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Renforcer l’engagement auprès des pays à revenu intermédiaire

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Six thèmes stratégiques: Pays à revenu intermédiaire 
Site web: BIRD
Pays à revenu intermédiaire
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Renforcement de la collaboration de la Banque mondiale avec les pays partenaires de la BIRD - Septembre 2006 (pdf)
Communiqué du Comité de développement - Octobre 2007 (pdf)
Article: L’Afrique aujourd’hui – Bâtir un avenir meilleur dans les pays africains à revenu intermédiaire
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En bref

  • La crise financière mondiale a contraint la Banque mondiale à revoir sa stratégie concernant les pays à revenu intermédiaire (PRI) et à repenser ses relations avec ces pays afin de pouvoir répondre à leurs besoins spécifiques.

  • La Banque s’inspire de l’expérience des PRI pour préparer ses interventions dans d’autres pays et concevoir à partir de ces éléments des instruments de financement novateurs et de nouvelles stratégies de partenariat. Grâce un nouvel arsenal d’initiatives, la Banque veut se donner les moyens d’une intervention plus rapide, plus flexible et plus réactive aux besoins de ces pays, en s’ouvrant toujours plus sur l’extérieur.

  • La Banque s’efforce de constituer une organisation dynamique, en tirant le meilleur parti de ses institutions spécialisées dans le secteur public et privé (BIRD, IFC et MIGA) pour s’attaquer aux enjeux du développement au niveau régional, national et local.

Vue d’ensemble

Les PRI1 font de plus en plus figure de moteurs de l’économie mondiale, dotés de connaissances et de ressources qu’ils peuvent partager entre eux comme avec les pays en développement et les pays développés. Soutenir de manière durable et inclusive la croissance et le développement des PRI apporte des retombées positives au reste du monde sur le plan de la réduction de la pauvreté et des grands enjeux internationaux que sont le changement climatique, la sécurité des approvisionnements en énergie, eau et denrées alimentaires, le commerce international et l’architecture financière.

Dans le même temps, ces pays ne sont pas encore arrivés au terme de leur développement et, faute d’engager les réformes supplémentaires nécessaires pour poursuivre leur transformation économique, sociale et structurelle, ils risquent de se retrouver piégés dans cette catégorie des pays « Ã  revenu intermédiaire Â».

Les PRI composent donc un groupe hétérogène investi de nouveaux rôles et responsabilités mais à la trajectoire de développement encore inachevée, et c’est dans ce cadre que la Banque mondiale inscrit son engagement à leurs côtés dans les années à venir.

L’engagement auprès des PRI et la réponse apportée par la Banque à la crise financière

Avant même l’éclatement de la crise financière, la Banque avait considérablement amélioré la flexibilité, la pertinence et la réactivité de ses services face aux difficultés et aux besoins particuliers des PRI. La crise a démontré la capacité de la Banque à opter sans délai pour une approche plus anticyclique visant à en atténuer les répercussions économiques et sociales. La Banque a également apporté un appui conséquent au secteur privé et aux entités non souveraines. Depuis juillet 2008, date à partir de laquelle la crise financière a frappé de plein fouet les économies, la BIRD a engagé près de 106 milliards de dollars et versé plus de 73 milliards d’aide aux PRI.

Soucieuse de s’atteler aux défis et aux opportunités de l’après-crise, la Banque a engagé une vaste opération de modernisation grâce à une série d’initiatives pour renforcer ses capacités financières, faire évoluer sa gouvernance, réformer son organisation et revoir et préciser ses priorités.

Tirer parti des capacités des PRI. La Banque s’inspire de l’expérience des PRI pour préparer ses interventions dans d’autres pays et concevoir à partir de ces éléments des instruments de financement novateurs et de nouvelles stratégies de partenariat. Par exemple :

  • En mars 2010, le Conseil a avalisé le nouveau cadre de gestion des connaissances de l’institution pour préserver sa mission centrale de pôle de connaissances et d’excellence technique sur les enjeux et les défis auxquels sont confrontés les PRI en ce XXIe siècle. De plus en plus, les pays du « Sud Â» tirent de leur expérience des connaissances de pointe en matière de développement. Comme par ailleurs les think tanks de ces pays assument de manière croissante l’analyse politique et la recherche sur le développement, la Banque s’oriente progressivement de la production vers la transmission de savoirs en promouvant en son sein une nouvelle culture de l’ouverture reposant sur l’apprentissage, la participation et la transparence.

