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Une nouvelle impulsion pour le programme Éducation pour tous

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L’Initiative pour la mise en Ɠuvre accĂ©lĂ©rĂ©e du programme Éducation pour tous (Initiative fast-track) va prendre un nouvel Ă©lan avec l’engagement pris dimanche par les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Banque mondiale de fournir des financements supplĂ©mentaires prĂ©visibles sur le long terme, et la prĂ©sentation faite en retour par 17 pays africains de programmes d’action nationaux concrets pour le secteur de l’éducation.

 

OrganisĂ©e dans le cadre des AssemblĂ©es annuelles de la Banque mondiale et du FMI Ă  Singapour, la table ronde ministĂ©rielle spĂ©ciale consacrĂ©e Ă  l’éducation s’est nĂ©anmoins achevĂ©e sur un appel pressant aux bailleurs de fonds Ă  tenir leurs promesses.

 

Les pays africains ont soumis des plans d’éducation sur 10 ans en vue d’atteindre les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire en matiĂšre d’éducation en couvrant 25 millions d’enfants, soit la moitiĂ© des enfants d’Afrique. Sur les 80 milliards de dollars nĂ©cessaires, les États mobiliseront 50 milliards de dollars sur leurs ressources nationales.

 

« Ces montants illustrent non seulement la dimension du problĂšme, mais aussi l’importance de l’occasion qui se prĂ©sente », a soulignĂ© Kwadwo Baah-Wiredu, ministre des Finances du Ghana. « Les partenaires de dĂ©veloppement qui se sont engagĂ©s Ă  apporter une aide financiĂšre prĂ©visible sur une longue durĂ©e doivent passer Ă  l’acte dĂšs aujourd’hui. »

 

AgnĂšs van Ardenne-van der Hoeven, ministre nĂ©erlandaise de la CoopĂ©ration au dĂ©veloppement, a annoncĂ© que son pays allait augmenter le volume de son appui Ă  l’éducation post-primaire et supĂ©rieure, qui va ainsi passer Ă  110 millions d’euros par an au lieu de 60 millions actuellement, et porter Ă  150 millions d’euros sa contribution au Fonds catalytique de l’Initiative fast-track en 2006 et les annĂ©es suivantes. Le Fonds catalytique assure une aide transitoire aux pays Ă  faible revenu.

 

En outre, d’ici 2007, les Pays-Bas vont consacrer 640 millions d’euros par an, soit 15 % de leur aide au dĂ©veloppement, exclusivement Ă  l’éducation de base.

 

Le Chancelier de l’Échiquier, Gordon Brown, a confirmĂ© l’engagement pris par la Grande-Bretagne de mettre 15 milliards de dollars sur la table sur les dix prochaines annĂ©es. Et la Banque mondiale prĂ©voit de faire passer Ă  1,5 milliard de dollars par an, contre 900 millions de dollars aujourd’hui, l’aide qu’elle fournit Ă  l’éducation par le biais de l’IDA sur les deux prochaines annĂ©es, c’est-Ă -dire jusqu’à la fin de la pĂ©riode couverte par IDA-14. Sur ce montant, 50 % seraient versĂ©s sous la forme de financements de l’IDA Ă  titre gracieux, au lieu de 20 % actuellement.

 

Exprimant ses remerciements aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, premiers pays Ă  offrir une aide financiĂšre prĂ©visible sur le long terme, le PrĂ©sident de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, s’est adressĂ© Ă  tous les grands bailleurs de fonds pour leur rappeler qu’« il Ă©tait temps pour eux de s’engager Ă  assumer une part Ă©quitable du financement de cette aide ».

 

Soulignant qu’il manquait encore 1,2 milliard de dollars pour couvrir les 20 plans nationaux dĂ©jĂ  approuvĂ©s, il a dĂ©claré : « Nous ne pouvons nous permettre de rĂ©colter des promesses creuses. Ces pays ont besoin de recevoir l’aide prĂ©vue pour accompagner leurs plans. Si le volume des financements prĂ©visibles sur le long terme n’augmente pas, les pays en dĂ©veloppement ne disposeront pas de moyens suffisants pour recruter et former de nouveaux enseignants, construire des Ă©coles, amĂ©liorer la qualitĂ© de l’enseignement dispensĂ© et permettre aux enfants les plus difficiles Ă  scolariser d’aller Ă  l’école. »

 

Gordon Brown a fait valoir que « nous serions peut-ĂȘtre la premiĂšre gĂ©nĂ©ration de l’histoire Ă  garantir Ă  chaque enfant du monde de pouvoir suivre une scolaritĂ© de base ». Relayant l’appel lancĂ© par Paul Wolfowitz, il a affirmé : « Le fait que les pays bĂ©nĂ©ficiaires aient Ă  contribuer Ă  hauteur de 50 milliards de dollars sur les 80 milliards nĂ©cessaires est une raison supplĂ©mentaire pour que nous nous sentions tenus de mobiliser cet argent
 Avec l’appui de la Banque mondiale, l’adhĂ©sion des pays, la volontĂ© des bailleurs de fonds de s’engager sur le long terme, et le soutien de la communautĂ© internationale Ă  ce projet
 toutes les conditions sont rĂ©unies pour nous offrir une occasion unique. Nous n’avons pas le droit de la laisser passer. »

 

Des ministres du NigĂ©ria, LibĂ©ria, de l’Ouganda, du Kenya, du Nicaragua et de plusieurs pays donateurs se sont exprimĂ©s dans le mĂȘme sens.

 

L’Inititiave fast-track a Ă©tĂ© lancĂ©e en 2002 pour mettre fin Ă  une situation oĂč plus de 100 millions d’enfants dans le monde, dont 54 millions de fillettes, n’ont pas accĂšs Ă  l’école. Il s’agit du premier pacte mondial en faveur de l’éducation qui vise Ă  accĂ©lĂ©rer les progrĂšs accomplis par rapport Ă  l’objectif d’assurer une Ă©ducation primaire de qualitĂ© Ă  tous les enfants d’ici 2015. Aux termes de cette initiative, les pays en dĂ©veloppement s’engagent Ă  Ă©laborer des plans nationaux rigoureux pour l’éducation, tandis que les bailleurs de fonds conviennent de fournir une assistance financiĂšre et technique accrue et coordonnĂ©e.

 

À ce jour, 20 pays en dĂ©veloppement, totalisant 16 millions d’enfants non scolarisĂ©s, ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’Initiative fast-track. Dans les dix premiers, 3,5 millions d’enfants supplĂ©mentaires ont ainsi commencĂ© Ă  recevoir un enseignement primaire. D’ici fin 2008, 60 pays, reprĂ©sentant 70 millions d’enfants non scolarisĂ©s, pourraient ĂȘtre concernĂ©s par cette initiative.

 

 




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