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Faciliter le passage à l'économie de marché en Arménie

Dernière mise à jour : Février 2007
L'IDA en action : Politique économique - Faciliter le passage à l'économie de marché en Arménie

Défi à relever

À l'époque de son indépendance, en 1991, l'Arménie a traversé une grave récession : son PIB a chuté de plus de 50 % entre 1990 et 1993, et cela s'est accompagné d'une situation d'hyperinflation, d'un déficit budgétaire record de 55 %, de fermetures d'usine, d'un approvisionnement en électricité insuffisant et d'une vague d'émigration. Plus de la moitié de la population vivait alors en dessous du seuil de pauvreté, et 80 % environ des Arméniens ont dépendu de l'aide humanitaire pour survivre.

La démarche suivie

Une série de dix projets étalés sur 12 ans a appuyé le programme de réforme économique en vue de rétablir et maintenir la stabilité macroéconomique, de mettre en place les conditions nécessaires à la croissance de l'économie, et d'améliorer les conditions de vie. Tout cela devait servir de base au passage d'une économie à planification centralisée à une économie de marché. Le programme en question comprenait un crédit de redressement économique (1995-1996), cinq crédits d'ajustement structurels (entre 1996 et 2004), deux crédits d'assistance technique à l'ajustement structurel (entre 1996 et 2002), et deux crédits à l'appui de la réduction de la pauvreté (à partir de 2004, période en cours). Les projets d'assistance technique ont soutenu la mise en œuvre des huits projets d'ajustement en apportant les compétences nécessaires au renforcement des institutions.

Résultats

Sur cette période de 12 années, l'Arménie a affiché des niveaux spectaculaires de croissance intérieure, avec un taux moyen d'environ 10 % par an et qui a même atteint 13 et 14 % en 2005 et 2006, et de réduction de la pauvreté, laquelle est tombée de 56 % en 1998 à 30 % en 2005.

Principales réalisations :
Discipline financière et gestion du secteur public
- Stabilisation de l'économie : l'inflation, qui atteignait 176 % avant le programme d'ajustement, n'était plus que de 0,6 % en 2005 ; le déficit budgétaire a été ramené de 9 à 1,9 % ; et la croissance s'est établie en moyenne à 10 % environ par an.
- Amélioration de la gestion budgétaire par l'adoption d'un cadre de dépenses à moyen terme rigoureux, permettant de gérer le passage à une plus grande échelle dans le processus de réformes sectorielles.
- Amélioration de l'administration douanière et fiscale, et élargissement de la base d'imposition.
- Dans le domaine énergétique, meilleure discipline en matière de paiement des services, le taux de recouvrement des factures étant passé de 30 % à 85 %.

Développement du secteur privé
- Élimination de la quasi-totalité des dispositifs de contrôle des prix et des barrières commerciales.
- Adoption des mesures essentielles de législation financière dès le début du programme (législations sur les biens immobiliers, l'insolvabilité des banques, les faillites et les garanties).
- Réduction de la bureaucratie : l'Arménie est 34e au classement de l'édition 2007 du rapport Doing Business.
- Privatisation de la quasi-totalité des entreprises d'État.

Développement social
- Adoption d'une stratégie de réduction de la pauvreté qui constitue un important outil pour la formulation des politiques.
- Net accroissement des crédits budgétaires pour la santé et l'éducation : ils ont doublé entre 2002 et 2006.
- Les prestations des régimes de pension et de protection sociale de la famille ont augmenté de plus de 50 % durant la période 2002-04.

Contribution de l’IDA

- Apport financier de 382 millions de dollars, sur les 410 millions représentant le coût total des dix projets ; les 28 millions restants sont provenus de sources diverses, principalement des Pays-Bas, ainsi que de l'Argentine.
- Les projets se sont succédés rapidement, ce qui a apporté un appui technique et financier continu au gouvernement et entraîné une masse critique de réformes qui ont contribué à élever les niveaux de vie.
- Ils n'ont pas seulement fourni les ressources essentielles au financement du déficit, mais ils ont aussi donné aux autorités une véritable possibilité de tirer parti des compétences étrangères. L'assistance technique a été fournie par l'IDA et des donateurs bilatéraux, avec un appui significatif du Fonds spécial du Japon pour l'élaboration des politiques et la valorisation des ressources humaines.
- Les projets d'investissement menés en parallèle dans les domaines de l'eau, de la santé, de l'éducation et de l'électricité se sont renforcés mutuellement. Ainsi, les crédits à l'appui des réformes qui ont soutenu l'amélioration de la réglementation et des règles de propriété dans le secteur énergétique ont eu pour contrepartie des crédits d'investissement dans ce même secteur.
- Ces projets de portée sectorielle ont été étroitement liés aux programmes de stabilisation et de réduction de la pauvreté menés par le FMI.

Prochaines étapes

- L'Arménie bénéficie de deux autres crédits de l'IDA à l'appui de la réduction de la pauvreté, qui visent à aider les autorités à renforcer la gouvernance du secteur public et des entreprises, y compris dans le domaine douanier et fiscal, ainsi que la politique de la concurrence et les mesures en faveur du développement humain. Ces projets à l'appui des réformes sont étroitement liés à ceux en cours portant sur des secteurs donnés.
- L'achèvement de cette série de crédits coïncidera avec les élections parlementaires et présidentielles prévues, respectivement, pour 2007 et 2008. Les futures opérations de prêt à l'appui des réformes seront fonction des besoins budgétaires du pays et de l'engagement de ses dirigeants à poursuivre un programme de réformes.

En savoir plus

Activités de prêt à l'appui des réformes en Arménie (en anglais)
Documents du projet | Fiche synthétique




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