  • La Banque se réforme aussi sur le plan interne, pour entretenir une « culture de la connaissance Â» : liaison entre les expertises internes et externes, à travers des groupes de pratique ; renforcement de son influence mondiale et de sa mobilité ; modernisation de ses infrastructures en technologie de l’information ; amélioration de ses produits et de sa recherche en matière de connaissances ; révision de sa structure d’incitations ; et montée en puissance de l’Institut de la Banque mondiale (WBI).

  • En tant que partenaires responsables, les PRI sont appelés à jouer un rôle croissant face aux enjeux planétaires, du changement climatique à la production alimentaire en passant par la sécurité énergétique et le commerce, ce qui justifie l’implication du Groupe de la Banque mondiale à leurs côtés.

Gagner en souplesse et révéler les meilleures pratiques. Au diapason de l’évolution des besoins de ses clients, le Groupe de la Banque mondiale ajuste constamment son mode de fonctionnement pour offrir un maximum de réactivité, de flexibilité et d’innovation. C’est pourquoi il rationalise actuellement ses procédures de prêts d’investissement, augmente la prise en compte des systèmes de gestion financière, de passation de marchés et de gestion sociale et environnementale des pays partenaires et réfléchit à la mise au point de nouveaux instruments.

  • Pour mieux répondre aux besoins des emprunteurs et à l’évolution de l’environnement mondial, la Banque a engagé une réforme approfondie de son modèle de prêts d’investissement.

  • Elle cherche aussi à renforcer l’utilité de ses garanties — compléments de ses opérations de prêts destinés à inciter le secteur privé à augmenter ses investissements â€” pour les États clients.

  • Elle introduit également de nouvelles options pour l’assistance technique aux PRI — dont des activités d’analyse et de conseil, des fonds fiduciaires, une assistance technique gratuite et des services payants â€” afin de répondre à leur demande croissante de connaissances de pointe adaptées à leurs besoins.
  • Enfin, elle continue de renforcer le niveau de qualité, de ciblage et de flexibilité de ses stratégies de partenariat avec les pays, en corrélation avec l’actualisation du portefeuille de meilleures pratiques et de financements.

Tirer le meilleur parti de la coopération interne. La Banque encourage une plus grande coopération entre ses institutions spécialisées dans le secteur public et privé (BIRD, IFC et MIGA) pour apporter des réponses optimales et plus pragmatiques aux problèmes de développement rencontrés au niveau régional, national et local. Une vraie concertation entre les trois institutions a permis une planification et une coordination formelles périodiques sur un plan stratégique, se traduisant par des actions sectorielles communes et, le cas échéant, des stratégies de partenariat avec les pays conjointes. La Banque s’efforce par ailleurs d’améliorer la compatibilité entre ses politiques de sauvegarde et les normes de performances de l’IFC, en particulier dans le cadre de leurs projets conjoints. Enfin, elle poursuit ses efforts d’intégration des services liés aux connaissances au sein du Groupe.

Progrès accomplis et prochaines étapes. Les efforts du Groupe de la Banque mondiale en direction des PRI s’inscrivant dans une stratégie à long terme, la gamme et la flexibilité de ses services devraient continuer de se perfectionner à mesure que les effets de la crise financière internationale se dissipent. La Banque développe en outre de nouvelles synergies en multipliant les passerelles entre le travail qu’elle réalise dans les PRI à l’échelle nationale et ses efforts autour des biens publics mondiaux et, en particulier, du changement climatique. En privilégiant sans cesse les connaissances et l’apprentissage et en diffusant plus largement ses produits financiers, ses instruments de gestion des risques ainsi que ses services, le Groupe de la Banque mondiale contribuera de manière encore plus efficace au développement des PRI.

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Contact médias :
Geetanjali Chopra, (202) 473-0243, Gchopra@worldbank.org
Dernière mise à jour : septembre 2011


1. La Banque classe les pays en fonction de la richesse de leur population. Les pays à revenu intermédiaire sont définis comme ceux dont le revenu par habitant se situe entre 1 000 et 10 000 dollars environ, ce qui peut leur donner droit à bénéficier des prêts de la BIRD. Les pays à faible revenu ayant un revenu par habitant inférieur à 1 000 dollars ne sont en général pas admis à bénéficier des prêts de la BIRD, à moins de jouir d’une bonne cote de crédit. Ces pays sont admis à recevoir des crédits et dons à intérêt faible ou nul de l’Association internationale de développement (IDA), une des composantes de la Banque mondiale.



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