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Conférence de presse au Bénin

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Conférence de presse

avec

Paul Wolfowitz

Président de la Banque mondiale

Cotonou, Bénin, le 19 juillet 2006

 

 

 

P. WOLFOWITZ : Bonsoir !

 

J’ai eu une journĂ©e trĂšs chargĂ©e aujourd’hui au BĂ©nin, et j’aurais aimĂ© avoir un peu plus de temps, car il s’agit d’un pays extrĂȘmement intĂ©ressant. J’ai Ă©tĂ© impressionnĂ© par tout ce qui s’est passĂ© ici au cours de l’annĂ©e derniĂšre, et qui a abouti Ă  un transfert pacifique et dĂ©mocratique du pouvoir d’un prĂ©sident Ă  un autre.  Il s’agit lĂ  d’un processus difficile dans tout pays en gĂ©nĂ©ral, mais encore plus difficile pour un pays relativement pauvre comme le BĂ©nin. Mais ce processus a quand-mĂȘme pu se rĂ©aliser et d’aprĂšs ce que j’ai compris, cela est arrivĂ© grĂące Ă  une sociĂ©tĂ© civile trĂšs active, et je trouve que c’est une grande richesse que d’avoir ce genre de participation citoyenne. 

 

J’ai eu une rĂ©union trĂšs intĂ©ressante avec le PrĂ©sident Yayi Boni et j’ai Ă©tĂ© profondĂ©ment impressionnĂ© par son engagement en faveur des rĂ©formes, son engagement Ă  porter ce pays Ă  un nouveau niveau de dĂ©veloppement ; l’équipe que nous avons  rencontrĂ©e –et que nous rencontrerons Ă  nouveau ce soir au dĂźner—semble trĂšs professionnelle, trĂšs capable, et trĂšs engagĂ©e.  Le BĂ©nin a beaucoup de dĂ©fis Ă  relever, mais je pense qu’avec le type d’énergie que le peuple a dĂ©montrĂ© au cours des rĂ©centes Ă©lections, avec le professionnalisme et l’engagement du nouveau gouvernement, et avec l’appui solide des bailleurs de fonds –y compris mon institution, la Banque Mondiale—, ce pays a une chance de montrer que la dĂ©mocratie peut fonctionner en Afrique, qu’elle peut produire des rĂ©sultats pour les populations. Le BĂ©nin ne rendra ainsi service qu’à ses 7 millions et demi d’habitants, et servira d’exemple Ă  plusieurs de ses voisins.  C’est donc un plaisir pour moi d’ĂȘtre ici, et je vais repartir bien Ă©quipĂ© pour aller dire Ă  d’autres qui ne savent pas grande chose de ce pays, que le BĂ©nin mĂ©rite leur attention ; qu’il s’y passe des choses intĂ©ressantes, et que des choses plus intĂ©ressantes encore peuvent s’y passer si le pays reçoit le soutien qu’il mĂ©rite de la part des bailleurs de fonds comme la Banque mondiale.

 

Je voudrais également remercier Diarietou qui achÚve une mission remarquable en qualité de Représentant Résidente de la Banque mondiale ici, et souhaiter à Joseph Baah-Dwomoh beaucoup de succÚs : vous avez un acte difficile à suivre, mais je sais que vous ferez du bon travail.  

 

Je peux prendre quelques questions.  Mais avant cela, je voudrais dire quelques mots sur les perspectives de développement.

 

D’une façon claire, l’un des dĂ©fis de dĂ©veloppement demeure le secteur de la santĂ©, et nous avons vu cet aprĂšs-midi un projet extrĂȘmement intĂ©ressant au couvent vodou, oĂč des leaders religieux sont encouragĂ©s Ă  sensibiliser leurs adeptes sur des mesures simples, mais difficiles qu’ils peuvent adopter pour prĂ©venir le VIH/SIDA ou suivre un bon traitement lorsque le virus est dĂ©tectĂ©.  J’ai mĂȘme visitĂ© une unitĂ© de dĂ©pistage volontaire lĂ -bas oĂč des femmes se faisaient tester.

