Communiqué de presse N° 2006/489/AFR  Contacts : À Washington: Herbert Boh 202 473 3548 hboh@worldbank.org À Conakry : Tabara Bary Sakho (224) 41 50 61 ou 41 27 70 tbarry@worldbank.org  WASHINGTON, le 22 juin 2006 – Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé ce jour un projet en vue d’améliorer la productivité et l’utilisation durable des ressources naturelles dans la zone côtière de la Guinée.  Au cours des cinq prochaines années (2006-2011) le Projet de gestion côtière, marine et de la biodiversité  sera financé par une subvention de 5 millions de dollars EU accordée par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) subvention qui fut approuvée le 23 mai 2006 par le Directeur Exécutif du FEM.  « L’objectif général du projet est de promouvoir la gestion rationnelle de la biodiversité côtière de la Guinée à des fins de conservation et de développement durable dans des zones prioritaires choisies avec un accent particulier sur l’assistance aux collectivités à l’intérieur et autour de ces zones prioritaires en vue de planifier, mettre en Å“uvre et maintenir des options de subsistance alternatives durables au plan environnemental et inclusives au plan social » a indiqué Dirk Nicollas Prevoo, Chef du Groupe de travail de la Banque mondiale pour ce projet.  Le Projet complétera et sera mis en Å“uvre en synergie avec la seconde phase très réussie en cours du Projet d’appui aux communautés villageoises (PACV), qui s’appuie sur des approches communautaires participatives pour apporter des investissements pour la réalisation d’infrastructures sociales de base. Le PACV a énormément amélioré l’accès des communautés aux services sociaux de base dont les services de santé, d’éducation et de fourniture d’eau potable par la construction de 263 écoles élémentaires, 155 centres de santé et dispensaires et 167 points d’eau. Le PACV a également mis en place 46 forêts communautaires et a réhabilité et construit des pistes/routes rurales dont 35 ponts.  « Le Projet de gestion côtière, marine et de la biodiversité pilotera aussi les nouvelles approches technologiques dans beaucoup de domaines dont par exemple l’amélioration de l’efficacité énergétique dans l’utilisation du bois de chauffe, de la gestion des terres et des forêts, et il (le Projet) s’emploiera à garantir une participation effective des communautés vivant aux environs de ces zones protégées à leur gestion » a déclaré Prevoo.  Le Projet cible 17 districts ou communautés administratives en Guinée, servant de catalyseur pour une utilisation durable des ressources naturelles et l’on s’attend à ce que ces résultats soient pleinement intégrés et accrus (tout) le long de l’ensemble de la zone côtière dans le cadre de la troisième phase du PACV (2011 - 2014) de manière à promouvoir les opportunités d’emploi, de génération de revenus et de réduction de la pauvreté.  Le Projet renforcera les capacités institutionnelles de l’administration des écosystèmes locaux et nationaux par l’élaboration, la mise en place d’un cadre juridique pour la promotion de la gestion et de la conservation de la biodiversité ; et en favorisant des modèles de participation qui incombent aux intervenants au niveau local dans le cadre de la gestion et des prises de décisions relatives à la biodiversité Il pilotera aussi les initiatives de conservation transfrontalière, notamment avec l’autre Projet supporté par la Banque/FEM en Guinée Bissau voisine.  Le Projet répond aussi aux deux objectifs de conservation de la biodiversité adoptés pour les océans, les côtes et les îles au Sommet mondial sur le Développement durable à Johannesbourg en 2002  (1) développer et faciliter l’utilisation d’approches et d’instruments divers, et (2) établir des zones protégées conformes au droit international et basées sur des informations scientifiques, dont les réseaux de représentants au plus tard en 2012.  Les démunis ruraux de Guinée dépendent largement des ressources naturelles pour leur subsistance. L’énergie des ménages dépend à 99% des combustibles à base de bois et le système de soins sanitaires dépend à 80% des pratiques médicales traditionnelles qui dépendent de la disponibilité des espèces de la faune et de la flore. La zone côtière de Guinée ciblée par ce projet comprend 15% du territoire national, 25% de l’écosystème de terres marécageuses de mangrove de l’Afrique de l’Ouest (du Sénégal au nord de l’Angola) et cette partie abrite environ 40% de la population.  Le FEM constitue un mécanisme mis au point pour fournir une subvention nouvelle et complémentaire et un financement préférentiel pour satisfaire les coûts cumulatifs des mesures ayant fait l’objet d’accord en vue de réaliser les profits environnementaux mondiaux dans les six domaines focaux : le changement climatique, la biodiversité, les eaux internationales, l’ozone, la dégradation des terres et les polluants organiques persistants. Le FEM supporte aussi le travail des accords mondiaux pour lutter contre la désertification et éliminer les polluants organiques persistants.  Le Groupe de la Banque mondiale est l’une des agences de mise en Å“uvre du FEM et il supporte les pays dans l’élaboration des projets co-financés du FEM et supervise leur mise en Å“uvre. Il joue le rôle primordial en garantissant le développement et la gestion des projets d’investissement. La Banque tire son expérience en matière d’investissement dans les pays éligibles afin de promouvoir les opportunités d’investissement et de mobiliser les ressources du secteur privé, bilatéral, multilatéral et d’autres ressources provenant des secteurs gouvernemental et non gouvernemental, ressources qui sont conformes aux objectifs du FEM et aux stratégies nationales de développement durable. Depuis 1991, le Groupe de la Banque mondiale a engagé 1,972 milliards de dollars dans les ressources du FEM et 3,037 milliards de dollars dans des projets FEM que le Groupe co-finance dans 80 pays.  En plus des ressources du FEM et de la Banque, le Groupe a mobilisé un co-financement supplémentaire de 6, 952 milliards provenant d’autres bailleurs. Â
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