| Du 17 au 20 octobre 2006, M. James Bond, Directeur des opérations pour la Mauritanie, le Mali, la Côte-d’Ivoire, le Bénin et le Togo, a effectué une visite en Mauritanie, dans le cadre d’une prise de contact avec les autorités mauritaniennes depuis sa prise de fonction à la tête de cet important département à la Banque mondiale à Washington, le 1er octobre 2006.  Durant son séjour, le Directeur des opérations a eu un programme chargé. Accompagné du Chef-pays François Rantrua et de quelques collaborateurs, il a rencontré les plus hautes autorités mauritaniennes, le Président du Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD), le colonel Ely Ould Mohamed Vall, et le premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar. Au président et à son chef de gouvernement, James Bond a exprimé sa satisfaction de venir en Mauritanie.  Cette entrevue a porté sur les moyens de renforcer la coopération entre la Mauritanie et la Banque mondiale dans un contexte nouveau où la Mauritanie est devenue un pays producteur de pétrole. En outre, les sources de l’aide financière aux pays pauvres, c'est-à -dire les fonds de l’Association internationale de développement (IDA), deviennent de plus en plus rares ; ce qui conduira à une révision de l’aide dans un futur proche.  Le Directeur des opérations a assuré ses interlocuteurs de la disponibilité de la Banque à accompagner les efforts de la Mauritanie en mettant à sa disposition son savoir-faire et en lui octroyant l’appui nécessaire dans le processus de gestion des revenus pétroliers pour une plus grande transparence des ressources générées et leur destination finale.  Secteurs pétrolier et minier Au cours du déjeuner avec les pétroliers, le responsable de Woodside a confirmé les difficultés que rencontre l'entreprise pour atteindre le niveau de production initialement prévu et a indiqué au Directeur des opérations qu’un nouveau forage sera entrepris pour améliorer la production.  Lors de la réunion avec les responsables du secteur minier, le représentant de la société MCM qui va bientôt démarrer l'exploitation du minerai de cuivre d'Akjoujt a quant à lui confirmé que son projet avance de façon satisfaisante.  Les responsables des deux entreprises (pétrolière et minière) trouvent que l'environnement actuel est attractif pour les investisseurs, mais moins attractif par rapport à d’autres pays comparables. Ils ont affirmé leur volonté à travailler avec la Banque mondiale notamment pour mieux soutenir les populations locales et avoir un meilleur dialogue avec celles-ci afin d’augmenter l’impact sur le développement local. Il a été recommandé par exemple de travailler avec les différents projets, notamment le PDRC.   Le secteur privé M. Bond a été reçu par la Confédération nationale du patronat mauritanien (CNPM) à son siège à Nouakchott. Au cours de cette réunion, les responsables de la CNPM ont fait part au Directeur des principaux problèmes et contraintes que rencontrent le secteur privé en Mauritanie. Ils ont souligné en particulier l'importance des charges fiscales ; la difficulté d'obtenir des financements et le taux très élevé des banques commerciales ; l'insuffisance de l'offre énergétique et son coût très élevé ; l'absence de formation professionnelle adaptée et suffisante ; ainsi qu’un système judiciaire qui nécessite encore d'être amélioré. Le Directeur a pris bonne note et a promis de revoir avec le gouvernement et les autres partenaires, notamment le Fonds monétaire international (FMI), l'ensemble des problèmes soulevés, indiquant que la Banque continuera à appuyer le gouvernement dans ses efforts visant à développer le secteur privé et à attirer les investisseurs.  Les partenaires techniques et financiers Il s’est félicité de l’excellente ambiance qui règne au sein du groupe des partenaires techniques et financiers. Il les a invités à harmoniser leurs efforts pour une grande efficience de l’aide au pays.  La société civileLa rencontre avec la société civile a permis au Directeur des opérations de noter les progrès accomplis par celle-ci et les efforts à mener pour relever les défis qu’elle se fixe, à savoir : une démocratie véritable, des institutions d’état de droit, une décentralisation et une déconcentration du pouvoir décisionnel.  La société civile a demandé à la Banque mondiale de continuer de l’associer dans ses programmes et d’intervenir concrètement dans la décentralisation par le biais notamment des projets qu’elle finance en Mauritanie. Le Directeur des opérations a indiqué que le rôle de la Banque est d’accompagner les efforts des organisations non gouvernementales. « Nous serons là pour le dialogue et l’autre guichet qui est la BIRD pour soutenir les efforts de développement de la Mauritanie», a-t-il dit.   Visite de projet Dans le cadre du programme de la visite de Nouakchott, M. Bond et la délégation qui l’accompagnait se sont rendus au site du projet de développement urbain (PDU) où des explications leur ont été fournies sur l’état d’avancement du programme. Cela a permis au Directeur des opérations de voir les réalisations effectuées aussi bien en ce qui concerne les infrastructures routières, l’éducation, l’alimentation en eau, l’organisation sociale, que l’entraide pour la réinsertion dans la vie active des populations bénéficiaires.  Ensuite, M. Bond a visité le Centre de traitement ambulatoire (CTA) logé à l’Hôpital Sabah. Une séance avec les responsables du centre a permis au Directeur des opérations de s’enquérir des réalisations de cette institution qui dispose d’un potentiel énorme de cadres compétents. La délégation s’est également rendue aux services des urgences de l’hôpital national où elle fut frappée par la qualité d’accueil des lieux, le matériel disponible et les compétences du personnel. Parlant à la presse, le Directeur des opérations a noté avec satisfaction les transformations que connaît la Mauritanie. Il a également souligné que la Banque était en train de mettre en place avec les autorités mauritaniennes une nouvelle stratégie pour accompagner le pays dans une phase de transition. Cette stratégie accorde aussi une place importante à la coopération avec le secteur privé. Il a précisé que les bonnes performances enregistrées ces dernières années en Mauritanie permettront d’améliorer la qualité de vie des populations. « Il y a actuellement une volonté de modernisation et de changement… La Mauritanie est un pays en transformation et qui a un important potentiel », a-t-il dit.  Lire l'article sur la deuxième étape de la visite - Nouadhibou. |