Merci Monsieur le PrĂ©sident. Je voudrais tout dâabord vous remercier pour la maniĂšre constructive, efficace et avisĂ©e dont vous avez su conduire ces dĂ©bats, ce Ă quoi tous les participants Ă ces rĂ©unions ont Ă©tĂ© sensibles, ainsi que pour la clartĂ© de votre discours dâouverture, qui a trĂšs bien dĂ©fini, Ă mon sens, les thĂšmes de nos discussions. Je sais que vous avez bĂ©nĂ©ficiĂ© du concours efficace des SecrĂ©tariats du FMI et du Groupe de la Banque mondiale, dirigĂ©s respectivement par Shail Anjaria et Paatii Ofosu-Amaah, et que grĂące Ă eux et Ă Pat Davies, et, comme lâa fort justement rappelĂ© Rodrigo, aux centaines dâagents de nos institutions travaillant ici mĂȘme et au siĂšge Ă Washington, lâorganisation de ces rĂ©unions a Ă©tĂ©, une fois de plus, un vĂ©ritable succĂšs. Je tiens Ă joindre mes remerciements Ă ceux que le Directeur gĂ©nĂ©ral a si bien exprimĂ©s Ă lâinstant.  Je voudrais Ă©galement adresser mes remerciements Ă nos hĂŽtes, le gouvernement et le peuple singapouriens, pour leur gĂ©nĂ©reuse hospitalitĂ© et pour le soutien efficace, attentif et courtois quâils ont apportĂ© Ă nos travaux, sans jamais se dĂ©partir de leur sourire, comme jâai pu lâobserver partout oĂč je suis allĂ©. Et enfin, mais ce nâest pas lĂ le moins important, je tiens Ă remercier tous ceux ici prĂ©sents, les Gouverneurs de nos institutions, nos Administrateurs, et tous nos collĂšgues, pour leur participation active et constructive Ă nos dĂ©libĂ©rations. Je pense que durant ces rĂ©unions nous avons avancĂ© et accompli des progrĂšs tangibles dans la voie qui doit mener plus sĂ»rement Ă lâamĂ©lioration des conditions de vie des plus dĂ©shĂ©ritĂ©s de la planĂšte. Certains points de nos discussions ont suscitĂ© des dĂ©bats animĂ©s, tant Ă lâintĂ©rieur quâĂ lâextĂ©rieur de cette enceinte, mais jâestime que ces Ă©changes alimentent un dĂ©bat constructif et rĂ©vĂšlent que nous nous attaquons aux vĂ©ritables questions de fond, sans jamais perdre de vue notre objectif ultime, qui est de donner aux plus dĂ©munis les moyens dâĂ©chapper Ă la pauvretĂ©.  ParallĂšlement, nous devons veiller Ă ce que des initiatives telles que lâInitiative dâallĂ©gement de la dette multilatĂ©rale se concrĂ©tisent et, Ă cet Ă©gard, nous devons viser trĂšs haut pour la prochaine reconstitution des ressources de lâIDA. Nous serons ainsi mieux Ă mĂȘme de combler les attentes et les espoirs des populations pauvres dâAfrique et des autres rĂ©gions du monde. Ă cet Ă©gard, je voudrais remercier le Conseil des Gouverneurs dâavoir approuvĂ© le prĂ©lĂšvement dâun montant de 800 millions de dollars sur le revenu net et le compte de surplus de la BIRD destinĂ© Ă ĂȘtre transfĂ©rĂ© Ă lâIDA, ainsi que lâaffectation Ă lâAssociation dâun montant de 150 millions de dollars de bĂ©nĂ©fices non distribuĂ©s de la SFI, et dâavoir autorisĂ© le prĂ©lĂšvement sur le compte de surplus dâun montant supplĂ©mentaire de 200 millions de dollars destinĂ© Ă financer des interventions dâurgence, comme au Liban. Mesdames et Messieurs les Gouverneurs, vous avez tous rĂ©affirmĂ© que les actions de nature Ă favoriser une bonne gouvernance sont essentielles Ă la rĂ©ussite des efforts dĂ©ployĂ©s pour soutenir le dĂ©veloppement Ă©conomique et rĂ©duire la pauvreté et quâil importe de fournir un appui Ă ce titre aux pays membres pour promouvoir la mission de la Banque et progresser en direction des Objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire.  Câest ce qui explique le mouvement gĂ©nĂ©ral de soutien en faveur dâune rĂ©elle mobilisation du Groupe de la Banque pour amĂ©liorer la gouvernance, ainsi que le vaste ralliement Ă lâidĂ©e quâil faut pour cela forger un vĂ©ritable partenariat avec les pays, ainsi quâavec dâautres institutions multilatĂ©rales et bilatĂ©rales. Il faut agir, mais cela ne vaut pas uniquement pour les pays emprunteurs ; les pays riches doivent contribuer tout autant Ă lâeffort. Nous devons veiller en permanence Ă assurer un traitement cohĂ©rent et Ă©gal Ă tous les pays membres en prenant des dĂ©cisions et des mesures prĂ©visibles et transparentes. La tĂąche sâannonce Ă lâĂ©vidence trĂšs difficile, aussi devons-nous avoir pour stratĂ©gie de collaborer aussi Ă©troitement que possible avec les pays membres et de chercher Ă comprendre leur situation particuliĂšre de la maniĂšre la plus dĂ©taillĂ©e qui soit. Comme le ComitĂ© du dĂ©veloppement lâa reconnu, nous devons, en collaboration Ă©troite avec les Administrateurs, nous mobiliser avec tous nos partenaires sur ce dossier important.             