Le partenariat pour la réduction des volumes de gaz torché (GGFR) soutient les efforts des gouvernements et de l’industrie pétrolière visant à réduire l’évacuation, le torchage et les fuites de gaz associées à l’extraction du pétrole but.
·En 2004, 150 milliards de m3 de gaz naturel ont été torchés, ce qui équivaut à 30% de la consommation européenne de gaz, 25% de la consommation des État-Unis, ou encore 75% des exportations de gaz de la Russie.
·L’arrêt du torchage contribuerait à réduire de 13% les émissions de CO2 auxquelles se sont engagés les pays développés au titre du Protocole de Kyoto pour la période 2008-2012.
·Plus de 95% de l’évacuation et du torchage des gaz associés à l’échelle mondiale concernent moins de 15 pays (ces derniers comprennent : le Nigeria, la Russie, l’Iran, l’Irak, l’Angola, le Qatar, l’Algérie, le Venezuela, la Guinée Équatoriale, l’Indonésie, le Brésil et le Mexique.)
Les efforts des pays en développement pour mieux utiliser leurs précieuses ressources se heurtent à des obstacles de taille. Les principaux obstacles à la réduction de l’évacuation et du torchage des gaz associés à l’extraction du pétrole comprennent :
·Des difficultés d’accès aux marchés internationaux de gaz, et l’étroitesse des marchés intérieurs
·Un manque de financement pour mettre en place l’infrastructure nécessaire
·Un cadre réglementaire peu propice.
Le programme de travail du GGFR, dont la gestion et la mise en œuvre omt été confiées à une équipe de la Banque mondiale, vise à aider les pays partenaires à éliminer les obstacles à la réduction du torchage en intervenant dans quatre domaines:
·Commercialisation des gaz associés
·Réglementation relative aux gaz associés
·Mise en œuvre de normes de réduction de l’évacuation et du torchage des gaz associés
·Développement des capacités pour faciliter l’obtention de crédits carbone en faveur de projets de réduction d’évacuation et de torchage des gaz associés.
Le GGFR a déjà obtenu des résultats dans le domaine de la réduction du torchage, et contribuera à une réduction progressive des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Ces résultats comprennent :
·Acceptation d’une norme mondiale pour la réduction du torchage
·Mise en œuvre de projets de démonstration pour l’utilisation des gaz associés dans sept pays
·Assistance au Nigeria, en Guinée Équatoriale, au Cameroun, à l’Algérie, au Kazakhstan et au Qatar en vue d’atteindre des cibles en matière de torchage selon le calendrier prévu
·Les projets carbone, dont le montage a été facilité par le GGFR, ont permis d’éviter le rejet dans l’atmosphère d’environ 12 milliards de m3 de gaz par an, soit une réduction des émissions de CO2 de 115 millions de tonnes pour 2012.
·Développement d’un outil d’information qui publiera sur le web les données d’évacuation et de torchage de chaque pays.
Contexte
Lancé au cours du Sommet mondial sur le développement durable en août 2002, le Partenariat public et privé GGFR réunit des représentants des gouvernements des pays producteurs de pétrole, des compagnies d’état, et des principales compagnies pétrolières internationales, qui conjuguent leurs efforts pour éliminer les obstacles à une réduction du torchage. Dans l’accomplissement de son mandat, le Partenariat a recours à deux types d’instruments : le partage parmi ses membres des pratiques mondiales les meilleures, et la mise en place de programmes nationaux pour aider les pays qui pratiquent le torchage.
Les partenaires
Le partenariat GGFR, géré et facilité par une petite équipe de la Banque mondiale à Washington, DC, comprend les partenaires suivants : Algérie (Sonatrach), Angola, Cameroun, Canada (CIDA), Tchad, Équateur, Guinée Équatoriale, Indonésie, Kazakhstan, Khanty-Mansijsysk (Russie), Nigeria, Norvège, Qatar, Foreign Commonwealth Office du Royaume Uni, États-Unis d’Amérique, BP, Chevron, ENI, Exxon Mobil, Marathon, Norsk Hydro, Shell, Statoil, Total, le secrétariat de l’OPEC et la Banque mondiale. L’Union européenne deviendra partenaire en 2007.
Pour plus d’informations sur le partenariat et le torchage des gaz associés à l’extraction du pétrole, veuillez visiter le site : www.worldbank.org/ggfr. (a)