Info-presse en ligne
Ressources pour les journalistes accrédités
Accès membres / Devenir membre

Broadcast : radio/télé
Vidéo haute qualité pour journalistes accrédités
Accès membres / Devenir membre

Les Responsables de la lutte contre le paludisme lancent un appel pour accélerer la lutte contre le fléau

Disponible en: English
Communiqué de presse n°:2007/83/AFR

Contact médias:
Senegal: Mademba Ndiaye: (221) 637 8923,
mademba@worldbank.org;

Washington: Tim Carrington (202) 473 8133,
tcarrington@worldbank.org;

Paris: Anne M. Davis Gillet: (33 1) 4069 3166

 

DAKAR, 15 septembre, 2006  C’est par une appel pour l’accélération des efforts pour faire sauter les goulots d’étranglement qui entravent les progrès dans la lutte contre le paludisme que les responsables de la lutte contre ce fléau en Afrique ont achevé, le 15 septembre, leur conférence à Dakar. Apres quatre jours de travaux, ils   ont également appelé à un financement global pour soutenir les pays qui ont réalisé des performances remarquables avec leur programme de prévention et de traitement du paludisme.

 

La conférence de Dakar, « Faire reculer le paludisme en Afrique Subsaharienne par l’Accélération de l’Action au niveau des Pays », a réuni les décideurs politiques, le secteur privé, la société civile et les organisations dont la Banque mondiale, l’Unicef, l’Initiative du Président américain sur le Paludisme et le Fonds mondial sur le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme.

 

Les responsables de programmes de lutte contre le paludisme dans 17 pays africains ont ainsi planché sur les déficits financiers et techniques qui les empêchent d’atteindre leurs objectifs, en particulier celui d’assurer, d’ici à 2010, une prévention et un traitement à 80 % des populations affectées par le paludisme. Dans leur «  Appel de Dakar », les participants affirment avec force que ce dont «les enfants africains ont besoin, c’est de l’action maintenant. Ils veulent que les objectifs (de lutte contre le paludisme) soient effectivement atteints. »

 

M. Yaw Ansu, directeur du département «  Développement Humain » de la région Afrique de la Banque mondiale, a souligné la nécessité de réduire le fardeau du paludisme qui touche le continent africain plus que tout autre partie du monde, avec prés d’un million de décès chaque année. « Le paludisme constitue un lourd fardeau sur le système de santé   et c’est le plus grand tueur d’enfants en Afrique », a-t-il dit. «Nous ne pouvons pas continuer à faire la même chose. Nous avons identifié les problèmes majeurs et si nous agissons sur ces problèmes, nous pouvons accélérer les efforts dans la lutte contre le paludisme », a ajouté Yaw Ansu.

 

La conférence de Dakar a été aussi une occasion pour de nombreux participants de mettre en lumière des  progrès réels dans la lutte contre le paludisme dans certains pays. Ainsi, le Ghana a massivement réduit les cas de paludisme dans la région d’Obuosi grâce a un programme intégré, en partenariat avec la société AngloGold Ashanti. De même, le programme de lutte contre le paludisme en Erythrée a atteint, avec quatre années d’avance, les objectifs qui lui étaient fixes pour 2010.

 

Pour reproduire ces bonnes performances dans d’autres parties du continuent, il faudrait renforcer l’efficacité du système d’acquisition des médicaments et des matériels de prévention, en même temps que celle de leur distribution pour atteindre les zones rurales et les secteurs marginalisés de la société qui sont souvent les plus vulnérables au paludisme. « Elargir l’impact de la lutte contre le paludisme n’est pas un choix, c’est une nécessite », a martelé Maryse Pierre-Louis qui, sein de la Banque mondiale, dirige le programme  de lutte contre le paludisme en Afrique.

 

La conférence a considéré que les pays qui ont élaboré des programmes pertinents pour faire reculer le paludisme et qui ont eu des résultats tangibles dans la lutte contre le paludisme, ne devraient pas revenir en arrière à cause d’une pénurie des ressources financières et techniques. Les partenaires engagés dans la lutte contre le paludisme ont ainsi convenu d’étudier, au début de la prochaine année, les programmes nationaux en cours. A cette occasion, ils valideront les programmes des pays qui font des progrès avec les ressources actuelles et qui montrent des capacités à aller encore plus de l’avant avec un appui plus consistant.

 

Les responsables des programmes nationaux de lutte contre le paludisme ont particulièrement insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination des actions des bailleurs de fonds, notamment dans le domaine du suivi-évaluation, puisque les programmes génèrent des données différentes selon le profil de leur partenaire. La conférence a également mis a l’index les goulots d’étranglement dans le système d’acquisition des fournitures et a admis que les pays peuvent identifier et adopter des mécanismes communs d’achats plus performants pour réduire les coûts et les délais dans l’acquisition des besoins en médicaments, en moustiquaires et autres biens et services nécessaires au combat contre le paludisme.

 

Les organisations de la société présentent à la conférence de Dakar ont singulièrement insisté sur la transparence, rappelant que les communautés de base et les groupes de plaidoyer ont besoin d’informations pertinentes et régulières sur les dépenses nationales consacrées à la lutte contre le paludisme et sur les résultats obtenus. De la même façon, elles ont estimé que les organisations internationales doivent  rendre compte sur le respect de leurs promesses en assistance technique et financière. La conférence a estimé qu’il faut désormais un système unique pour suivre et rendre public les dépenses et les résultats de chaque programme national de lutte contre le paludisme en Afrique.

 

Pour sa part, Awa Coll-Seck, Secrétaire exécutive du programme « Faire reculer le paludisme » (Roll Back Malaria), a conclu une des ses interventions en ces termes: « Nous voulons tous atteindre les objectifs mais pour cela, nous devons renforcer les systèmes que nous avons et nous devons former le personnel ». Elle a souligné l’impérieuse nécessité du partenariat dans lutte contre le paludisme et du suivi des résultats obtenus après une identification commune des objectifs.

 

###

 

Pour plus d’informations sur les programmes de sante de la Banque mondiale, consulter:

www.banquemondiale.org




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/QF3WD95TD0