 

Je sais que le taux de prĂ©valence de l’infection ici est relativement faible comparĂ© Ă  d’autres pays africains, mais il y a des signes inquiĂ©tants qu’il pourrait de façon soudaine monter rapidement, et je voudrais vraiment encourager tout le monde Ă  accorder une attention particuliĂšre Ă  certaines prĂ©cautions simples Ă  prendre, comme utiliser les prĂ©servatifs, faire attention Ă  la contamination par voie sanguine, et surtout ne pas stigmatiser les personnes atteintes de la maladie.  C’est une maladie qui se traite.  Les gens doivent ĂȘtre encouragĂ©s Ă  aller se faire dĂ©pister.  S’ils dĂ©couvrent qu’ils sont sĂ©ropositifs, qu’ils sachent qu’on peut faire quelque chose pour eux.  C’est souvent une maladie qu’ils n’ont pas Ă©tĂ© en mesure de prĂ©venir, et la sociĂ©tĂ© doit les entourer, et non les stigmatiser.

 

L’autre domaine qui de façon Ă©vidente Ă  mon avis a besoin d’attention, est l’environnement des affaires qu’il faut amĂ©liorer.  Le Groupe de la Banque mondiale –notamment notre filiale appuyant le secteur privĂ©, la SociĂ©tĂ© financiĂšre internationale— rĂ©dige chaque annĂ©e un rapport dĂ©nommĂ© « Doing Business » qui enquĂȘte sur l’environnement rĂ©glementaire des affaires dans 155 pays.  Le BĂ©nin, malheureusement, est classĂ© 129Ăšme.  Je dis malheureusement parce que cela signifie que dans ce pays, il y a beaucoup d’obstacles au dĂ©marrage des affaires qu’on ne devrait pas avoir.  Il s’agit principalement d’obstacles auxquels sont confrontĂ©s les nationaux qui tiennent de petits commerces.  Il ne s’agit pas tellement du genre d’obstacles qui peuvent inquiĂ©ter un grand investisseur Ă©tranger.  Je vous donne un exemple.  Le coĂ»t de dĂ©marrage d’un commerce ici reprĂ©sente 190% du revenu par tĂȘte d’habitant.  190% est un pourcentage colossal, mais naturellement si vous soutenez que le revenu par tĂȘte d’habitant est relativement bas, que reprĂ©sente donc 190% ? Quelque chose de l’ordre de 650 dollars.   Pour n’importe quelle grande multinationale, cela reprĂ©sente une somme insignifiante. Mais pour toute femme ou tout homme de ce pays qui veut s’acheter une machine Ă  coudre en vue de dĂ©marrer une petite boutique, cela reprĂ©sente un revenu de deux ans, et ils ne pourront probablement pas se l’offrir ; en consĂ©quence, soit ils ne pourront pas dĂ©marrer le commerce, ou s’ils y arrivent, le commerce demeure dans le soi-disant secteur informel illĂ©gal, oĂč ils ne peuvent pas exporter de maniĂšre effective, oĂč ils ne respectent pas les lois du travail, et oĂč ils ne paient pas de taxes.  Dans ce processus, le pays perd d’une façon ou d’une autre, quelquefois il perd sur tous les plans.

 

J’étais au Burkina Faso l’annĂ©e derniĂšre et j’ai attirĂ© l’attention du PrĂ©sident CompaorĂ© sur le rapport, et je suis heureux de dire que cette annĂ©e le Burkina va sortir comme l’un des meilleurs rĂ©formateurs dans le domaine. 

 

Le Président de la Tanzanie était à Washington il y a un mois, et je lui ai mentionné que dans le rapport, la Tanzanie est classée 141Úme  sur la liste des 155 pays.  Il a dit à ses collaborateurs : « Je souhaite que nous ayons une amélioration ».  Et il a fait un discours public à cet effet.

 

Ainsi, nous attirons l’attention sur cela, non pas pour critiquer, mais pour relever les domaines oĂč des changements peuvent ĂȘtre opĂ©rĂ©s ; des changements qui seront bĂ©nĂ©fiques Ă  tout le pays.

