Contacts: À Washington: Timothy Carrington 1 (202) 473 8133 tcarrington@worldbank.org A Bamako: Moussa Diarra  (223) 222 22 83 mdiarra@worldbank.org                                                                                            WASHINGTON, 6 Mars 2007 –  Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé, ce jour, un crédit de l’Association internationale de développement (IDA), d’un montant de 45 millions de dollars, pour supporter le Gouvernement du Mali dans la poursuite de ses objectifs contenus dans son Cadre stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté (CSCRP).  Ce document soumis à l’Assemblée nationale du Mali en décembre 2006 en guise d’apport aux discussions du projet de budget 2007 comprend des programmes regroupés sur trois piliers. Il s’agit (i) du développement des infrastructures et du renforcement des secteurs productifs incluant la sécurité alimentaire, le développement rural, le développement des Petites et moyennes entreprises (PME) et la gestion durable des ressources naturelles ; (ii) du renforcement du programme des reformes structurelles (reformes du secteur public, climat des investissements, secteur financier, gouvernance, capacités de la Société civil) ; et (iii) du renforcement du secteur des services sociaux (promotion de la création d’emplois, accès amélioré aux services sociaux de base, lutte contre le VIH/SIDA).    « L’objectif du PRSC-1 est de renforcer la gestion des finances publiques, encourager la croissance et améliorer l’accès aux services sociaux de base, en mettant l’accent sur les activités réparties sous les trois composantes suivantes : Gestion des finances publiques, Croissance et Services sociaux de base », a expliqué Christina Wood, la Chargée du programme à la Banque mondiale.  La composante Gestion des finances publiques est centrée sur le renforcement (a) des liens du CSCRP avec les cadres macroéconomiques et budgétaires, (b) des mécanismes de suivi de l’exécution du budget et (c) du système de passation des marchés ; la composante Croissance met l’accent sur les mesures dans les secteurs financier, privé, le transport et la facilitation du transit, l’électricité, le coton et l’irrigation dans la zone de l’Office du Niger et la composante Services sociaux de base se concentre aussi bien sur la santé et le développement social que l’hydraulique rural.  L’opération contribuera au financement du budget 2007 qui poursuit les objectifs du CSCRP. Elle encouragera les reformes économiques, sociales et institutionnelles clés pour renforcer la performance d’ensemble de l’économie, la croissance et l’atténuation de la pauvreté. La mise en Å“uvre du PRSC-1 contribuera à renforcer le contrôle dans la gestion des finances publiques et le système de passation de marchés, ainsi qu’à améliorer l’efficacité et l’effectivité des dépenses publiques.  Le PRSC-1 contribuera au renforcement de la croissance partagée tirée par le secteur privé en réduisant les coûts administratifs et financiers de la pratique des affaires, en simplifiant le cadre réglementaire et coûts de démarrage des affaires et ceux liés à l’exportation des produits de l’artisanat. Dans l’agriculture, l’opération contribuera à poser les bases pour une performance améliorée et de la croissance, à moyen terme, du secteur coton et de l’irrigation dans la zone Office Niger. En ce qui concerne les services sociaux de base (santé et hydraulique rural), le PRSC-1 renforcera les liens entre la stratégie et le budget et posera les fondements pour une amélioration de la qualité de la fourniture des services.  A mi-terme, l’opération contribuera à réduire les coûts du transport et du transit, par la garantie d’un entretien routier régulier et une baisse du poids (en argent et en temps) des procédures douanières sur le secteur privé. Le PRSC-1 réduira les coûts des services financiers (et donc renforcera l’accès au crédit) à travers un apurement des mauvaises créances des banques. Il améliorera également l’accès aux ressources de long terme vitales pour fouetter la croissance partagée tirée par le privé, par le biais du renforcement des perspectives des établissements avec des actifs de long terme que financiers (fonds de pension, banque d’habitat, compagnies d’assurance) ou physiques (compagnies de crédit bail).  En réponse aux reformes économiques orientées vers le marché et celles politiques à large échelle adoptées les vingt dernières années qui ont impulsé l’activité du secteur privé et renforcé la participation de la société civile, le Produit national brut (PNB) était au dessus de 5% en moyenne par an depuis 1994, date de la dévaluation de la monnaie (le Franc CFA). Le Revenu national brut par tête a augmenté de 240 dollars EU en 1994 à 380 dollars EU en 2005, une moyenne de 4,0% d’augmentation annuelle, se traduisant en une réduction de la pauvreté et des inégalités.  « Comme dans d’autres pays à faible revenu, les capacités de l’administration sont faibles. Il reste pour le Mali un important programme social, structurel et macroéconomique pour consolider les avantages acquis du passé afin de rendre durable une croissance à large échelle, fortifier davantage l’orientation vers le marché et avancer dans le programme de réduction de la pauvreté », a dit Christina Wood.                  L’économie malienne reste cependant fragile puisque vulnérable à la pluviométrie et aux fluctuations des prix des produits (d’abord le coton, le pétrole, l’or). L’économie est dépendante de l’agriculture et de la production d’or et les exportations sont fortement concentrées sur l’or et le coton qui, ensemble, représentent 90% des recettes d’exportation.  Pays enclavé, le Mali fait face à des défis liés au faible développement des infrastructures et des services de transport ainsi qu’aux situations politiques et économiques des pays voisins. L’environnement des affaires, particulièrement le transport routier mais aussi les perspectives d’investissements, continuent de souffrir de la non résolution de la crise ivoirienne. Â
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