Les 150 milliards de mètres cubes de gaz naturel brûlés à la torche ou rejetés dans l’atmosphère chaque année équivalent à 30 % de la consommation annuelle de gaz de l’Union européenne et représentent un volume d’émissions de CO2 d’environ 390 millions de tonnes  Contacts : À Paris : Mauricio Rios 33 (0) 6 73 54 52 18 mrios@worldbank.org Steven Jouy 33 (0) 1 40 69 30 22 sjouy@worldbank.org ÀWashington : Hannfried von Hindenburg (202) 458-5613 hvonhindenburg@ifc.com  PARIS, le 13 décembre 2006 — Le Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés (GGFR) de la Banque mondiale a invité aujourd’hui les pays producteurs de pétrole et les compagnies pétrolières à intensifier leurs efforts visant à réduire le brûlage du gaz naturel comme moyen d’atténuer l’impact des changements climatiques et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Selon les estimations, 150 milliards de m³ de gaz naturel sont brûlés à la torche ou rejetés dans l’atmosphère chaque année.  Compte tenu du rôle crucial que peut jouer le GGFR en encourageant le secteur pétrolier et gazier à réduire efficacement les émissions, cet appel a été lancé lors du Forum mondial sur la réduction du torchage et l’utilisation du gaz qui s’est ouvert aujourd’hui à Paris. Environ 300 représentants des grands pays producteurs de pétrole et compagnies pétrolières se réuniront au cours des deux prochains jours et demi pour partager leurs pratiques optimales, en apprendre sur les nouvelles technologies et identifier les opportunités d’amélioration de la commercialisation du gaz et du développement du marché qui leur permettront de réduire le brûlage ou le torchage du gaz naturel.  L’on estime que le torchage du gaz à l’échelle mondiale rejette dans l’atmosphère à peu près 390 millions de tonnes de CO2 par an. Ce chiffre est supérieur au volume potentiel des réductions annuelles d’émissions associées aux projets actuellement proposés au titre des mécanismes de Kyoto.  « Au cours des dernières années, de petits progrès ont certes été réalisés sur le plan de la réduction du torchage, mais ils restent clairement insuffisants ; il est nécessaire de faire plus d’effort et de réaliser des actions concrètes si notre objectif est d’obtenir un plus grand impact », a déclaré Rashad Kaldany, Directeur du département Pétrole, gaz, mines et produits chimiques du Groupe de la Banque mondiale, lors d’une conférence de presse donnée aujourd’hui. « La réduction des gaz torchés contribue à atténuer l’impact des changements climatiques. Aussi, est-il crucial que les pays où les niveaux de torchage sont élevés, tels que la Russie, l’Iran, l’Iraq, la Libye, l’Azerbaïdjan, le Brésil et d’autres États d’Amérique latine, se joignent aux initiatives de réduction du torchage pilotées par le GGFR ».  M. Kaldany, qui est par ailleurs président du Comité directeur du GGFR, partenariat public-privé de gouvernements, d’entreprises étatiques et de grandes compagnies pétrolières internationales qui s’emploient à réduire le volume des gaz torchés ou rejetés dans le monde entier, a expliqué que non seulement le torchage du gaz constitue un gaspillage de ressources et un danger pour l’environnement, mais il prive également les consommateurs d’une source d’énergie plus propre et souvent moins coûteuse que les autres sources disponibles, tout comme il réduit les recettes fiscales potentielles et les opportunités commerciales.  D’après les estimations du GGFR de la Banque mondiale, 150 milliards de m³ (ou 5,3 trillions de pi³) de gaz naturel sont brûlés à la torche ou rejetés dans l’atmosphère chaque année. Ce chiffre équivaut à 25 % de la consommation annuelle de gaz des États-Unis ou à 30 % de celle de l’Union européenne. En outre, les 40 milliards de m³ (ou 1,4 trillion de pi³) de gaz qui sont torchés rien qu’en Afrique équivalent à la moitié de la consommation d’énergie du continent.   « La réduction du torchage des gaz exige un effort mondial et concerté de la part des gouvernements et de l’industrie, ainsi que des institutions financières et des collectivités locales », a indiqué Bent Svensson, Directeur du GGFR. « La réduction du torchage des gaz a connu le plus de succès dans les situations où le pays adhère à l’effort, où ce dernier bénéficie d’un appui de haut niveau et où il existe un efficace partenariat national entre le gouvernement et l’industrie ».  Le partenariat du GGFR facilite et appuie les efforts nationaux visant à utiliser les gaz associés à la production pétrolière et, partant, à réduire le torchage, en s’attaquant au problème de l’absence de cadres réglementaires efficaces ainsi qu’aux obstacles à l’utilisation du gaz, tels que l’insuffisance des infrastructures et le manque d’accès aux marchés énergétiques nationaux et internationaux, tout particulièrement dans les pays en développement.  Le GGFR axe son programme de travail sur quatre domaines clés pour surmonter les obstacles entravant la réduction des gaz torchés : la commercialisation des gaz associés ; la réglementation relative aux gaz associés ; la mise en application de la norme mondiale de réduction du torchage et du rejet des gaz dans l’atmosphère ; le renforcement de la capacité d’obtenir des crédits carbone pour les projets de réduction des volumes de gaz torchés ou rejetés.  Les 20 principaux pays producteurs de gaz torchés au monde sont : Nigéria, Russie, Iran, Irak, Angola,  Qatar, Algérie, Venezuela, Guinée équatoriale, Indonésie, Azerbaïdjan, Kazakhstan, Libye, Brésil,  Mexique, États-Unis d’Amérique, Canada et Royaume-Uni. Les pays en développement produisent plus de 85 % des gaz torchés ou rejetés dans l’atmosphère.  - |