| Komola (dans la zone Office du Niger, Ă environ 400 km de Bamako), un village de dĂ©placement volontaire dans le cadre du Programme national dâinfrastructures rurales (PNIR) est heureux. La localité a reçu un pĂ©rimĂštre irriguĂ© clĂ© en main de 280 ha, de nouveaux bĂątiments, une nouvelle Ă©cole de 6 classes, un centre de santĂ©. Les Ă©lĂšves et les notables villageois ont exprimĂ© leur joie en accueillant une mission de la Banque mondiale et de cadres de lâOffice du Niger en visite de terrain dans la zone du 5 au 7 mars 2007.  La visite a permis de voir lâimpact des rĂ©formes de 1994 sur le secteur privĂ© rural de la zone de lâOffice du Niger et de se faire une idĂ©e plus concrĂšte de lâintroduction du financement du secteur privĂ© Ă lâON, prĂ©cisĂ©ment dans le pĂ©rimĂštre de Koumouna qui constitue un test. RĂ©sultats ?  Des initiatives privĂ©es issues de lâexternalisation des activitĂ©s commerciales de lâOffice du Niger sont nĂ©es, Ă lâimage dâune caisse de crĂ©dit qui rĂ©alise un encours de 2 milliards de francs CFA  auprĂšs dâexploitants agricoles qui remboursent Ă 95% leurs crĂ©dits, de la CoopĂ©rative artisanale des forgerons de lâoffice du Niger (CAFON) qui produit du matĂ©riel agricole et du matĂ©riel de transformation du riz et des lĂ©gumes.  SĂ©riwala, un modĂšle de village organisĂ© pour amĂ©liorer sa productivitĂ© et gĂ©rer de façon collective ses ressources financiĂšres, a ainsi construit son Ă©cole et son centre de santĂ© et, jusquâĂ ces derniĂšres annĂ©es payĂ© entiĂšrement les instituteurs de lâĂ©cole. Le village possĂšde une caisse de 1 million de FCFA qui lui sert Ă financer les intrants des producteurs.  Test grandeur nature Dans cette zone, oĂč lâĂtat a Ă©tĂ© depuis toujours le seul opĂ©rateur, les rĂ©formes de lâON engagĂ©es en 1994 ont pu favoriser le secteur privĂ© rural de et booster la productivitĂ© avec des rendements qui Ă©taient infĂ©rieurs Ă 1,5 ha et sont aujourdâhui supĂ©rieurs Ă 6 ha. Une rĂ©elle Ă©conomie de marchĂ© sâest créée dans cette zone oĂč la centralisation a empĂȘchĂ© pendant longtemps le marchĂ© dâĂ©clore.  Le PNIR sâest donnĂ© pour objectif dâaugmenter le montant du financement drainĂ© vers lâirrigation grĂące Ă lâapport dâexploitants privĂ©s. Ă Koumouna, pĂ©rimĂštre test, ces exploitants sont de 2 catĂ©gories : la catĂ©gorie premiĂšre (444 ha) concerne les exploitants actuels de lâON en vue aussi de permettre dâallĂ©ger la pression actuelle sur les terres et la deuxiĂšme catĂ©gorie (390 ha) concerne des exploitants de plus grande envergure venant du Mali et de lâextĂ©rieur.  Le projet attend des exploitants Ă©trangers, Ă la fois des fonds additionnels et une expĂ©rience complĂ©mentaire en diversification agricole et en capacitĂ© dâinvestir de nouveaux marchĂ©s au niveau de la sous rĂ©gion et en Occident.  Les nouveaux exploitants du pĂ©rimĂštre de 390 ha qui se sont dĂ©jĂ constituĂ©s en coopĂ©ratives et avec lesquels la mission a Ă©changĂ© ont indiquĂ© quâils sont en discussions avancĂ©es avec la caisse de crĂ©dit NyĂ©sigiso pour financer le tertiaire et le parcellaire de leurs ouvrages (environ 600.000 FCFA/ha) et une partie du fonds de roulement.  La rĂ©union de synthĂšse, au terme de la visite, a notĂ© que les thĂšmes majeurs sont la recherche de diversification et de valorisation des produits agricoles, la mise en Ćuvre du mĂ©canisme de financement de lâirrigation et des recommandations de lâaudit organisationnel de lâON. |