Sites officiels en anglais Informations connexes en anglais 20 septembre 2006 â Dans le cadre du programme de leurs AssemblĂ©es annuelles qui dĂ©bute cette semaine Ă Singapour, la Banque et le FMI ont mis sur pied tout une sĂ©rie de manifestations pour les organisations de la sociĂ©tĂ© civile, et notamment une rĂ©union-dĂ©bat avec leurs dirigeants.  Cette rĂ©union Ă attirer une participation record, puisque 700 reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile, venant de 80 pays, Ă©taient accrĂ©ditĂ©s. Cela constitue le niveau de reprĂ©sentation le plus important jamais atteint au cours des AssemblĂ©es annuelles.  Lors dâune interview accordĂ©e vendredi Ă BBC World, le prĂ©sident de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, a soulignĂ© lâimportance quâil attache Ă un dialogue Ă©troit avec la sociĂ©tĂ© civile. « Lâun des grands changements de ces dix derniĂšres annĂ©es tient Ă notre prise conscience du fait que nous avons besoin dâentendre ce que la sociĂ©tĂ© civile a Ă dire », a-t-il dĂ©clarĂ©. « On peut ne pas toujours ĂȘtre dâaccord avec ce quâelle dit, mais il est trĂšs important dâavoir cette discussion. »  Cette participation accrue des OSC aux AssemblĂ©es annuelles nâest quâune illustration de lâeffort menĂ© par la Banque pour renforcer ses contacts avec la sociĂ©tĂ© civile. Cet effort ressort dâun nouveau rapport que doit publier la Banque lors de ces rĂ©unions, sous le titre World Bank â Civil Society Engagement: A Review of Years 2005 and 2006 (a).  Ce rapport passe notamment en revue les consultations que la Banque a tenues avec les OSC pour lâexamen de ses grandes orientations dans des domaines comme les industries extractives, le dĂ©veloppement social, les systĂšmes en place dans les pays ou la conditionnalitĂ© de ses prĂȘts. Les OSC ont Ă©galement Ă©tĂ© consultĂ©es lors de lâĂ©laboration de 50 des 68 stratĂ©gies dâaide-pays que la Banque a approuvĂ©es en 2005 et 2006. Et selon les estimations de la Banque, 217 des prĂȘts approuvĂ©s par son Conseil en 2006 (soit 72 % de lâensemble de ses prĂȘts) ont donnĂ© lieu Ă une participation des OSC sous une forme ou une autre.  Le rapport met Ă©galement en relief la part prise par les projets de dĂ©veloppement Ă lâinitiative des communautĂ©s, ainsi que les formes de microfinancement telles que le Development Marketplace de la Banque, Ă lâappui de programmes dans des domaines comme lâĂ©ducation des filles, la prĂ©servation de lâenvironnement, la lutte contre le VIH/SIDA, la reconstruction post-conflit, lâengagement civique, lâautonomisation des jeunes ou le dĂ©veloppement rural. Les montants canalisĂ©s vers les OSC par ces mĂ©canismes de financement et dispositifs de fonds sociaux gĂ©rĂ©s par les pays sont estimĂ©s Ă 1 milliard de dollars par an (soit 5 % du portefeuille annuel de la Banque).  Dans la perspective des AssemblĂ©es annuelles, les services de liaison de la Banque et du FMI avec la sociĂ©tĂ© civile ont Ă©tabli des contacts directs avec les OSC asiatiques pour sâassurer dâune forte participation des organisations de lâensemble de la rĂ©gion Ă des Ă©changes sur des sujets dâune importance particuliĂšre pour elles. Un groupe de 20 reprĂ©sentants dâOSC a ainsi travaillĂ© ces derniers mois en Ă©troite collaboration avec les services de la Banque et du FMI Ă la mise au point du Forum de la sociĂ©tĂ© civile (a), qui donnera lieu Ă plus de 40 sessions sur des sujets trĂšs divers allant du commerce Ă la gouvernance et Ă la responsabilitĂ© sociale, ou encore du dĂ©veloppement des infrastructures aux Ă©nergies propres. Pour faire en sorte que les OSC des pays en dĂ©veloppement, et en particulier des pays dâAsie, soient reprĂ©sentĂ©es comme il faut, la Banque et le FMI ont mobilisĂ© des fonds pour la prise en charge des frais de participation de 42 reprĂ©sentants de ces organisations.  