APERÇU : - Le réseau Développement durable est devenu opérationnel en janvier 2007, à la suite de la fusion des anciens réseaux INF (Infrastructure) et ESSD (Développement écologiquement et socialement durable). Il est placé sous la direction de Katherine Sierra, vice-présidente à la Banque mondiale.
- La fusion de ces deux réseaux répondait à quatre objectifs : généraliser la prise en compte des questions environnementales dans l’action de la Banque, améliorer les synergies entre ses services, assurer une meilleure intégration de ses activités fondamentales, et faire en sorte qu’elle se concentre plus encore sur l’impératif de viabilité environnementale dans le même temps où elle accroît son effort d’investissement dans l’infrastructure.
Développement durable : Lien indispensable entre court et long terme Le développement durable se définit comme un développement qui répond aux besoins des sociétés actuelles sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs, et qui présente ainsi de meilleures chances de progrès au plan économique, social et humain que celles offertes à la génération actuelle. Vision : Une perspective à long terme, pour un monde meilleur Selon les estimations, la population mondiale est destinée à atteindre d'ici 2050 le chiffre de 9 milliards, contre 6 milliards à l'heure actuelle. Cet accroissement de population se concentrera presque exclusivement dans les villes et métropoles des pays en développement. Dans l’hypothèse d’une croissance du PIB par habitant de 2 % dans les pays riches (le taux moyen de ces 20 dernières années) et de 3,3 % dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire (le niveau de croissance enregistré dans les années 60 et 70), le revenu mondial dépasserait 135 000 milliards de dollars en 2050, contre 35 000 milliards de dollars aujourd’hui. À cette date, le monde aurait largement les moyens de répondre aux besoins humains fondamentaux que sont le logement, l’alimentation et l’habillement. Ses habitants seraient en outre en meilleure santé et plus instruits. À s’en tenir aux estimations même pessimistes, l’espérance de vie dans le groupe actuel des pays à revenu faible ou intermédiaire se situerait à 72 ans (contre 64 aujourd’hui), et la mortalité des moins de 5 ans à 17 pour 1 000 naissances vivantes (contre 85 pour 1 000). Enfin, le taux d’analphabétisme des adultes pourrait être inférieur à 5 %, soit le cinquième de ce qu’il est actuellement (25 %). Faire cadrer l’avenir avec les besoins actuels : Occasion historique et mission du réseau SDN Beaucoup de décisions à prendre à court terme auront des conséquences sur le long terme. Par exemple, une bonne partie des infrastructures mises en place dans les 20 années qui viennent existeront encore en 2050. Une occasion s’offre aux responsables mondiaux de prendre aujourd’hui des mesures qui amélioreront les options de développement pour les générations futures. En encourageant des stratégies de croissance économique fondées sur un développement accru de l’agriculture et des infrastructures — un double objectif qui est à la fois censé au plan financier, économique et écologique, et socialement acceptable —, nous assurons une meilleure convergence entre un avenir viable et les besoins immédiats qui se posent aujourd’hui : croissance économique, création de richesse et réduction de la pauvreté. Les objectifs de développement pour le Millénaire (ODM), qui ont notamment pour but de réduire la pauvreté de moitié d’ici 2015, représentent un point de repère essentiel, le premier pas sur cette voie. Action de la Banque mondiale en matière de développement durable Le développement durable n’est pas une idée nouvelle, et des progrès rapides ont été faits depuis les années 80 dans la façon dont il est appréhendé et mis en œuvre. La Banque a joué un rôle moteur dans l’établissement d’une approche intégrée de la croissance économique, et elle entreprend à présent de porter ce concept à un nouveau niveau, en s’attachant à stimuler la croissance et à l’améliorer d’un point de vue qualitatif. La Vice-présidence pour un développement durable, qui regroupe au sein d’un seul et même réseau des domaines essentiels comme l’infrastructure (énergie et eau, transport, développement urbain, électricité, industries extractives, télécommunications) et les aspects développement social, environnement, agriculture et développement rural, est le fruit d’une nouvelle conception des choses, d’une convergence et de synergies d’ordre pratique. Les enseignements auxquels a donné lieu le développement de l’agriculture et des infrastructures ont clairement établi qu’une bonne gouvernance et une prise en compte des aspects environnementaux et sociaux sont des facteurs essentiels de réussite sur le terrain. Le débat consistant à distinguer développement et viabilité environnementale et sociale est manifestement clos : les deux aspects sont indissociables. Dans la réalité des choses, les ressources naturelles constituent pour beaucoup de pays en développement un facteur de croissance (forêts, services afférents aux écosystèmes) et de réduction de la pauvreté. Mais si les pays n’en font pas un usage approprié, leurs perspectives de croissance s’en trouveront compromises. Et sur le plan social, deux notions s’imposent aujourd’hui à l’évidence : d’une part, pour maintenir leur croissance, il faut aux pays des institutions solides, transparentes et responsables, des institutions qui permettent à l’État de fonctionner de manière effective pour subvenir aux besoins des populations ; d’autre part, une participation de la base au processus de prise de décision est indispensable pour parvenir à des résultats durables en matière de développement. Perspectives d’avenir La Vice-présidence pour un développement durable travaille en collaboration avec divers partenaires de développement, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Banque, et son champ d’action se situe à tous les niveaux — à l’échelle des grandes métropoles comme des plus petites localités, ainsi qu’à l’échelon mondial, national et local — en vue de parvenir aux résultats suivants : - Assurer des opportunités économiques fiables en répondant aux besoins de croissance des pays en développement grâce à l’agriculture, au développement urbain et rural, au renforcement de l’accès à l’énergie, aux services de transport, à l’accès à l’eau salubre et aux services d’assainissement, et aux télécommunications.
- Atténuer l'impact des émissions préjudiciables de carbone, et opérer les ajustements voulus pour faire face aux effets déjà évidents du changement climatique, tout en répondant aux besoins énergétiques des pauvres du monde entier.
- Renforcer l’attention sur la gestion durable des ressources naturelles au moyen de programmes phares au plan mondial pour éviter le déboisement, parvenir à une gestion durable des sols, faire appliquer les législations forestières et assurer le développement durable de la pêche, en y associant les principales parties intéressées (administrations, société civile, communauté des bailleurs de fonds et secteur privé).
- Améliorer la gouvernance dans tous les secteurs de l’économie qui ont été mentionnés, de manière à assurer des résultats durables sur le terrain par des approches mettant en jeu la participation et la responsabilité sociale.
- ### - Mise à jour : Octobre 2007 Contacts: Roger Morier – 202-473-5675 Rmorier@worldbank.org Kristyn Schrader : 202-458-2736 Kschrader@worldbank.org |