à ce sujet, un grand nombre dâentre vous a participĂ© Ă notre programme de sĂ©minaires sur le thĂšme « LâAsie dans le monde et le monde en Asie ». Jâai moi-mĂȘme assistĂ© Ă un sĂ©minaire trĂšs enrichissant sur les problĂšmes de gouvernance et de lutte antiâcorruption. Les autres sĂ©minaires ont traitĂ© de toute une sĂ©rie de questions dâactualitĂ© concernant le processus de dĂ©veloppement et la rĂ©alisation des objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire.             Je tiens Ă complimenter les organisateurs de ces sĂ©minaires pour la qualitĂ© remarquable du groupe dâorateurs quâils ont rĂ©uni ici.             Nos assemblĂ©es de Singapour ont avalisĂ© le degrĂ© de prioritĂ© qui sâattache Ă Â lâAfrique subsaharienne et aux Ătats fragiles, mais, comme je lâai fait observer et plusieurs dâentre vous nous lâont rappelĂ©, les deux tiers des pauvres de la planĂšte vivent dans les pays Ă Â revenu intermĂ©diaire dâAsie, dâAmĂ©rique latine et du Moyen-Orient. Les pays Ă revenu intermĂ©diaire sont et doivent rester un groupe de clients fondamental si nous voulons nous acquitter de notre mandat mais aussi tenir Ă jour nos compĂ©tences essentielles de spĂ©cialistes du dĂ©veloppement et maintenir en Ă©tat les capacitĂ©s financiĂšres de la BIRD. Plusieurs ont soutenu le rĂ©ajustement des moyens de la Banque destinĂ© Ă rĂ©pondre aux besoins de nos clients Ă revenu intermĂ©diaire, qui sont variĂ©s. Leurs exigences sont toujours plus complexes et nĂ©cessitent de notre part un constant effort dâinnovation et dâamĂ©lioration pour pouvoir rester vĂ©ritablement compĂ©titifs. Nous devons nous montrer Ă la hauteur de la tĂąche, et nous sommes Ă mĂȘme de le faire.             En cette Ăšre de mondialisation, et dans le droit fil du thĂšme que le Premier ministre de Singapour a introduit dâune maniĂšre si Ă©loquente dans son discours dâouverture, plusieurs pays ont soulevĂ© des questions dâune importance planĂ©taire, Ă commencer par les perspectives auxquelles fait face le programme de Doha et le dossier des Ă©nergies propres, dâun bon rendement et dâun coĂ»t abordable. Tous nos intervenants, il mâa semblĂ©, ont insistĂ© sur lâimportance quâils attachent Ă ce que Doha rĂ©ussisse et Ă ce que les pays les plus pauvres en sortent vainqueurs. Le Groupe de la Banque continuera de prendre une part active Ă toute une sĂ©rie dâinitiatives menĂ©es Ă lâĂ©chelon international pour assurer la fourniture de biens publics mondiaux. Nous sommes sensibles Ă votre appui et Ă lâapprĂ©ciation que vous avez de notre rĂŽle. Nous continuerons de chercher Ă faire preuve dâune efficacitĂ© maximale, notamment en nous faisant les dĂ©fenseurs de lâintĂ©rĂȘt public mondial.             Jâaimerais, pour finir, fĂ©liciter le FMI dâavoir approuvĂ© les propositions formulĂ©es par son Directeur gĂ©nĂ©ral pour la rĂ©forme des quotes-parts et de la reprĂ©sentation au sein de cette institution. OpĂ©rer un changement dans une organisation multilatĂ©rale, quelle quâelle soit, est difficile, mais vous y ĂȘtes parvenu, Rodrigo, et je tiens Ă vous en fĂ©liciter. Faire en sorte que tous les pays pĂšsent dâun juste poids et soient justement reprĂ©sentĂ©s est essentiel pour notre crĂ©dibilitĂ© et notre efficacitĂ©, et nous sommes conscients du fait que nous pouvons et devons faire plus. Vous nous avez donnĂ© lâexemple, Ă nous qui sommes au sein de la Banque, et nous entendons suivre votre exemple.             Je me promets de travailler aux cĂŽtĂ©s des actionnaires de la Banque pour veiller Ă ce que nous assurions les niveaux appropriĂ©s de reprĂ©sentation et de participation dans la conduite du Groupe de la Banque mondiale.             Câest une occasion historique qui se prĂ©sente aujourdâhui Ă nos institutions et aux peuples du monde entier. Nous nous devons de saisir ce moment pour pourvoir aux besoins des plus pauvres, y compris cette jeune Mexicaine que jâĂ©voquais hier et qui rĂȘve dâun monde dans lequel la pauvretĂ© absolue ait disparu.             Je vous remercie. Je me rĂ©jouis Ă la perspective de vous revoir au mois dâavril prochain Ă Washington, et vous souhaite Ă tous un plaisant retour. Bon voyage. Â
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