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Visite du Directeur des opérations en Mauritanie : étape de Nouadhibou

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La Stratégie d'aide-pays (CAS)

Projets actifs
Du 17 au 20 octobre 2006, M. James Bond, Directeur des opĂ©rations pour la Mauritanie, le Mali, la CĂŽte-d’Ivoire, le BĂ©nin et le Togo, a effectuĂ© une visite en Mauritanie, dans le cadre d’une prise de contact avec les autoritĂ©s mauritaniennes depuis sa prise de fonction Ă  la tĂȘte de cet important dĂ©partement Ă  la Banque mondiale Ă  Washington, le 1er octobre 2006.

 

Cette deuxiĂšme Ă©tape de la visite du Directeur des opĂ©rations, aprĂšs celle de Nouakchott, a Ă©tĂ© l’occasion de voir de prĂšs le processus de dĂ©chargement du minerai du Wagon, de la mine au navire en rade du quai minĂ©ralier. La visite guidĂ©e des installations du Point Central a Ă©galement permis au Directeur des opĂ©rations de noter avec satisfaction le professionnalisme de la SociĂ©tĂ© nationale industrielle et miniĂšre (SNIM) qui assure la maintenance des Ă©quipements qu’elle utilise. Elle produit l’énergie dont elle a besoin et fournit gratuitement de l’eau et de l’électricitĂ© Ă  l’ensemble des habitants de son couloir d’activitĂ©s.

 

SNIM

M. Bond signe le livre d'or de la SNIM.

La Société nationale industrielle et miniÚre (SNIM)

M. Bond a eu l’occasion de rencontrer les responsables de la SNIM sous la conduite du directeur gĂ©nĂ©ral de la sociĂ©tĂ©, M. Youssouf Ould Abdel Jelil. Ce dernier a prĂ©sentĂ© la sociĂ©tĂ©, son historique (dĂ©couverte du fer au XIĂšme siĂšcle), ses rĂ©serves, ses 7 filiales, ses ressources humaines (4000 employĂ©s), son capital (12 milliards de dollars EU rĂ©partis entre l’état mauritanien 78% et partenaires arabes 22%), son chiffre d’affaires (400 millions de dollars EU), et ses perspectives d’avenir. Il a aussi parlĂ© des relations avec la Banque mondiale qui remontent Ă  1959, date du premier prĂȘt Ă  la sociĂ©tĂ© française des Mines de fer de Mauritanie (MIFERMA) remplacĂ©e par la SNIM aprĂšs la nationalisation intervenue en 1974.

 

Le directeur gĂ©nĂ©ral de la SNIM a exprimĂ© le besoin de renforcer le partenariat avec la Banque mondiale, dans le cadre de la feuille de route existante (voir la StratĂ©gie d’aide-pays).

 

Il a indiqué quatre domaines de coopération possible :

  1. L’amĂ©nagement de la Baie de Nouadhibou dont l’expertise est Ă  lancer en novembre pour ĂȘtre finalisĂ©e en dĂ©cembre 2006.
  2. Le dĂ©veloppement des ressources humaines dans le cadre d’un programme de gestion des connaissances : sur les 4000 employĂ©s de la SNIM, 5% seulement (soit 200) sont des cadres, mais ils sont ardemment recrutĂ©s par d’autres sociĂ©tĂ©s, pĂ©troliĂšres en particulier.
  3. Les relations de la SNIM avec le reste du monde.
  4. L’intĂ©gration de la composante sociale dans les projets PRISM2/PDRC dans le cadre de l’appui aux populations du couloir.

 

M. Bond a indiquĂ© qu’il Ă©tait impressionnĂ© par le professionnalisme de la SNIM et il a exprimĂ© sa satisfaction Ă  coopĂ©rer avec elle. « S’engager avec la Mauritanie est un dĂ©fi de la Banque mondiale» a-t-il dit. Il a invitĂ© ses interlocuteurs Ă  se concentrer sur des domaines prĂ©cis et faisables pour coopĂ©rer. Il a suggĂ©rĂ© d’utiliser le projet de renforcement institutionnel du secteur minier (PRISM2) financĂ© par la Banque pour renforcer ce partenariat (ancrage du business dans le social et dans l’éducation).

 

Le directeur gĂ©nĂ©ral s’est dit disposĂ© Ă  partager avec la Banque les projets financiers de sa sociĂ©tĂ©. Les deux dĂ©lĂ©gations se sont entendues sur la nĂ©cessitĂ© que les experts suivent le dossier et communiquent rĂ©guliĂšrement sur l’avancement des activitĂ©s.

 

port

Port minéralier de Nouadhibou.