 

Il y a deux autres besoins que j’ai pu relever lors de ma brĂšve visite comme Ă©tant Ă©vident.  Le premier concerne  le secteur de l’éducation.  Ma comprĂ©hension est que les taux d’inscription sont Ă©levĂ©s –ce qui est une bonne chose—, mais la qualitĂ© de l’éducation est faible, et les taux de dĂ©sertion scolaire sont Ă©levĂ©s –ce qui est une mauvaise chose.  Je pense que nous devons tous travailler ensemble –bailleurs de fonds et gouvernement— pour faire en sorte que les enfants de ce pays soient instruits de façon Ă  leur permettre d’avoir un avenir qu’ils mĂ©ritent et que le pays aussi mĂ©rite.  Lorsque vous sacrifiez une gĂ©nĂ©ration du fait d’une mauvaise Ă©ducation, vous ne vous en relĂšverez jamais. 

 

Enfin, j’ai notĂ© qu’il y a beaucoup de besoins dans le domaine des infrastructures. Le projet d’assainissement que le Maire de Cotonou, NicĂ©phore Soglo, nous a fait visiter cet aprĂšs-midi constitue un des grands dĂ©fis du BĂ©nin. 

 

Mais aprĂšs avoir rencontrĂ© des reprĂ©sentants de la communautĂ© des bailleurs de fonds, je peux vous dire que la Banque mondiale, aussi bien que beaucoup d’autres bailleurs de fonds bilatĂ©raux, croit vraiment que ce pays a actuellement beaucoup d’opportunitĂ©s de dĂ©veloppement.  La communautĂ© des bailleurs de fonds veut appuyer ce nouveau gouvernement dans ses efforts de tirer avantage de ces opportunitĂ©s. 

 

Je vous remercie.

 

DIARIETOU GAYE : Merci beaucoup, Monsieur le Président.  Nous allons prendre quelques questions. 

 

REPORTER : Merci.  Au cours de votre intervention, vous avez mentionnĂ© certains des dĂ©fis que le BĂ©nin doit relever, et jusqu’ici votre institution a consenti des efforts supplĂ©mentaires pour aider le BĂ©nin.  Je voudrais savoir quelles sont les mesures que vous avez l’intention de prendre au niveau de votre institution pour accompagner le Gouvernement dans ses efforts pour relever ses dĂ©fis de dĂ©veloppement ?

 

P. WOLFOWITZ : Je vais le rĂ©pĂ©ter : ce n’est pas seulement la Banque mondiale qui est disposĂ©e Ă  aider ; il y a Ă©galement plusieurs autres bailleurs de fonds, et je pense que le BĂ©nin est maintenant qualifiĂ© pour bĂ©nĂ©ficier des dons octroyĂ©s par les Etats-Unis dans le cadre du « Millenium Challenge Account » ; ces dons sont considĂ©rables.  Je pense que d’abord –je crois que cela arrivera bientĂŽt, et j’en parlerai avec le Gouvernement ce soir--, il n’appartient pas aux bailleurs de fonds de dire au pays ce qu’ils vont faire ou ce qu’ils ne vont pas faire pour les aider.  Il appartient plutĂŽt au pays d’aller vers eux avec ses propres prioritĂ©s, et je crois que les bailleurs devront alors tout faire pour s’aligner sur ces prioritĂ©s-lĂ .  Certains pourraient choisir de financer des programmes de lutte contre le paludisme, tandis que d’autres pourraient prĂ©fĂ©rer financer des programmes d’éducation.  Je suis sĂ»r qu’il y a plein de choses que les bailleurs de fonds peuvent financer, mais il s’agira de programmes bĂ©ninois en faveur de la lutte contre le paludisme, ou en faveur de l’éducation.  Et je sais que le Gouvernement est ouvert aux conseils des bailleurs ; nous avons des points de vue sur plusieurs sujets, et je garde Ă  l’esprit un commentaire que m’avait fait un gouverneur d’un Etat du NigĂ©ria lorsque j’y Ă©tais l’annĂ©e passĂ©e.  Il m’avait dit ceci : « Je suis fatiguĂ© de ces diplĂŽmĂ©s des universitĂ©s amĂ©ricaines avec leurs PhD qui viennent chez moi pour me dire comment rĂ©gler mes problĂšmes, mais qui ne restent mĂȘme pas assez longtemps pour apprendre quels sont mes vrais problĂšmes  ».  Il doit s’agir d’un partenariat et le Gouvernement, les bĂ©ninois, doivent prendre le leadership.

