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Le Président de la Banque mondiale exhorte les participants à la réunion élargie du G8 à parvenir à un accord sur le dossier commercial

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À Washington : Geetanjali Chopra (202) 473-0243

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WASHINGTON, le 9 juillet 2006 — Dans la perspective du sommet qui doit s’ouvrir le lundi 17 juillet à Saint Pétersbourg, le Président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, a exhorté les dirigeants du G8 et des cinq pays invités à se joindre à eux (Afrique du Sud, Brésil, Chine, Inde et Mexique) à parvenir à un accord sur le dossier des négociations commerciales de Doha.

M. Wolfowitz a adressé vendredi dernier à chacun des dirigeants de ces pays une lettre en ce sens, dans laquelle il déclare :

« La prochaine réunion des membres du G8 et la session dite informelle qu’ils doivent tenir avec les dirigeants de la Chine, du Brésil, de l’Inde, de l’Afrique du Sud, du Mexique, de l’Union africaine et d’autres organisations internationales offre une occasion unique dont nous devons tirer parti si nous voulons faire les avancées qui s’imposent d’urgence sur le front des négociations commerciales de Doha. Le temps nous est compté mais, en conjuguant nos efforts, nous pouvons faire la différence. Nous pouvons tirer des millions d’individus du carcan de la pauvreté, accroître les revenus des pays en développement, améliorer l’accès aux marchés internationaux et réduire les charges pesant sur les consommateurs et les contribuables du monde entier — ou bien laisser tous nos efforts échouer, ce dont chacun pâtira.

Ce ne sont pas les bonnes intentions qui manquent. La semaine dernière encore, la Représentante des États-Unis pour le commerce extérieur déclarait son pays prêt à assumer sa part, en faisant remarquer qu’il “y a bon nombre d’exemples de cycles de négociations commerciales qui ont vacillé mais ont fini par être relancés. †Le Commissaire européen au commerce a quant à lui déclaré : “Trois partenaires sont en présence : le G20 souhaite obtenir des réductions plus importantes des subventions agricoles des États-Unis avant de présenter les diminutions demandées en ce qui concerne les produits industriels. Washington peut débloquer la situation en avançant une offre plus favorable. Si tel est le cas, l’UE soumettra aux uns comme aux autres, en même temps, une offre améliorée.â€

Certes, une issue positive au cycle de négociations commerciales de Doha passera par des formules détaillées et un processus technique laborieux, mais la possibilité s’offre aux dirigeants réunis à Saint Pétersbourg de donner l’élan essentiel pour une telle issue. Si l’on parvenait la semaine prochaine à un engagement collectif consistant pour les États-Unis à réduire les subventions agricoles, pour l’UE à améliorer l’accès au marché et pour les cinq pays invités à limiter les droits de douane sur les produits manufacturés — engagement qui correspond aux objectifs “20/20/20†établis par le Directeur général Pascal Lamy —, cela pourrait contribuer à sceller un accord.

Les plus démunis de notre planète, tous ceux, au nombre de 1,2 milliard, qui ont moins de 1 dollar par jour pour vivre, s’attendent à voir vos bonnes intentions se muer en une action déterminante, comme on a vu l’année dernière votre impulsion politique déterminée donner naissance à l’Initiative multilatérale pour l’allégement de la dette.

Un résultat favorable au développement portera ses fruits pour les riches comme pour les pauvres. Il constituerait un pas important sur la voie d’une libéralisation totale qui pourrait, à terme, engendrer un surcroît de production de 300 milliards de dollars par an pour l’économie mondiale. Pour les seuls pays en développement, le gain potentiel pourrait aller jusqu’à 86 milliards de dollars, dépassant de loin les volumes d’aide bilatérale annuels.

J’engage vivement tous les participants à la réunion du 17 juillet à venir prêts à faire des compromis et à prendre des engagements pour parvenir à une issue positive. »




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