Mais cela nâa pas Ă©tĂ© sans susciter une certaine controverse. Au cours des derniĂšres semaines, les autoritĂ©s locales ont en effet Ă©mis des objections Ă la participation de 28 reprĂ©sentants dâOSC qui avaient dĂ©jĂ Ă©tĂ© accrĂ©ditĂ©s, et annoncĂ© leur intention dâinterdire lâentrĂ©e de ces personnes Ă Singapour. Ă lâapproche de lâouverture de leurs travaux, les hauts responsables de la Banque et du FMI ont fait part de leurs vives prĂ©occupations Ă cet Ă©gard.   Dans un communiquĂ© conjoint publiĂ© le 7 septembre, les deux institutions ont demandĂ© instamment aux autoritĂ©s de Singapour de permettre aux reprĂ©sentants accrĂ©ditĂ©s dâOSC de participer aux AssemblĂ©es annuelles. Dans l'interview qu'il a accordĂ©e Ă la BBC le 8 septembre, M. Wolfowitz a rappelĂ© que le dialogue avec la sociĂ©tĂ© civile a aussi son importance pour le fonctionnement efficace de nos institutions. « JâespĂšre que les autoritĂ©s de Singapour changeront dâavis et laisseront entrer les personnes que nous avons accrĂ©ditĂ©es, comme convenu au dĂ©part », a dĂ©clarĂ© M. Wolfowitz Ă la BBC.  Le 14 septembre, Ă l'ouverture du Forum de la sociĂ©tĂ© civile, le prĂ©sident de la Banque, M. Wolfowitz, et le directeur gĂ©nĂ©ral du FMI, M. de Rato, sont venus, Ă l'improviste, Ă une sĂ©ance d'information initiale pour les OSC. M. Wolfowitz a redit que la Banque continuait de « s'efforcer de travailler avec les autoritĂ©s pour que les membres accrĂ©ditĂ©s restants soient autorisĂ©s Ă assister Ă ces rĂ©unions », compte tenu de la « haute importance » de la poursuite du dialogue avec les OSC. (rĂ©sumĂ© de la sĂ©ance d'information)(a).  Le mĂȘme jour, les autoritĂ©s singapouriennes ont annoncĂ© qu'elles avaient retirĂ© 22 noms de la liste initiale. Dans un communiquĂ©, la Banque s'est fĂ©licitĂ©e de cette dĂ©cision, mais a appelĂ© les autoritĂ©s « Ă faciliter l'entrĂ©e dans le pays de toutes les personnes accrĂ©ditĂ©es aux rĂ©unions sans les retarder indĂ»ment au point d'entrĂ©e sur le territoire ». MalgrĂ© cet assouplissement de la position des autoritĂ©s, la Banque a appris que plusieurs dizaines de reprĂ©sentants dâOSC avaient Ă©tĂ© retenus Ă l'aĂ©roport pour rĂ©pondre Ă des questions avant d'ĂȘtre autorisĂ©s Ă entrer dans le pays, mais que plusieurs d'entre eux avaient Ă©tĂ© renvoyĂ©s vers leur pays d'origine. En rĂ©action, un certain nombre de rĂ©seaux internationaux dâOSC de premier plan ont appelĂ© Ă boycotter les AssemblĂ©es annuelles.  Le 15 septembre, lors d'une rĂ©union-dĂ©bat rassemblant quelque 120 reprĂ©sentants dâOSC en prĂ©sence de MM. Wolfowitz et de Rato (web cast) (transcript) (a)., M. Wolfowitz a rappelĂ© que mĂȘme si la Banque n'Ă©tait pas toujours d'accord avec les OSC, la participation de ces organisations aux AssemblĂ©es annuelles Ă©tait importante car elle permettait l'expression de points de vue indĂ©pendants qui aidaient l'institution dans son travail. Le site web de la Banque sur la sociĂ©tĂ© civile peut ĂȘtre consultĂ© pour tout complĂ©ment d'information sur les rĂ©unions de concertation entre la Banque et les OSC Ă Singapour. |