Site officiel de la Banque Lien connexe  Le 25 juillet 2006—La Banque mondiale et le Gouvernement tchadien ont conclu, sur l'utilisation des revenus pétroliers, un accord qui élargit la réserve de fonds disponibles pour des programmes profitant aux populations pauvres du pays. M. Wolfowitz a annoncé la nouvelle au Tchad, après s’être entretenu avec le Président tchadien, M. Idriss Deby, lors d'une escale d'une demie journée dans le cadre de sa tournée africaine. La réunion s’est tenue une semaine après la signature, par les représentants de la Banque et du Gouvernement tchadien, d'un protocole d'accord aux termes duquel le Gouvernement s’engage à consacrer 70 % de ses dépenses budgétaires à des programmes prioritaires de réduction de la pauvreté. Il devrait aussi verser les excédents de recettes dans un fonds de stabilisation pour les générations futures. 
Le chef de l’Etat tchadien (Idriss Deby Itno) et le Président de la Banque mondiale (Paul Wolfowitz) lors de leur rencontre à la présidence, dans une ambiance détendue, pendant la visite éclaire de M. Wolfowitz au Tchad le 20 juillet 2006. « L’objet de ma visite consiste en partie à faire comprendre clairement que nous pensons que de nouvelles mesures très importantes doivent être prises pour mettre en œuvre cet accord, » a déclaré M. Wolfowitz. « Je pense que nous avons trouvé le moyen de réaliser nos objectifs communs de réduction de la pauvreté. Il s’agit maintenant de s’assurer que ce moyen soit maintenu et mis en œuvre. Nous continuerons certainement, pour notre part, à veiller à ce que les engagements qui ont été pris soient respectés, » a-t-il ajouté. Au cours de son escale, M. Wolfowitz a rencontré des membres d’organisations non gouvernementales au Tchad, déclarant par la suite qu’ils auront un rôle important à jouer pour assurer que l’accord profite réellement aux couches pauvres de la population. « La participation active de la société civile et du Collège à l’élaboration d’un programme d’action pour la réduction de la pauvreté constituera la meilleure assurance que cet accord profitera aux pauvres du Tchad. » Aux termes de l’accord, conclu après un différend au sujet de l'utilisation des revenus du pétrole, les autorités tchadiennes se sont engagées à collaborer avec la Banque et d'autres parties prenantes à la préparation d'un programme d'action pour la réduction de la pauvreté dans le pays. Ce processus devrait durer près de 12 mois et l’application du programme mis au point sera érigée en loi. 
Le président de la Banque mondiale Paul Wolfowitz avec des membres d'organisations non gouvernementales du Tchad devant le bureau de la Banque mondiale à N'Djamena. Tout en se félicitant que le Tchad ait adopté une loi de finances révisée conformément à l’accord, M. Wolfowitz prévient également que l’arrangement ne sera efficace que si l’on renforce, dans l’esprit du protocole de la semaine dernière, le Collège de contrôle et surveillance des ressources pétrolières, un organe indépendant chargé de superviser l’utilisation des revenus du pétrole pour réduire la pauvreté.  Afin de renforcer la transparence et la responsabilité, la Banque et les autorités tchadiennes ont convenu de consolider le Collège en veillant à ce qu’il dispose de ressources nécessaires pour remplir plus efficacement sa mission. 
M. Wolfowitz a également rencontré les membres du personnel du bureau de la Banque au Tchad, qui ont persévéré dans un environnement de travail et de sécurité difficile. Il les a remerciés pour leur diligence et leur dévouement, et a appris d'eux qu'il était le premier Président de la Banque mondiale à effectuer une visite au Tchad. M. Wolfowitz a annoncé que la Banque s’engageait à fournir certaines des infrastructures dont le Collège a besoin. « Un pays qui a les problèmes du Tchad, tant sur le plan de la pauvreté que de la sécurité, doit lutter pendant un certain temps, nous devons être réalistes, » a-t-il déclaré. « Mais je pense que nous disposons désormais d’un cadre nous permettant de participer à cette lutte et dans lequel la société civile peut aussi devenir un partenaire de plus en plus actif. » 
Membres du Collège lors de la rencontre avec M. Wolfowitz. « Je voudrais être réaliste, mais j’espère aussi qu’à la longue ce cadre permettra d’obtenir des résultats nettement meilleurs. » L’accord prévoit aussi la mise en place d’un fonds où seront versés les excédents de recettes pétrolières pour contribuer à la croissance à long terme et développer de nouvelles opportunités. « Il me semble que cet accord ne se fonde pas uniquement sur la confiance. Il se fonde sur un intérêt commun. Il se fonde sur la reconnaissance du fait que le Gouvernement tchadien a certaines contraintes budgétaires à court terme, et cet accord lui donne une légère marge de manœuvre supplémentaire. Mais l’accord se fonde aussi sur l’engagement du Tchad de consacrer bien plus de ressources publiques aux programmes de réduction de la pauvreté. » M. Wolfowitz a déclaré que le Tchad pourrait aussi faire reculer la pauvreté en réglant les conflits actuels par le dialogue plutôt que par la force. « Je dirais que d’une manière générale, le plus grand défi qui se pose à ce pays consistera à engager un processus national de dialogue et de réconciliation, afin de régler les conflits, par le dialogue et non par la force, ce qui contribuera dans une très large mesure à réduire la pauvreté et à améliorer le développement. »  |