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Les BMD, les entreprises et les gouvernements: le financement de l’énergie propre

Prendre des actions concrÚtes pour relever le défi du changement climatique
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Contacts presse:
BERD
Anthony Williams
Courriel:
williama@ebrd.com
Tél: +44 (0) 207 338 6997
Banque mondiale
Kristyn Schrader
Courriel:
kschrader@worldbank.org
Tél: +1 202 468 6826
 
Forum économique mondial
Mark Adams
Courriel:
mark.adams@weforum.org
Tél: +41 (0) 22 869 1210
Conseil mondial des affaires pour le développement durable
Lloyd Timberlake
E-mail:
timberlake@wbcsd.org
Tel: +41 (22) 839 3100

 

Le changement climatique est aujourd’hui Ă  l’ordre du jour dans le monde entier. C’est dans ce contexte que les cadres des plus grandes entreprises, des gouvernements du G-8 et de cinq autres pays, ainsi que les prĂ©sidents des Banques multilatĂ©rales de dĂ©veloppement (BMD) se sont rĂ©unis Ă  Londres cette semaine lors de la ConfĂ©rence sur le financement de l’énergie propre (Financing Clean Energy). L’objectif de cette confĂ©rence Ă©tait de discuter de mesures concrĂštes visant Ă  encourager le secteur privĂ© Ă  investir dans une Ă©conomie basĂ©e sur la rĂ©duction d’émission de gaz carbonique, notamment en augmentant l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique et en encourageant l’utilisation des Ă©nergies renouvelables. Cette rĂ©duction concerne Ă  la fois les pays dĂ©veloppĂ©s et les pays en dĂ©veloppement.

 

OrganisĂ©e conjointement par la BERD, la Banque mondiale, le World Economic Forum (Forum Ă©conomique mondial) et le World Business Council for Sustainable Development (Conseil mondial des affaires pour le dĂ©veloppement durable) dans le cadre du dialogue de Gleneagles du G-8 sur le changement climatique, cette confĂ©rence de deux jours a Ă©galement donnĂ© Ă  plus de 200 participants l’occasion de rĂ©flĂ©chir Ă  la façon d’amĂ©liorer et de mettre en application le Cadre d’investissement dans l’énergie propre (Clean Energy Investment Framework - CEIF) dĂ©veloppĂ© par la Banque mondiale.

 

Lors de la confĂ©rence, M. Paul Wolfowitz, PrĂ©sident de la Banque mondiale, a soulignĂ© dans son discours-programme que les pays pauvres ont raison lorsqu’ils affirment ne pas avoir Ă  payer les consĂ©quences d’une croissance dans les pays riches qui restent   dĂ©pendants de l’énergie fossile. « Les pays riches ont besoin de montrer l’exemple en prenant les devants. Aujourd’hui, les pays de l’OCDE ont entamĂ© la rĂ©novation et le remplacement de quasiment toutes les infrastructures de centrales Ă©lectriques. Les dĂ©cisions prises maintenant dans les capitales de toute l’Europe et de l’AmĂ©rique du Nord auront des consĂ©quences pour les gĂ©nĂ©rations Ă  venir – il est donc essentiel que ces pays prennent les bonnes dĂ©cisions, investissent dans la technologie de l’énergie propre, et envisagent des stratĂ©gies de rĂ©duction d’émission de gaz carbonique, » a dĂ©clarĂ© M. Wolfowitz. « Les pays riches auront Ă©galement besoin de jouer un rĂŽle d’avant-garde avec le soutien direct des pays en dĂ©veloppement. Nous devons rĂ©duire la pauvretĂ© et les Ă©missions de gaz carbonique. »

 

M. Gordon Brown, Chancelier de l’Échiquier du Royaume-Uni a dĂ©clarĂ©, “Aujourd’hui, j’appelle les prĂ©sidents des BMD pour qu’ils dĂ©finissent ensemble leurs ambitions en ce qui concerne le   niveau d’investissement Ă  mobiliser par le biais de leurs Cadres d’investissement. Nous devons relever un dĂ©fi majeur. Nous avons besoin d’identifier l’ampleur de la rĂ©ponse que nous comptons apporter et  mobiliser ensuite avec la dĂ©termination voulue le secteur privĂ© – non pas uniquement les investissements Ă©trangers, mais Ă©galement les capitaux nationaux dans les pays en dĂ©veloppement – pour que le secteur privĂ© participe aux discussions sur le Cadre d’investissement.” 

