 2003/04, dont 58% de filles ; améliorer la qualité de l'enseignement et des apprentissages ; et améliorer la gestion décentralisée du secteur de l'éducation. Les questions d'éducation des filles, de santé et d'hygiène scolaire seront intégrées dans toutes les interventions du programme.
 DESCRIPTION  Le projet comporte trois composantes : l'amélioration de la qualité de l'enseignement et des apprentissages en centrant le système éducatif sur les besoins éducatifs fondamentaux des apprenants et sur la qualité de l'éducation. Cette composante renferme un volet santé, hygiène et nutrition scolaires destiné à améliorer les comportements des enfants scolarisés en matière de santé, d'hygiène et de nutrition ; l'amélioration de l'accès et de la scolarisation dans le but d'accroître le taux de couverture. En ciblant l'élaboration de cartes scolaires et d'autres activités, un accent particulier sera mis sur l'augmentation du nombre de filles allant à l'école ainsi que le nombre d'enfants ruraux et d'enfants ayant des besoins spéciaux en matière d'apprentissage. Des initiatives en faveur du développement de la petite enfance seront également appuyées ; et le renforcement des capacités du système éducatif pour la décentralisation et le suivi des politiques afin de moderniser la gestion du secteur de l'éducation. Cette composante renforcera les capacités de prestation de services en général pour le secteur, particulièrement au niveau école. Un accent particulier sera mis sur le suivi de la politique et l'évaluation de l'impact.
PRINCIPAUX RÉSULTATS ATTEINTS  Accès  Au niveau du premier cycle on constate une amélioration en matière de couverture : le TBS est passé de 67% en 2002/2003 à 70,5 en 2003/2004. Cette situation est le résultat à la fois d'un meilleur accès à l'école (le Taux brut d'admission est passé de 60,5% à 63,5% en 2003/2004) mais aussi d'un taux de redoublement demeurant élevé (19%). Le sous cycle est également marqué par un fort taux d'abandon : compte tenu des conditions actuelles de scolarisation, le taux de survie est estimé à 75% sur l'ensemble du cycle, ce qui amènerait le taux d'achèvement de la cohorte actuelle à 48% en 2008/2009.  La situation de l'école primaire malienne est fortement marquée par un phénomène de disparités : Selon le genre : le TBS fille est de 59,9%%, alors que le TBS garçon est de 81% ; Régionales : le TBS de Ségou est de 53% la où celui de Bamako est de 111%. Les écarts entre TBS fille et TBS garçon atteignent souvent 30 points de pourcentage dans certaines régions.Â
Au niveau du second cycle de l'enseignement fondamental, on retrouve les mêmes tendances en matière de couverture : TBS de 34,4%, TBA de 36,5%, survie de 77%. En revanche les disparités (filles/garçons, régionales) apparaissent beaucoup plus marquées et le redoublement est plus prononcée (24%).  L'admission dans le premier cycle du fondamental (254236 en 2003-04 contre 190820 en 2000-01) est plus dynamique dans les écoles communautaires et dans les medersas que dans les écoles publiques.Ainsi, la part du public est passée de 61,3% en 2001- 02 à 58,8% en 2003-04, alors que la part des écoles communautaires progressait de 18,3% à 19,1% et celle des Medersas de 10,5% à 12,7%.  Construction et équipements Réalisation des infrastructures : 737 salles de classes, 4 IFM (Sikasso, Koro,Tominian et Nara), 9 CAP
Recrutement d'enseignants Scolarisation des filles Amélioration des TBS filles en zone urbaine Réductions de l'écart filles-garçons dans certaines régions (Kidal, Mopti et Tombouctou) Elaboration d'un draft de document de politique nationale pour l'accélération de la scolarisation des filles Organisation de cours de rattrapage pour les candidates aux concours d'entrée dans les IFM et dans les écoles fondamentales de 3 régions Les mesures d'exclusion des filles en état de grossesse dans les IFM ont été remplacées par des mesures d'ajournement Elaboration et diffusion de guides à l'usage des enseignants pour l'élimination des stéréotypes sexués dans l'utilisation des manuels scolaires (production de brochures d'économie familiale) Formation des enseignants aux pratiques internes de classe prenant en compte la spécificité genre (programme SAGE).
Qualité  Formation des enseignants  Formation initiale :La formation initiale des enseignants contractuels de la Stratégie alternative de recrutement du personnel enseignant (SARPE) s'effectue sur une base harmonisée (programme, contenu, calendrier, méthodologie, formation des formateurs et mécanismes de suivi). 1 000 élèves sont sortis des IFM en 2004.  Formation continue : La politique nationale de formation continue a été adoptée en 2003.  Nouveau curriculum  Les enseignants ont beaucoup de difficultés à utiliser le nouveau curriculum l'Analyse du système comptable et financier au Mali  Manuels scolaires  Des efforts certains ont été déployés dans le cadre de l'acquisition et de la distribution des manuels mai il y a une insuffisance chronique de manuels scolaires et de matériel didactique, et ce, surtout dans les disciplines de base tel le français et les mathématiques.  Beaucoup d'écoles ont reçu de nombreux titres n'ayant aucun rapport avec le programme officiel ; en outre, de nombreux titres ont été acquis sans planification ce qui s'est traduit par un sureffectif de manuels dans certaines disciplines. Il y a également une absence de mécanisme de gestion des manuels au niveau régional et local (AE, CAP et écoles).  |