Visite du port autonome de Nouadhibou (PAN)

Cette visite a permis au Directeur des opĂ©rations de recevoir des explications sur les infrastructures du port et ses capacitĂ©s en termes d’accueil des navires. Avec une longueur de 600 m pour le port de pĂȘche et de 120 m pour celui du commerce, le PAN reste trĂšs petit pour accueillir de grands bateaux qui doivent parfois rester en rade pendant plusieurs jours pour transborder leur cargaison. À cela s’ajoutent les problĂšmes de sĂ©curitĂ© dans les environs maritimes du port (beaucoup d’épaves de navire sont Ă©chouĂ©es Ă  cĂŽtĂ© du port). En attendant le dĂ©but des activitĂ©s du programme de dĂ©blayage financĂ© par l’Union europĂ©enne, le dĂ©fi du port reste son extension pour qu’il puisse jouer pleinement son rĂŽle en assurant beaucoup un meilleur accĂšs Ă  davantage de navires dans le domaine du commerce et de la pĂȘche.

                                                        

Visite d’une sociĂ©tĂ© de pĂȘche

La SociĂ©tĂ© d'Ă©laboration des produits halieutiques (SEPH), dirigĂ©e par une femme, constitue un exemple dans la mise Ă  norme des produits. Comme toutes les entreprises de conditionnement en Mauritanie, la SEPH n’est pas Ă  l’abri des problĂšmes d’électricitĂ©. Le dĂ©fi Ă©nergĂ©tique reste la clĂ© de voĂ»te Ă  rĂ©soudre dans l’immĂ©diat.

 

Rencontre avec les responsables de la FĂ©dĂ©ration nationale de pĂȘche (FNP)

La rencontre avec les responsables de cet organisme, membre de la ConfĂ©dĂ©ration nationale du patronat mauritanien (CNPM), a permis Ă  la dĂ©lĂ©gation de suivre une prĂ©sentation sur les quantitĂ©s de pĂȘche permissible ; sur la place du secteur dans l’économie (8% du PIB, 45% recettes en devises, 29 % du budget de l’état et 35 000 emplois rĂ©tribuĂ©s) ; sur ses objectifs ; sur les principales espĂšces pĂȘchĂ©es ; ainsi que sur les exportations en quantitĂ©s et valeurs (40 000 tonnes en 2004 pour une valeur de 150 000 dollars EU).

 

Une discussion s’est ensuivie sur les problĂšmes que rencontrent les armateurs dans l’exercice de leurs activitĂ©s, la FNP a exposĂ© un programme en six points sur lequel elle souhaite que la Banque mondiale s’implique.

 

  1. ProcĂ©der Ă  l’extension du port autonome de Nouadhibou.
  2. Compléter le port de Tanit.
  3. Financer le port pélagique à Nouadhibou
  4. Financer la rĂ©alisation des quais de pĂȘches.
  5. Approvisionner en eau de mer traitĂ©e les zones de pĂȘche Ă  Nouakchott et Nouadhibou, ainsi que fournir un rĂ©seau d’assainissement des eaux usĂ©es.
  6. Financer un chantier naval couplé avec le programme de réparation.

 

SEPH

Discussion avec la Directrice de SEPH.

M. Bond a mentionnĂ© l’étude rĂ©cente sur la pĂȘche commanditĂ©e par la Banque mondiale, dont la validation a eu lieu au cours d’un atelier une semaine auparavant, comme gage de la volontĂ© de la Banque mondiale d’aider dans ce secteur. Pour permettre Ă  la Banque de s’engager dans ce secteur oĂč le problĂšme de l’électricitĂ© reste crucial, le Chef-pays François Rantrua et le Directeur des opĂ©rations souhaitent que la FNT puisse rĂ©soudre le problĂšme rĂ©current d’électricitĂ© de la SOMELEC dans le moyen terme, ce qui constituerait une garantie pour la pĂ©rennisation des installations futures.

 

« Il est nécessaire de convaincre les investisseurs et les armateurs étrangers que le produit qui leur est offert en termes de qualité et de capacité de stockage est bien compétitif par rapport à ce qui existe dans la région », ont-ils indiqué. Pour le Directeur des opérations, la Banque étant un financier, elle ne peut investir que dans un cadre approprié et sûr.

 

Dans l’aprĂšs-midi du samedi 21 octobre, le Directeur des opĂ©rations et le Chef-pays ont rencontrĂ© des reprĂ©sentants du MinistĂšre du dĂ©veloppement et des affaires Ă©conomiques pour tirer le bilan de la visite et discuter du contenu de la StratĂ©gie d’aide-pays et de nouveaux projets que la Banque mondiale pourrait financer.

 


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