 

REPORTER : Monsieur Wolfowitz, en jetant un regard sur la rĂ©gion, pensez-vous que la dĂ©mocratie telle qu’elle se dĂ©roule ici au BĂ©nin a une chance quelconque de prendre racine et de s’étendre Ă  l’ensemble de la rĂ©gion, ou pensez-vous qu’il n’y a qu’un mince espoir que cela se produise dans un avenir proche ? Donnez-nous votre lecture de la situation.

 

P. WOLFOWITZ : Les deux peuvent ĂȘtre vrais, c’est-Ă -dire que si ce pays devient un modĂšle pour d’autres, ce ne sera pas quelque chose qui va arriver en un an ou deux, ou du jour au lendemain. J’ai passĂ© beaucoup de temps en Asie de l’Est, plus prĂ©cisĂ©ment en IndonĂ©sie, mais j’ai Ă©galement travaillĂ© sur plusieurs autres pays.  L’Asie de l’Est a connu un dĂ©veloppement extraordinaire au cours des 40 ou 50 derniĂšres annĂ©es, mais peu de choses sont arrivĂ©es du jour au lendemain.  C’était quatre pour cent par an, cinq pour cent par an –annĂ©e aprĂšs annĂ©e— et ces genres de changement se sont renforcĂ©s.  Je pense qu’il prendra Ă  ce pays quelques annĂ©es pour asseoir son succĂšs.  En fait, ayant juste passĂ© une journĂ©e ici, j’ai un peu le sentiment que tout le monde est un peu trop impatient, et que les attentes ici semblent un peu trop Ă©levĂ©es.  On ne rĂšgle pas des problĂšmes comme ceux de ce pays du jour au lendemain.  On les rĂšgle Ă©tape par Ă©tape, et j’espĂšre que c’est ce qui va se passer.  Et s’il arrive –je pense vraiment que ce sera important pour d’autres pays—que le BĂ©nin rĂ©alise sa vision d’un gouvernement propre, honnĂȘte, qui rĂ©pond de ses actes et qui est responsable de ses citoyens, et respecte les rĂšgles du jeu en matiĂšre d’élections, il sera plus difficile pour un leader corrompu dans un pays quelconque de dire : vous savez, on n’y peut rien ; c’est Ă  cause de notre passĂ© colonial ou Ă  cause d’autres choses que nous sommes dans ce malheur. 

 

Je pense que ces exemples peuvent faire la diffĂ©rence.  Je vais juste vous raconter une autre histoire. Nous avions eu une discussion avec un groupe de dĂ©cideurs en politique Ă©conomique de cinq continents diffĂ©rents, y compris la Chine, l’Inde, la CorĂ©e, le Singapour, le BrĂ©sil, le Mexique et le NigĂ©ria –un groupe impressionnant de personnes autour de la table lors du dĂźner—et le sujet portait sur ceci : « Sert-il Ă  quelque chose d’avoir des pays voisins qui rĂ©ussissent ? ».  Le consensus gĂ©nĂ©ral Ă©tait que cela fait une trĂšs grande diffĂ©rence.  Et le Ministre de la planification de l’Inde a dit qu’en Inde, avoir un Ă©tat voisin qui rĂ©ussit fait une grande diffĂ©rence.  En effet, l’Inde est composĂ©e d’états dont certains sont dix fois plus grands que ce pays.  L’Etat d’Andrah Pradesh en Inde a 78 millions d’habitants.  Mais un Ă©tat qui rĂ©ussit peut dĂ©montrer Ă  d’autres qui Ă©chouent ce dont ils ont besoin pour rĂ©ussir.  Et je pense que cela fait la diffĂ©rence.  Mais cela va prendre du temps.  Cela n’arrivera pas du jour au lendemain.

