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Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés (GGFR)

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Gas Flaring
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Sites web (a):
Global Gas Flaring

Expert sur l'eau (a):
Bent Svensson 

En bref

  • Bien que la combustion du gaz naturel, appelée torchage, soit une méthode sûre et efficace pour évacuer l'excédent de gaz naturel résultant de la production pétrolière, cette pratique présente l’inconvénient de gaspiller une ressource énergétique propre et précieuse et d’émettre du dioxyde de carbone, l'un des gaz à effet de serre. Le torchage est responsable du rejet de quelque 400 millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère chaque année, ce qui équivaut à la totalité des unités de réduction certifiée des émissions (URCE) obtenues par les 2 200 projets actuellement enregistrés au titre du Mécanisme pour un développement propre du Protocole de Kyoto.

  • En moyenne, environ 150 milliards de m³ de gaz naturel sont brûlés à la torche ou rejetés dans l’atmosphère chaque année. Ce volume représente 30 % de la consommation de gaz de l'Union européenne. Selon des estimations calculées à partir de données satellitaires — par l'agence américaine responsable de l'étude de l'océan et de l'atmosphère (National Oceanic and Atmospheric Administration) —, les volumes de gaz torchés dans le monde sont tombés de 171 à 134 milliards de m³ entre 2005 et 2010.

  • Le Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés (GGFR), un partenariat public-privé conduit par le Groupe de la Banque mondiale, facilite et accompagne les efforts entrepris par les pays pour utiliser les gaz associés à la production pétrolière. À cet effet, il s'emploie à promouvoir l'adoption de cadres réglementaires efficaces et à remédier aux obstacles à l'utilisation du gaz, tels que l’insuffisance des infrastructures et le manque d’accès aux marchés énergétiques nationaux et internationaux, tout particulièrement dans les pays en développement.

  • La lutte contre la pauvreté fait partie intégrante du programme du GGFR qui s'attache à mettre au point des solutions pour que les communautés vivant à proximité des sites de torchage puissent utiliser ce gaz qui, à défaut, sera torché et gaspillé. Diverses possibilités d'utilisation du gaz à petite échelle ont ainsi déjà été évaluées dans plusieurs pays.


Une norme mondiale de collaboration

Les partenaires du GGFR ont établi une norme mondiale pour la réduction des gaz torchés. Cette norme fournit un cadre aux États, aux entreprises et aux autres grandes parties prenantes pour pouvoir se consulter, mener des actions en collaboration, étendre les limites des projets et réduire les obstacles à l'utilisation des gaz. Les partenaires du GGFR qui ont adopté cette norme se sont engagés à ne pas recourir à la technique du torchage dans leurs nouveaux projets, sauf s'il n'existe aucune autre solution.

Le GGFR a pour objectif de contribuer à lever les obstacles entravant l'utilisation du gaz associé, de telle manière que les partenaires puissent tirer parti de cette ressource naturelle actuellement gaspillée pour améliorer le rendement énergétique, développer l'accès à l'énergie, contribuer à atténuer le changement climatique, et donc promouvoir le développement durable.

Les pays en développement désireux de réduire le torchage se heurtent à des difficultés importantes, notamment :

  • un accès insuffisant aux marchés internationaux du gaz naturel, et le développement embryonnaire des marchés locaux ;
  • le manque de financement pour construire les infrastructures nécessaires ;
  • un cadre réglementaire insuffisant.

Pour surmonter les obstacles à la réduction des gaz torchés, le GGFR concentre son action sur quatre domaines clés :

  • la commercialisation des gaz associés ;
  • la réglementation relative aux gaz associés ;
  • la mise en application de la norme mondiale de réduction du torchage et du rejet des gaz dans l’atmosphère ;
  • le renforcement des capacités nécessaires à l’obtention de financements carbone pour les projets de réduction des volumes de gaz torchés ou rejetés.

Principales réalisations du GGFR

  • une action mondiale de sensibilisation et d’information sur les problèmes liés au torchage ou au rejet des gaz associés à la production pétrolière ;
  • l'amélioration des données grâce à l'imagerie satellitaire qui permet de suivre et de mesurer l'ampleur du torchage dans le monde ;
  • l'adoption par plusieurs pays de nouvelles réglementations sur les gaz torchés ;
  • l'élaboration de plans de réduction des gaz torchés en cours dans plusieurs pays ;
  • l'identification et le montage de projets pour l'utilisation des gaz associés ;
  • une meilleure compréhension des mécanismes de financement carbone et l'instauration d'un dialogue sur la question ;
  • l'aide apportée à l'Indonésie, au Kazakhstan, au Mexique, au Nigéria, au Qatar, à la Russie et à d'autres pays afin qu’ils parviennent à réduire le torchage au minimum par le biais d'une collaboration accrue entre opérateurs, compagnies pétrolières nationales et autorités de réglementation.

Au sujet du GGFR

Créé lors du Sommet mondial sur le développement durable en août 2002, le Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés (GGFR) est un partenariat public-privé qui réunit les représentants des gouvernements des pays producteurs de pétrole, des compagnies nationales et des grandes compagnies pétrolières internationales pour leur permettre d’œuvrer ensemble à éliminer les facteurs faisant obstacle à la réduction du torchage, par l’échange de pratiques optimales à l’échelle mondiale et la mise en œuvre de programmes spécifiquement destinés aux pays concernés.

Le GGFR est composé des partenaires suivants : Algérie (Sonatrach), Angola (Sonangol), Azerbaïdjan, Cameroun (SNH), Canada, Émirats Arabes unis, Équateur (PetroEcuador), États-Unis d'Amérique (DOE), France, Gabon, Indonésie, Irak, Kazakhstan, Mexique (SENER), Nigeria, Norvège, Ouzbékistan, Qatar, Russie (Khanty-Mansijsysk), et Tchad ; BP, Chevron, ConocoPhillips, ENI, ExxonMobil, Maersk Oil & Gas, Marathon Oil, Pemex, Qatar Petroleum, Shell, Statoil, TOTAL ; Union européenne, Groupe de la Banque mondiale ; partenaire associé : Wärtsilä.

Contacts :
Mauricio Ríos (202) 458-2458, mrios@worldbank.org 
Christopher Neal : (202) 473-2049, cneal1@worldbank.org

Dernière mise à jour : avril 2011




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