Communiqué de presse conjoint No. 21 
Contacts À Washington : Banque mondiale & Société financière internationale Henny Rahardja Tél. : +1 202 473 4857   Courriel : hrahardja@worldbank.org | À Tunis : Banque africaine de développement Eric Chinje                               Tél. : +216 7110 2116    Courriel : e.chinje@afdb.org | À Luxembourg : Banque européenne d’investissement Adam McDonaugh                    Tél. : +352 4379 3153 Courriel : a.mcdonaugh@eib.org | À Paris : Agence française de développement Guillaume de Saint Phalle          Tél. : +33 1 53 44 36 64 Courriel : desaintphalleg@afd.fr | À Johannesbourg :        Banque de développement de l’Afrique australe Solomon Asamoah                    Tél. : +27 11 313 3085   Courriel : solomona@dbsa.org | À Francfort :     Banque de développement allemande (KfW) Charis Poethig                          Tél. : +49 69 7431 4683 Courriel : charis.poethig@kfw.de |
 WASHINGTON, le 17 juillet 2006 — À la suite de discussions et de négociations approfondies, la structure du Projet de système de câble sous-marin pour l’Afrique orientale (EASSy) et les rôles respectifs des différents intervenants ont fait l’objet d’un accord de la part des pays concernés, de la Commission e-Afrique du NEPAD, d’opérateurs de télécommunications et de diverses institutions financières de développement (IFD)[1] réunis pour l’occasion du 4 au 6 juillet à Nairobi, à l’invitation du Gouvernement kenyan. Par ailleurs, un groupe de travail composé de représentants de l’ensemble des principales parties prenantes a été établi afin de maintenir un dialogue permanent et d’incorporer les objectifs de politique sectorielle des gouvernements concernés dans les accords juridiques qui doivent être conclus, à savoir l’accord de construction et de maintenance du système et la convention entre ses actionnaires.  Le Projet EASSy est une initiative destinée à relier plus de 20 pays côtiers et enclavés d’Afrique orientale et australe[2] au reste du monde par le biais d’un système de câble fibre optique sous-marin à large bande et de liaisons de « backhaul » terrestres.  L’objectif est d’améliorer dans ces pays les possibilités d’accès aux technologies de l’information et des communications par une forte réduction des coûts des liaisons par téléphone et internet, qui sont aujourd’hui prohibitifs. Cela aura pour conséquence d’accroître la compétitivité des économies de la région et de permettre ainsi à l’Afrique de jouer un rôle plus actif dans l’économie mondiale.  Reconnaissant la forte corrélation qui existe entre connectivité et développement économique, les IFD réaffirment conjointement leur détermination à soutenir ce partenariat public-privé.  Les réunions de Nairobi ont réussi à atteindre leur but principal, qui était d’aboutir à un consensus sur une structure de projet hybride qui permette de répondre aux objectifs de développement visés par les pays et consistant à établir un accès libre et peu coûteux aux connexions internationales, tout en offrant une marge de manœuvre pour le financement du projet et en maintenant en outre son attrait au plan commercial.  Elles ont en outre eu pour résultat de clarifier et de renforcer les rôles des différentes parties prenantes. Les gouvernements et la Commission e-Afrique du NEPAD continueront ainsi d’assumer un rôle prééminent pour l’élaboration d’un cadre porteur en termes de politiques et de dispositions réglementaires, la propriété et l’exploitation du câble incombant aux opérateurs de télécommunications. Pour leur part, les IFD sont avant tout chargées de jouer un rôle de facilitation et d’intermédiation en vue de doter le projet de la meilleure structure possible, et de fournir l’éventuel appui financier que pourront nécessiter sa mise au point et son exécution.  Sur la base d’études et de consultations approfondies avec les intervenants, et à la demande des parties concernées, les services des IFD spécialisés dans le secteur privé ont soumis une proposition détaillée pour une contribution à hauteur de 170 millions de dollars EU structurée selon la formule des financements destinés à des projets privés, à titre de complément aux apports de capitaux. De plus, des financements concessionnels pourront être fournis, selon les besoins, par les pays et donateurs en vue de combler des insuffisances de fonds et de réduire les coûts pour les utilisateurs finals du système.  Les IFD considèrent comme un objectif réaliste la mise en place, dans un délai raisonnable, de services de télécommunications d’un prix compétitif et abordable qui permettent à la fois de concrétiser les objectifs de politique sectorielle visés par les pays membres et de constituer une option commercialement viable pour les prestataires de ces services.  L’ensemble des parties s’accordent à dire que le système de câble est une nécessité urgente. Ce projet offre la possibilité d'améliorer radicalement la situation de l’Afrique en matière de communication, et peut être un élément catalyseur pour ce qui est de renforcer les processus de développement du secteur privé et de croissance économique et, à terme, de procurer un surcroît d’opportunités aux pauvres. Les IFD poussent et encouragent toutes les parties concernées à maintenir l’élan donné par les réunions de Nairobi et à s’employer à réaliser cet objectif commun.   [1] Les institutions suivantes étaient représentées à Nairobi : Banque africaine de développement (BAD), Banque européenne d’investissement (BEI), Agence française de développement (AFD), Société de promotion et de participation pour la coopération économique (PROPARCO), Banque de développement de l’Afrique australe (DBSA), Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW), Banque mondiale (BM) et Société financière internationale (SFI). Les organismes suivants fournissent en outre une assistance technique à ce projet : ministère britannique du Développement international (DFID), Union européenne (UE), Programme infoDev (Information au service du développement), Mécanisme de conseil à l’appui de la formation de partenariats public-privé dans le secteur des infrastructures (PPIAF) et Agence suédoise de coopération internationale au développement (SIDA).  [2] Les pays concernés sont les suivants : Afrique du Sud, Burundi, Botswana, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Kenya, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Ouganda, République démocratique du Congo, Rwanda, Somalie, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.  |