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Renforcer l’engagement auprès des pays à revenu intermédiaire

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Pays à revenu intermédiaire
Carte des pays par RNB par habitant
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En bref

  • Les pays à revenu intermédiaire offrent un profil hétérogène, en termes de taille, de démographie et de revenu, cette diversité se traduisant par un revenu national brut (RNB) par habitant moyen qui s’échelonne de 1 026 dollars à 12 475 dollars (2011).

  • Ils abritent l’essentiel de la population mondiale — cinq milliards d’habitants sur sept — et 73 % des pauvres.

  • Ils assurent environ un tiers du PIB mondial et sont des moteurs primordiaux pour la croissance.

  • La collaboration du Groupe de la Banque mondiale avec les pays à revenu intermédiaire s’articule autour de leur statut simultané de clients, d’actionnaires et d’acteurs sur la scène mondiale. Elle consiste de plus en plus à fournir des services sur mesure — produits financiers (prêts, garanties, gestion du risque) ou services intellectuels et de conseil (y compris contre remboursement) — qui visent à aider ces pays à tenir leur rang mondial, à s’attaquer aux nouveaux enjeux de réforme correspondant à leur stade de développement économique ou encore à faciliter l’échange de connaissances et la coopération Sud-Sud.
Nouer des partenariats pour soutenir la place des pays à revenu intermédiaire sur la scène internationale

Les pays à revenu intermédiaire sont des moteurs vitaux de l’économie mondiale, forts de savoirs et de ressources à partager. La Banque mondiale s’emploie à renforcer leur rôle sur la scène mondiale, y compris au sein de forums internationaux comme le G20 ou l’APEC, ou comme partenaires du développement et actionnaires importants de l’institution. Il est important d’instaurer dans ces pays une trajectoire de croissance et de développement durable et sans exclus, dans la mesure où cela a des retombées positives pour le reste du monde en termes de réduction de la pauvreté, de stabilité financière internationale et d’action sur de grands enjeux transversaux tels que le changement climatique, la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire ou le commerce international. La Banque mondiale s’efforce de tisser des partenariats plus étroits avec les pays à revenu intermédiaire, à l’échelle nationale, régionale et internationale.

Collaborer pour relever les défis du développement de seconde génération

Dans le même temps, ces pays ne sont pas encore arrivés au terme de leurs « agendas » de développement et, faute d’approfondir leur transformation économique, sociale et structurelle, ils risquent de s’enfermer dans cette catégorie des pays à revenu intermédiaire. Une fois atteint ce statut, ils se heurtent en effet à des défis de « seconde génération » qui correspondent aux progrès accomplis et exigent des réformes nouvelles. Ces difficultés caractéristiques vont du vieillissement de la population à l’urbanisation, en passant par les retraites, l’enseignement supérieur, les inégalités sociales, la compétitivité, les politiques commerciales et fiscales, l’éducation financière ou encore la croissance verte. Pour aider ces pays à engager les réformes nécessaires, la Banque mondiale est en mesure d’adapter et réunir dans une même offre des services et des produits de nature financière et intellectuelle ou relevant de son pouvoir de mobilisation, tout en leur apportant le fruit de son expérience d’envergure mondiale. Parce qu’ils touchent pour la plupart à plusieurs disciplines ou secteurs, ces défis exigent en outre une approche globale et intégrée pour y remédier.

Conforter la collaboration intellectuelle et faciliter l’apprentissage mutuel

Si les pays à revenu intermédiaire s’appuient sur les services intellectuels et de conseil de la Banque mondiale, l’apport est mutuel, puisque ces derniers enrichissent aussi les connaissances de l’institution. Celle-ci produit des études ponctuelles, des analyses et des rapports phares — à l’instar des rapports China 2030: building a modern, harmonious, and creative society et Golden Growth: restoring the lustre of the European economic model — en partenariat avec les pays et en réponse à leurs demandes. À ce jour, une quarantaine de pays ont eu recours à des services intellectuels et de conseil remboursables (qu’ils ont en partie ou totalement remboursés) et couvrant un large éventail de secteurs et de thématiques. L’essor régulier des services de conseil remboursables montre à quel point de nombreux pays apprécient l’ampleur et le sérieux de l’expérience internationale que la Banque mondiale peut leur apporter. Le profil des clients de ces services se diversifie avec le temps, d’institutions centrales aux entités infranationales, entreprises d’État ou autres organes non souverains.

La Banque mondiale œuvre également en partenariat avec les pays à revenu intermédiaire pour favoriser les échanges de connaissances Sud-Sud — qu’il s’agisse des relations entre pays de cette catégorie ou des relations qu’ils entretiennent avec les pays à faible revenu —, ce qui élargit d’autant ses capacités de partage international d’expériences. C’est le cas avec le mécanisme d’échanges Sud-Sud mis en place par l’Institut de la Banque mondiale (WBI), des partenariats et des programmes mondiaux, des opérations de prêts et d’autres dispositifs. De nombreux pays s’adressent également à la Banque mondiale pour un appui à la constitution de pôles de connaissances, afin de renforcer le partage stratégique et systématique de leurs savoirs et de leurs expériences.

Offrir une palette de services financiers

Le Groupe de la Banque mondiale mobilise le meilleur de ses institutions, qu’elles soient chargées des opérations avec le secteur public ou avec le secteur privé (BIRD, IFC et MIGA), pour nouer des partenariats avec les pays à revenu intermédiaire, en s’appuyant sur tout un arsenal de produits financiers. Les produits conçus par la BIRD évoluent constamment pour mieux aider les pays en matière de risque financier, d’exposition aux catastrophes naturelles et de gestion d’actifs, et pouvoir intervenir au niveau infranational.

Le Groupe de la Banque mondiale ajuste également en permanence son mode de fonctionnement pour offrir un maximum de réactivité, de flexibilité et d’innovation, de la rationalisation de ses procédures de prêts d’investissement à un recours accru aux systèmes de gestion financière, de passation de marchés, sociaux et environnementaux des pays partenaires. La Banque mondiale s’emploie à mettre au point de nouveaux instruments de financement (tels que le programme pour les résultats) et revoit sa politique de garanties afin d’encourager des investissements supplémentaires de la part du secteur privé dans les pays à revenu intermédiaire.

Experts de la Banque mondiale : Barbara Lee, Gloria Grandolini, Stefan Koeberle et Martin Raiser

Contact :
Melissa Fossberg,
mfossberg@worldbank.org,
1-202-458-4145

Dernière mise à jour : mars 2013



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