 

REPORTER : Merci beaucoup.  Nous sommes un pays sous-dĂ©veloppĂ© oĂč des gens pensent que les cols blancs sont des complices des institutions de Bretton Woods.  Est-ce-que vous pensez que ces institutions de Bretton Woods sont vraiment sincĂšres dans leur volontĂ© d’aider ces pays Ă  sortir de la pauvreté et du sous-dĂ©veloppement ?

 

P. WOLFOWITZ : Oui. Lorsque je parcours le monde je trouve des choses qui, Ă  un certain niveau, me semblent une exagĂ©ration –et qui frise la mythologie—, Ă  savoir que les institutions de Bretton Woods imposent leurs vues.  Je pense que quelquefois les gens le disent parce que nous constituons une bonne excuse pour les gouvernements qui cherchent Ă  faire quelque chose mais ne veulent pas dĂ©fendre leur politique, et donc il leur est facile de dire que « la Banque mondiale nous les a imposĂ©s ».  En premier lieu, il est vrai qu’il y a des politiques que des gouvernements peuvent adopter et que nous ne voudrons pas appuyer, mais je ne crois pas que nous devons imposer nos points de vue.  En deuxiĂšme lieu, je pense que nous devons tous faire attention Ă  penser que nous savons ce qui marche dans tel ou tel autre domaine.  Ce qui marche en Chine peut ne pas marcher au BĂ©nin.  Et ce qui marche en Inde, peut ne peut pas marcher au BrĂ©sil.  Et je continue de croire qu’il y a une grande sagesse dans cette phrase d’un ancien communiste, un communiste chinois nommĂ© Deng Xiaoping, qui dit : « Qu’importe que le chat soit noir ou blanc ; l’essentiel est qu’il attrape les souris ».  Je voudrais dire que tant que vous ĂȘtes en train de vous dĂ©velopper, peu importe la doctrine que vous suivez. Et je pense que cela est vrai pour toutes les doctrines.  Mais je peux vous dire avec force que pour la Banque mondiale et les autres bailleurs de fonds, il est beaucoup plus satisfaisant de travailler avec un gouvernement qui a une idĂ©e claire sur ce qu’il veut faire et qui est disposĂ© Ă  suivre des politiques, mĂȘme si cela impose la prise de dĂ©cisions difficiles, plutĂŽt que d’avoir l’impression que l’on a affaire Ă  un gouvernement qui s’est enlisĂ© dans le passĂ© et qui peut-ĂȘtre est en train de dĂ©fendre –mĂȘme Ă  certains Ă©gards—la corruption.  Il y a une diffĂ©rence Ă  chercher Ă  rĂ©aliser quelque chose en allant frapper Ă  une porte qui reste fermĂ©e.  Vous n’irez nulle part. Par contre, lorsqu’un pays cherche Ă  rĂ©aliser quelque chose et qu’il met un peu de poids sur un cĂŽtĂ© de la balance, lorsqu’il y a vraiment un leadership dans un pays qui a une vision sur la direction qu’il entend prendre, notre rĂŽle doit ĂȘtre clairement d’appuyer ce pays.  Et je pense que c’est lĂ  une leçon que nous avons Ă©galement apprise au cours de plusieurs annĂ©es.  Je viens juste de rencontrer un groupe de bailleurs de fonds, et je peux vous dire que tout le monde autour de la table pense que la meilleure façon d’avoir une coordination des bailleurs de fonds –qui reste un dĂ©fi dans chaque pays—est que si nous suivons tous le leadership du gouvernement, nous suivrons alors une politique au lieu de huit ou neuf politiques diffĂ©rentes.

 

Je vous remercie.  Bonne chance à ce pays !

 


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