La Banque mondiale se dote d’une nouvelle politique opĂ©rationnelle pour rĂ©agir plus rapidement aux situations d’urgence

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CommuniquĂ© de presse No:2007/261/OPCS Contacts À Washington: Cosma Gatere (202) 458-7170 cgatere@worldbank.org

WASHINGTON, le 5 mars 2007 — La Banque mondiale vient d’adopter une nouvelle politique opĂ©rationnelle pour permettre Ă  ses services d’apporter une rĂ©ponse rapide aux situations d’urgence et aux catastrophes, et aussi de fournir un appui Ă  long terme plus efficace aux opĂ©rations de redressement. Ce dispositif opĂ©rationnel comprend notamment un nouveau mĂ©canisme qui assurera le financement initial des actions primordiales Ă  mener d’emblĂ©e dans les quelques semaines qui suivent une catastrophe. 

 

La Banque se donne en outre de ramener ses délais de décaissement des fonds pour les besoins de reconstruction à plus long terme de 9 mois à 12 semaines. Elle simplifiera pour cela ses procédures administratives et de traitement des dossiers durant la période critique des phases de redressement initiales.

 

Des mesures d’ordre organisationnel et de dotation en personnel sont prĂ©vues Ă  l’appui de cette politique pour rendre la Banque mieux Ă  mĂȘme de contribuer aux efforts de redressement Ă©conomique Ă  long terme qu’exigent par exemple les pays sortant d’un conflit, et d’aider Ă©galement les États fragiles. Les effectifs affectĂ©s aux programmes de reconstruction et de dĂ©veloppement dans ces pays seront ainsi accrus.

 

Soulignant l’importance de ce nouveau dispositif, le prĂ©sident de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, a dĂ©claré : « Nos partenaires en situation de crise mĂ©ritent une rĂ©action de la Banque rapide et efficace, qui soit disponible en l’espace d’un certain nombre de semaines et non pas de six Ă  neuf mois comme actuellement. Ce nouveau cadre nous permet non seulement de fournir rapidement un financement d’urgence, mais aussi d’accroĂźtre nos effectifs en personnel dans les pays concernĂ©s au-delĂ  de la pĂ©riode de crise, afin d’aider au processus de reconstruction et de dĂ©veloppement. »

 

Pour la Banque, ce dispositif va Ă©galement dans le sens d’une approche plus stratĂ©gique de la prĂ©vention et de la rĂ©duction des risques dans les pays sujets aux catastrophes Ă  rĂ©pĂ©tition. Il prĂ©voit en effet le regroupement d’équipes pluridisciplinaires de la Banque en un seul et mĂȘme groupe de travail chargĂ© d’apporter une rĂ©ponse coordonnĂ©e en mettant l’accent sur une plus grande rapiditĂ© d’action durant toute la pĂ©riode d’intervention d’urgence.

 

« Il Ă©tait devenu Ă©vident que notre rĂ©ponse aux situations de crise ne diffĂ©rait guĂšre de notre rĂ©ponse aux problĂšmes de dĂ©veloppement Ă  long terme », a fait observer Jeff Gutman, vice-prĂ©sident chargĂ© des politiques opĂ©rationnelles Ă  la Banque mondiale. « Cette nouvelle approche simplifie les obligations initiales d’établissement de rapports et de traitement des dossiers dans les situations d’urgence, mais elle prĂ©voit une supervision plus systĂ©matique et plus intense aux stades ultĂ©rieurs du projet. »

 

La Banque pourra voir son champ d’intervention Ă©largi aux aspects sociaux de l’aide d’urgence dans le cadre de ce nouveau dispositif opĂ©rationnel. Mais elle se concentrera sur ses domaines de compĂ©tence essentiels au plan Ă©conomique et en matiĂšre de dĂ©veloppement, laissant par exemple Ă  d’autres partenaires la direction des opĂ©rations de secours et de consolidation de la paix.

 

Cette politique favorisera une intĂ©gration bien plus Ă©troite de son action avec celle des partenaires en question, qu’il s’agisse d’autres organismes des Nations Unies, d’institutions rĂ©gionales, de bailleurs de fonds ou d’organisations non gouvernementales. Selon le document de politique opĂ©rationnelle, l’accent sera mis sur une simplification des procĂ©dures pour la coordination avec l’ensemble de ces partenaires, afin d’accĂ©lĂ©rer vraiment la rĂ©ponse aux situations d’urgence.

 

« Il y a certes des risques dans les opĂ©rations d’urgence, mais il est important de reconnaĂźtre les gros avantages qu’engendre pour le dĂ©veloppement une rĂ©ponse rapide aux situations d’urgence », a soulignĂ© Ă  cet Ă©gard M. Gutman. « Les risques associĂ©s Ă  la poursuite d’un conflit et les occasions manquĂ©es du fait d’un manque d’action ou d’une rĂ©action Ă  retardement l’emportent largement sur les risques qu’il y a Ă  intervenir d’emblĂ©e. »

 

Cette nouvelle politique opĂ©rationnelle contribuera Ă  remĂ©dier aux contraintes de financement et aux problĂšmes de mise en Ɠuvre qui se posent dĂšs qu’une crise survient. Ces Ă©lĂ©ments finissent souvent par retarder l’ensemble du processus de redressement.

 

« Quand j’étais sur le terrain Ă  traiter des situations de crise au Rwanda, au Burundi et au Timor-Leste, c’est le type de rĂ©ponse qu’on voulait de nos services du siĂšge », a dĂ©clarĂ© Ă  ce sujet Sarah Cliffe, rĂ©cemment nommĂ©e responsable des services de la Banque pour les États fragiles. « Je me rĂ©jouis vraiment qu’on ait procĂ©dĂ© Ă  ces changements, et je sais que cela aidera ceux qui s’acharnent Ă  obtenir des rĂ©sultats rapides et durables sur le terrain. »

 

 




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