
Dans la période qui a suivi son indépendance en 1957, le Ghana a procédé à l'expansion de son enseignement de base, et pourtant, arrivé au milieu des années 70, son taux de scolarisation primaire avait diminué. En pourcentage du PIB, ses dépenses publiques en matière d'enseignement de base étaient en baisse. Cela a abouti dans les années 80 à une situation caractérisée par des bâtiments scolaires délabrés et des salles de classe dotées de quelques bureaux seulement et, bien souvent, d'un seul manuel à partager entre tous les élèves.

Au milieu des années 80, le gouvernement s'est engagé dans un programme de réforme destiné à restructurer son système éducatif. S'il y a effectivement eu restructuration, le manque de qualité de l'enseignement dispensé, l'absentéisme des enseignants et le faible niveau des infrastructures scolaires continuaient de faire problème. L'IDA a financé un certain nombre de programmes d'éducation au Ghana, dont le Programme d'amélioration du secteur de l'éducation de base visant à soutenir la politique d'enseignement de base universel, obligatoire et gratuit suivie par le gouvernement. Ses objectifs spécifiques consistaient à améliorer l'accès à l'enseignement et les résultats scolaires, ainsi que la façon dont le système éducatif était géré.

La construction et la rénovation de salles de classe ont contribué à une hausse du nombre d'élèves et à de meilleurs résultats scolaires. Le financement de 11 millions de manuels dans le cadre du projet a également contribué de façon importante à améliorer la qualité de l'enseignement.
Principales réalisations :
- Entre 1996 et 2001, le nombre absolu d'élèves dans le premier cycle de l'enseignement secondaire a augmenté de près de 130 000 (passant de 738 057 à 865 636). Le taux brut de scolarisation a quant à lui progressé de 5,2 points de pourcentage (de 58,7 à 63,9 %), et le nombre de filles scolarisées de 2,3 points (de 43,1 à 45,4 %).
- Grâce à l'effort de formation des maîtres et au nombre accru de manuels disponibles, les scores moyens obtenus aux tests critériels ont augmenté, passant (entre 1996 et la fin du projet) de 33,0 à 36,9 en anglais et de 28,8 à 32,3 en maths.
- Un système d'information pour la gestion de l'éducation (SIGE) a été mis en place dans 10 régions et 26 districts. Il a permis d'établir des recensements scolaires annuels de 1997 à 2001, de produire des indicateurs clés sur l'éducation ainsi que des analyses utiles pour l'élaboration des politiques, et de sensibiliser les responsables de l'éducation à l'utilisation des données pour les processus de planification et de prise des décisions.
- Le projet a donné lieu à la remise en état de 2 300 salles de classe, et à la construction de 344 immeubles d'habitation pour enseignants comprenant quatre unités chacun, ainsi que de 101 écoles primaires et de 50 écoles secondaires.

- Apport financier de 45 millions de dollars entre 1996 et 2002.
- Ce projet fait partie d'une douzaine de projets d'investissement et d'appui aux réformes entrepris par l'IDA pour aider le Ghana à améliorer sur le long terme son secteur de l'éducation.
- Par son action, l'IDA a permis au pays d'être admis à bénéficier de l'Initiative FTI (Initiative pour la mise en œuvre accélérée du programme Éducation pour tous), ce qui supposait au préalable une amélioration de ses taux de scolarisation et de ses résultats scolaires. Et grâce au SIGE, les autorités ont été en mesure d'élaborer un plan approprié en vue d'assurer l'éducation pour tous.
- L'IDA a aidé à renforcer les capacités de l'État dans l'optique d'une meilleure coordination de l'action des bailleurs de fonds.

Lors de l'exécution du projet, l'IDA avait pour principaux partenaires la Commission européenne, le ministère britannique du Développement international (DFID) et l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). D'autres partenaires se sont joints à eux depuis, notamment la France, le Japon, l'UNICEF et le Programme alimentaire mondial (PAM).

- Ce programme a tout à la fois pris appui sur les projets antérieurs de la Banque et préparé le terrain pour ses interventions ultérieures.
- On peut s'attendre à ce que la fourniture d'un appui continu par les partenaires de développement et la réalisation d'investissements complémentaires dans le secteur de l'éducation permettent aux progrès réalisés de se poursuivre.
- Le gouvernement doit contribuer à ces efforts en s'attaquant aux problèmes de disparité entre communautés et en fournissant en outre un appui au SIGE, ce qui passe plus précisément par un effort continu de renforcement des compétences de son personnel et par un développement plus poussé du système proprement dit.