Contacts A Washington : Tim Carrington (202) 473 8133 tcarrington@worldbank.org Au Nigeria : Obadiah Tohomdet (234-9)3145269 otohomdet@worldbank.org Washington, 29 mars 2006 – La conseil des administrateurs de la Banque Mondiale a approuvé ce jour, un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) [1] d’une valeur de 50 millions de dollars EU, destiné à soutenir le Nigeria dans ses efforts visant à limiter la menace que constitue le virus de la grippe aviaire pour l’homme et pour le secteur de la volaille et à prendre les mesures nécessaires pour faire face à une éventuelle pandémie de grippe aviaire. Le projetde contrôle de la grippe aviaire, de préparation et de réponse à une pandémie de grippe aviaire chez l’homme s’inscrit dans le cadre du programme mondial de la grippe aviaire (GPAI) approuvé par le conseil des administrateurs de la Banque Mondiale en janvier 2006. Il vise à endiguer leHPAI (la grippe aviaire hautement pathogène) l’empêchant ainsi de se propager aux régions non infectées du Nigeria. Le GPAI est conçu pour financer les pays participants dans le but de les aider à endiguer l’éclosion de la maladie par des mesures de détection et de réponses précoces. Certaines activités du projet incluront une assistance technique et une aide financière aux exploitants agricoles, aux vétérinaires et aux services de santé publique, afin de les aider à maîtriser le virus à la source animale et à limiter les risques de transmission à l’homme. L’expérience a montré que la détection précoce et la réponse rapide sont essentielles au contrôle du virus et à la prévention de sa propagation dans l’environnement. Cela permet de minimiser les risques pour l’homme. « Le présent projet oeuvrera à la mise en place d’une capacité institutionnelle permettant de limiter les pertes massives de volaille causées par la grippe aviaire et de minimiser son impact sur l’économie agricole et sur les pauvres des zones rurales grâce à une compensation des pertes occasionnées par le virus », a déclaré Simeon Ehui, Chef de projet de la Banque Mondiale. Le projet de contrôle de la grippe aviaire, de préparation et de réponse à une pandémie de grippe aviaire chez l’homme sera centré sur trois composantes principales : - La composante santé animale – elle appuiera les stratégies nationales de prévention et de contrôle, leur permettant ainsi de répondre aux besoins du pays à court, moyen et long terme, en se fondant sur les résultats d’évaluation du statut épidémiologique aviaire, de l’aptitude des services vétérinaires nationaux à gérer une épidémie de HPAI et la vulnérabilité du secteur de la volaille face à l’émergence de nouvelles maladies infectieuses.
- La composante santé publique – elle vise à soutenir les activités de prévention, de préparation, de réponse et de confinement en matière de santé publique telles que prévues dans le programme régional de la grippe aviaire. Les activités de prévention et de rapport de cas humains de la maladie bénéficieront en premier de ce soutien à travers la protection des travailleurs agricoles ainsi que d’autres personnes en contact direct avec des oiseaux malades, la mobilisation sociale, la sensibilisation de la population, le renforcement des capacités en matière de surveillance et des laboratoires dans les états touchés.
- La composante mobilisation sociale et communication stratégique – elle est conçue pour conscientiser les populations, relever leur niveau de participation, et améliorer la coordination dans l’application des plans d’urgence tels que décrits dans le plan national de lutte contre la grippe aviaire (National Avian Influenza Plan). A travers une conscientisation renforcée du public, le projet visera à identifier les lignes de communication, les croyances sociales, les pratiques et perceptions qui influencent les attitudes et les habitudes des acteurs.
Ce projet s’inscrit dans le cadre des stratégies de lutte contre la grippe aviaire dans les secteurs agricoles et de la santé, développées par le gouvernement nigérian et appuiera les stratégies de réponse en matière de santés animale et humaine conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), de l’Organisation mondiale de la santé (WHO), de la Banques, et d’autres agences de coopération bilatérale. [1] Ce crédit est accordé selon les termes habituels de l’Association internationale de développement (IDA), avec une commission d’engagement de 0,35 pourcent, et des commissions et intérêts de 0,75 pourcent sur une échéance de 40 ans avec un délai de grâce de 10 ans. La lutte contre la grippe aviaire en Afrique nécessite une approche régionale : la région Afrique de la Banque a mis en place un groupe de travail multisectoriel ayant pour mission de mobiliser le soutien aux pays qui cherchent à prendre des mesures pour faire face aux menaces socioéconomiques liées à la pandémie. L’équipe Afrique comprend, entre autres, des spécialistes de la santé animale et humaine, ainsi que des spécialistes de la communication. La présence du virus au Nigeria, au Niger et au Cameroun a été confirmée et une autre demi-douzaine de pays où des éclosions de la maladie sont soupçonnées est en attente des résultats de laboratoires. Dans bien des pays africains, l’absence de plans d’action et la faible capacité institutionnelle constituent un énorme défi pour la réponse à une attaque du virus qui n’affecte actuellement que les volailles mais pourrait muter pour devenir transmissible d’homme à homme. Au-delà du Nigeria, le groupe de travail de la Banque mondiale assiste actuellement une douzaine de pays dans la préparation de plans intégrés de lutte contre le virus. |
### Pour plus d’information sur les actions de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne, visiter le site Internet : www.worldbank.org/afr Pour plus d’information sur les actions de la Banque mondiale au Nigeria, visiter le site Internet : www.worldbank.org/nigeria Pour plus d’information sur les actions de la Banque mondiale concernant la grippe aviaire, visiter le site Internet : www.worldbank.org/avianflu |