 

Selon M. Lars G. Josefsson, PrĂ©sident et Directeur gĂ©nĂ©ral de Vattenfall AB, reprĂ©sentant le secteur privĂ©, la façon la meilleure de relever ce dĂ©fi est d’encourager une coopĂ©ration mondiale sur plusieurs fronts, du fait qu’aucune rĂ©gion, aucun pays ni secteur ne pourrait relever seul ce dĂ©fi.  « Aujourd’hui, les chefs d’entreprises se montrent en gĂ©nĂ©ral disposĂ©s Ă  agir. Nous avons besoin du soutien de la communautĂ© internationale pour former un cadre stable qui permette d’encourager les solutions commerciales, le dĂ©veloppement de la technologie et des investissements de type commercial, » a dĂ©clarĂ© M. Josefsson.

 

Selon M. Jean Lemierre, PrĂ©sident de la BERD et modĂ©rateur de la confĂ©rence, le dĂ©bat sur le changement climatique est bien connu, mais les organisations internationales ont dĂ©sormais un rĂŽle Ă  jouer pour assurer une participation efficace du secteur privĂ© Ă  la rĂ©duction de l’utilisation du carbone dans le monde   Il a expliquĂ© que l’objectif principal de la confĂ©rence Ă©tait d’écouter les chefs d’entreprises et d’institutions bancaires expliquer les raisons qui les empĂȘchent de financer l’énergie durable et les mesures que les gouvernements et les BMD pourraient prendre pour aider Ă  rĂ©duire de tels obstacles.

 

Lors du deuxiĂšme jour de la confĂ©rence, des groupes de travail mixtes public/privĂ©, regroupant des cadres supĂ©rieurs d’entreprises privĂ©es et d’institutions participant Ă  la confĂ©rence, ont discutĂ© de thĂšmes prĂ©cis mais aussi des possibilitĂ©s de dĂ©velopper le financement du secteur privĂ© dans cinq domaines: l’énergie propre, l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, l’énergie renouvelable, les instruments financiers, et l’adaptation.

 

Les dirigeants du monde des affaires des pays dĂ©veloppĂ©s et des pays en dĂ©veloppement, et les reprĂ©sentants d’institutions financiĂšres et de banques de dĂ©veloppement se sont mis d’accord pour coordonner leurs approches respectives afin d’éliminer les obstacles actuels Ă  des investissements accrus dans l’énergie propre dans les pays en dĂ©veloppement et dans les pays en transition.  Il y a consensus sur le rĂŽle du CEIF comme point de rencontre mondial des investissements privĂ©s et publics, conformĂ©ment aux Cadres d’investissement rĂ©gionaux dĂ©veloppĂ©s par les BMD et selon leurs avantages comparatifs respectifs. Le secteur privĂ© est un partenaire indispensable au niveau rĂ©gional et international.  

 

Le travail de ces groupes mixtes se poursuivra au printemps, avec pour objectif de prĂ©parer d’ici juin 2007 un ensemble de recommandations qu’ils prĂ©senteront Ă  la rĂ©union ministĂ©rielle de Gleneagles devant se tenir Ă  Berlin dĂ©but septembre 2007, aux rencontres annuelles de la Banque mondiale et du FMI (octobre 2007), au Forum de Davos en janvier 2008, et Ă  la PrĂ©sidence japonaise du G-8.

 

 





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