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La première mutuelle d’assurance contre les risques liés aux catastrophes dans les Caraïbes reçoit 47 millions de dollars des donateurs

Disponible en: English
Communiqué de presse n°:2007/255/LAC

Personnes à contacter :

À Washington : Alejandro Cedeño (202) 473-3477

acedeno@worldbank.org

Stevan Jackson (202) 458-5054

Sjackson@worldbank.org  

 

WASHINGTON, le 26 février 2007 – Les bailleurs de fonds ont concrétisé leur appui au premier mécanisme d'assurance plurinational contre les risques liés aux catastrophes jamais constitué en engageant aujourd'hui 47 millions de dollars en faveur du fonds de réserve de la mutuelle d’assurance contre les risques liés aux catastrophes dans les Caraïbes (CCRIF). Ce Mécanisme  permettra aux gouvernements de la région de disposer de ressources financière de manière immédiate si leur pays est frappé par un ouragan ou par un tremblement de terre.

 

En regroupant leurs risques dans la mutuelle d’assurance, les 18 pays réduiront d’environ 40 % le montant de leurs primes d’assurance respectives.   Cette institution sera le premier mécanisme régional d'assurance contre les catastrophes jamais créé dans le monde.   Les contributions des bailleurs de fonds à un fonds de réserve seront déterminantes car elles aideront le CCRIF à être opérationnel en juin 2007, lorsque la saison des ouragans commencera.

 

Ce mécanisme, dont l'établissement avait été demandé à la Banque Mondiale par les chefs d'État des pays de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) après les ravages faits par l’ouragan Ivan, marque un recentrage très net des efforts qui privilégient non plus les interventions en cas de catastrophe mais la poursuite de mesures de gestion du risque ex-ante.   Grace au CCRIF, les gouvernements pourront contracter une police d'assurance similaire à une assurance d’interruption d’activité qui leur permettra de disposer rapidement de liquidités après le passage d'un ouragan majeur ou un tremblement de terre.

 

« Le Mécanisme d’assurance contre les risques liés aux catastrophes dans les Caraïbes jouera un rôle crucial en aidant les pays vulnérables à entreprendre rapidement les operation de reconstruction » a noté Monsieur Paul Wolfowitz, Président de la Banque mondiale, dans son discours de bienvenue. « Grâce au CCRIF, les   citoyens les plus vulnérables de ces pays, pourront plus vite rétablir leurs moyens de subsistance ».

 

La Conférence des bailleurs de fonds, organisée par la Banque mondiale à Washington, a réuni des ministres et d’autres représentants des 18 pays de la région des Caraïbes, d'organisations internationales et régionales, et des bailleurs de fonds, notamment le Canada, la France, le Royaume-Uni, le Japon et l'Union européenne, parmi d’autres.

 

Monsieur Denis Antoine, Ambassadeur de la Grenade, parlant au nom de Monsieur Keith Mitchell, Premier ministre de la Grenade, a fait remarquer aux participants que « Le Mécanisme donne accès à une assurance contre les risques liés aux catastrophes que ne pourraient sinon se procurer les États des Caraïbes. Le fait que 18 pays ont décidé d’y participer en dit long sur la nécessité de ce Mécanisme. »

 

Les États des Caraïbes sont très exposés aux risques de catastrophes naturelles — tous les  deux ans, en moyenne, un pays de la région est touché par un ouragan majeur — et ils n'ont que des moyens limités pour y faire face. Récemment, les dégâts causés par l'ouragan Ivan ont atteint 200 % du produit intérieur brut (PIB) à la Grenade et ont aussi été importants en Jamaïque et dans les îles Caïmans.

 

« Il est important, dans le contexte des pays des Caraïbes, d'inscrire clairement à l’ordre du jour la question du financement des risques auxquels les changements climatiques exposent ces pays  » a noté Monsieur Omar Davies, Ministre jamaïcain des Finances. «  La communauté des bailleurs de fonds joue un rôle primordial en élargissant la gamme des risques assurés dans le cadre du Mécanisme, ce qui implique manifestement un accroissement des besoins de capitaux. »

 

Des engagements ont été pris par les Bermudes, le Canada, la France, le Royaume-Uni, la Banque de développement des Caraïbes et la Banque mondiale, qui ont été annoncés par Monsieur Graeme Wheeler, Directeur général de la Banque mondiale à la fin de la conférence.

 

Le CCRIF sera également un programme pilote qui pourra être développé ou reproduit pour d'autres petits États comme ceux du bassin du Pacifique.