Communiqué de presse N° 2006/490/AFR  Contacts : À Washington : Herbert Boh (202) 473 3548 hboh@worldbank.org À Conakry : Tabara Bary Sakho (224) 41 50 61 ou 41 27 70 tbarry@worldbank.org   WASHINGTON, le 22 juin 2006 – Le Conseil d’Administration de la Banque mondiale a approuvé ce jour un projet visant à mieux impliquer les communautés locales dans la gestion durable des terroirs en vue d’accroître la productivité, encourager les opportunités d’emploi, accroître la génération des revenus et assurer la conservation des terres.  Le Projet de gestion foncière au niveau communautaire sera financé au cours des prochains 5 ans par une subvention de 7 millions de dollars provenant du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) qui fut approuvé par le Directeur général du FEM le 8 mai 2006.  La dégradation des terres a joué un grand rôle dans la mauvaise performance socio-économique de la Guinée. Le document de la Stratégie de réduction de la pauvreté de la Guinée (PRSP) reconnaît que le grave déclin du potentiel de production des terres et les déficiences enregistrées dans la gestion du cadre régissant le développement du secteur privé entre autres en matière d’accès à la terre, de jouissance, en sécurité, des droits à la terre et d’accès au crédit entravent le développement du secteur rural. Au delà des impacts négatifs sur les moyens de subsistance, le déclin de la productivité foncière des terres menace aussi l’environnement naturel, ce avec un impact plus vaste au-delà des frontières nationales étant donné le statut de la Guinée en tant que source pour beaucoup des principaux fleuves ouest africains dont le Niger, le Sénégal et la Gambie.  Le projet de gestion foncière de terres au niveau communautaire mettra l’accent sur la résolution du problème du déclin du potentiel de production des terres et il collaborera avec d’autres initiatives complémentaires telles que la seconde phase du Projet national d’infrastructures rurales bénéficiant de l’appui de plusieurs bailleurs de fonds et le Programme d’appui aux communautés villageoises (PACV) de même que les initiatives de développement du secteur privé supportées par l’USAID, pour faire face aux autres contraintes.  « Le projet met l’accent sur le développement des mécanises participatifs renouvelables pour le renforcement des capacités des intervenants locaux en vue de reconnaître les causes et les effets de la dégradation des terres pour appliquer des pratiques durables de gestion des terres dans leurs activités ainsi qu’un mécanisme institutionnel aux fins d’échanger des expériences de mise en Å“uvre entre les différents acteurs » a déclaré Dirk Nicollas Prevoo, Chef du Groupe de travail de la Banque mondiale pour ce projet.  La croissance jusqu’ici enregistrée par l’économie guinéenne a été mue par l’agriculture qui emploie 65% des populations rurales en Guinée. Toutefois, la croissance dans l’agriculture ne provient pas de l’accroissement de la productivité mais plutôt de l’extension des surfaces cultivées et de la réduction des temps de mise en jachère dans certaines zones où la croissance démographique exerce de fortes pressions sur les terres principalement le long des principaux couloirs de transport vers le Sénégal, le Mali et la Côte d’Ivoire.  « L’objectif général du projet est de promouvoir la gestion rationnelle de la biodiversité côtière de la Guinée à des fins de conservation et de développement durable dans des zones prioritaires choisies avec un accent particulier sur l’assistance aux collectivités à l’intérieur et autour de ces zones prioritaires en vue de planifier, mettre en Å“uvre et maintenir des options de subsistance alternatives durables au plan environnemental et inclusives au plan social » a indiqué Prevoo.  En Guinée la dégradation du sol est exacerbée par la faible capacité institutionnelle et le manque de connaissances relatives à une gestion saine environnementale en général et en particulier à la manière dont certaines activités humaines telles que l’exploitation minière artisanale, la déforestation et les pratiques agricoles inadéquates ont un impact sur des écosystèmes fragiles.  Le Projet sera mis en Å“uvre en synergie avec la seconde phase en cours du Projet d’appui aux communautés villageoises (PACV), qui met l’accent sur des approches communautaires participatives pour apporter des investissements pour la réalisation d’infrastructures sociales de base. Le PACV a énormément amélioré l’accès des communautés aux services sociaux de base dont les services de santé, d’éducation et de fourniture d’eau potable par la construction de 263 écoles élémentaires, 155 centres de santé et dispensaires et 167 points d’eau. Le PACV a également mis en place 46 forêts communautaires et a réhabilité et construit des pistes rurales.  Le FEM constitue un mécanisme mis au point pour fournir une subvention nouvelle et complémentaire et un financement préférentiel en vue de supporter les coûts cumulatifs des mesures ayant fait l’objet d’accord dans le but de réaliser les profits environnementaux mondiaux dans les six domaines focaux : les changements climatiques, la biodiversité, les eaux internationales, l’ozone, la dégradation des terres et les polluants organiques persistants. Le FEM appuie aussi l’application des accords internationaux relatifs à la lutte contre la désertification et l’élimination des polluants organiques persistants.  Le Groupe de la Banque mondiale est l’une des agences de mise en Å“uvre du FEM. Il supporte les pays dans l’élaboration de projets cofinancés par le FEM et supervise leur mise en Å“uvre. Il joue le rôle primordial en garantissant le développement et la gestion des projets d’investissement. La Banque tire son expérience des leçons en matière d’investissement dans les pays éligibles et aide à promouvoir les opportunités d’investissement et de mobilisation des ressources des secteurs privé, bilatéral, multilatéral et d’autres sources, notamment des secteurs gouvernemental et non gouvernemental, ressources qui sont adaptées aux objectifs du FEM et aux stratégies nationales de développement durable. Depuis 1991, le Groupe de la Banque mondiale a engagé 1,972 milliards de dollars dans les ressources du FEM et 3,037 milliards de dollars dans des projets FEM que le Groupe co-finance dans 80 pays.  En plus des ressources du FEM et de la Banque, le Groupe a mobilisé un co-financement supplémentaire de 6, 952 milliards provenant d’autres bailleurs. Â
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