Communiqué de Presse No:2007/273/AFR  Pour de plus amples informations, veuillez contacter:  Fondation Princess of Africa: Vanessa Peters, Directeur de la communication Tél : +27 11 454 2059, Cel: 082 327 6286 Courriel: vanessa@poafoundation.co.za Site web: www.poafoundation.co.za  Banque mondiale: Mallory L. Saleson, Affaires Extérieures Botswana, Lesotho, Namibie, Afrique du Sud, Swaziland Tél.: 27-11-731-3087 (Johannesburg)        27-12-431-3100 (Pretoria) DAMA: 5757-3087 Cel: 27-82-570-6470 Site web: www.worldbank.org JOHANNESBOURG, 15 Mars 2007— La célèbre chanteuse sud-africaine, Yvonne Chaka Chaka, dénommée à travers la région «Princesse d’Afrique », a inauguré ce jour une nouvelle fondation destinée à améliorer la transparence et la responsabilité en matière d’utilisation des fonds consacrés à la lutte contre le paludisme sur le continent. Son initiative vient renforcer l’une des principales recommandations contenue dans le rapport sur le financement de la lutte antipaludique du All Party Parliamentary Malaria Group (APPMG), un groupe parlementaire britannique multipartite de promotion de la lutte antipaludique (APPMG). Ce rapport sera lancé aujourd’hui à Londres par M. Hilary Benn, ministre britannique du développement international. Accompagnée de M. Paul Wolfowitz, Président du Groupe de la Banque mondiale, Mme Chaka Chaka, qui est également Ambassadrice de la lutte antipaludique de l’UNICEF, appelle les donateurs, les pays bénéficiaires, les agences de développement et les membres de l’initiative «Faire Reculer le paludisme» à veiller à une utilisation transparente et efficace des fonds destinés à la lutte antipaludique de manière à produire des résultats tangibles. Elle a également exhorté les pays africains et les bailleurs de fonds à respecter leurs promesses de lutter contre le paludisme afin de réduire les décès et les maladies causés par les moustiques. “Nous servirons de catalyseurs dans l’émergence d’une société Africaine plus autonome et mieux informée sur paludisme, ses causes et les moyens efficaces de lutte contre le fléau,†a affirmé Mme Yvonne Chaka Chaka lors du lancement de sa nouvelle fondation en Afrique du Sud. “La Fondation vise à mobiliser toute la société africaine afin de renforcer les capacités des communautés locales et de gagner leur participation.† Selon l’ambassadrice Chaka Chaka, des actions urgentes sont nécessaires pour faire face, non seulement au nombre important de décès et de maladies causés chaque année par le paludisme mais également aux pertes économiques. Le paludisme affecte directement la croissance économique. En effet, des adultes affaiblis par la maladie, ne peuvent pas travailler et perdent du même coup leurs revenus. Il affecte aussi le système éducatif lorsque la maladie empêche les enfants d’aller à l’école pour apprendre et les enseignants d’y enseigner.  Mme Chaka Chaka a aussi mis l’accent sur l’une des principales recommandations du rapport APPMG qui exhorte les donateurs et les pays africains à s’engager à mobiliser de nouvelles sources de financement, plus prévisibles et à long terme, pour permettre aux ministres de la santé de la région de mettre en place des programmes durables et efficaces de lutte contre le paludisme. De nouvelles ressources sont en effet nécessaires pour prévenir et traiter le paludisme parmi les populations les plus pauvres d’Afrique qui n’ont jusque-là , pas accès aux médicaments et aux mesures de prévention qui peuvent leur sauver la vie.  La Banque mondiale s’est félicitée de l’accent mis par la nouvelle fondation sur une meilleure transparence et responsabilité en matière d’utilisation des fonds destinés à la lutte antipaludique. Chaque année, le paludisme tue plus d’un million personnes, en majorité des enfants et affecte également des millions d’autres en Afrique. La Banque estime, donc, qu’il est impératif que les pays pauvres, les bailleurs de fonds, les organisations de la société civile et d’autres importants groupes soient mieux outillés pour assurer le suivi des flux de fonds destinés à la lutte contre le paludisme, et de démontrer que les programmes antipaludiques qu’ils ont financés ont réussi à réduire les taux de décès et de maladies. “Nous sommes à un tournant décisif,†a précisé M. Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale. “Les résultats nationaux commencent à s’améliorer grâce à la distribution de moustiquaires imprégnés, la vulgarisation des insecticides pour les habitations et la réduction de la transmission du paludisme et des décès connexes. Il est possible de remporter la victoire dans la lutte contre ce fléau, mais nous devons suivre les résultats de près, et les efforts doivent être soutenus.† M. Wolfowitz a également mis l’accent sur la responsabilité et la transparence comme étant des piliers importants du Programme renforcé de lutte contre le paludisme en Afrique. Ce programme, financé par la Banque mondiale, a été lancé en fin 2005, afin d’aider les pays africains à réduire les décès, les maladies et les pertes économiques causés chaque année par le paludisme sur le continent. Le programme renforcé aide les pays à faire face aux coûts des mesures préventives telles que l’aspersion d’insecticides dans les maisons et l’utilisation des moustiquaires imprégnées, ainsi que des médicaments destinés à prévenir et traiter le paludisme. A ce jour, ce programme a engagé 357 millions de dollars EU pour la mise en oeuvre de projets de lutte contre le paludisme dans 11 pays africains.  |