Développement durable : Lien indispensable entre court et long terme Le développement durable se définit comme un développement qui répond aux besoins des sociétés actuelles sans compromettre la capacité des générations futures d’atteindre leurs propres objectifs. Il vise une croissance économique partagée et à long terme et met l’accent sur la bonne gestion des questions environnementales et la responsabilité sociale. Pour le personnel de la Banque mondiale, cette approche revient à promouvoir la réduction de la pauvreté et la croissance en renforçant les investissements durables, sectoriels comme multisectoriels (dans l’infrastructure, l’agriculture, les ressources naturelles), et à faire évoluer les institutions vers davantage d’équité et de responsabilité. Vision : Une perspective à long terme, pour un monde meilleur Selon les estimations, la population mondiale est destinée à atteindre d'ici 2050 le chiffre de 9 milliards, contre 6 milliards à l'heure actuelle. Cet accroissement de population se concentrera presque exclusivement dans les villes et métropoles des pays en développement. Dans l’hypothèse d’une croissance du PIB par habitant de 2 % dans les pays riches (le taux moyen de ces 20 dernières années) et de 3,3 % dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire (le niveau de croissance enregistré au cours des années 60 et 70), le revenu mondial atteindrait 135 000 milliards de dollars en 2050, contre 35 000 milliards de dollars aujourd’hui. À cette date, le monde aurait alors largement les moyens de répondre aux besoins humains fondamentaux que sont le logement, l’alimentation et l’habillement. Ses habitants seraient en outre en meilleure santé et plus instruits. Même à s’en tenir à des estimations pessimistes, l’espérance de vie dans le groupe actuel des pays à revenu faible ou intermédiaire se situerait à 72 ans (contre 64 aujourd’hui), et le taux de mortalité des moins de 5 ans s’établirait à 17 pour 1 000 naissances vivantes (contre 85 pour 1 000 aujourd’hui). Enfin, le taux d’analphabétisme des adultes pourrait être inférieur à 5 %, soit le cinquième de ce qu’il est actuellement (25 %). Faire cadrer l’avenir avec les besoins actuels : une mission De nombreuses décisions devant être prise à court terme auront des conséquences sur le long terme. Par exemple, une bonne partie des infrastructures mises en place dans les 20 prochaines années existeront encore en 2050. Une occasion s’offre aux responsables mondiaux de prendre aujourd’hui des mesures qui amélioreront les options de développement pour les générations futures. En encourageant des stratégies de croissance économique fondées sur un développement accru de l’agriculture et des infrastructures (un double objectif qui est à la fois responsable sur les plans financier, économique et écologique, et socialement acceptable), nous assurons une meilleure convergence entre un avenir durable et les besoins immédiats en termes de croissance économique, création de richesses et réduction de la pauvreté. Les objectifs de développement pour le Millénaire (ODM), qui ont notamment pour but de réduire la pauvreté de moitié d’ici 2015, représentent un point de repère essentiel et constituent le premier pas sur cette voie. Action de la Banque mondiale en matière de développement durable Le développement durable n’est pas une idée nouvelle, et des progrès rapides ont été faits depuis les années 80 dans la façon dont il est appréhendé et mis en œuvre. La Banque a joué un rôle moteur dans l’établissement d’une approche intégrée de la croissance économique, et elle entreprend à présent de porter ce concept à un nouveau stade, en s’attachant à stimuler la croissance et à l’améliorer d’un point de vue qualitatif. La Vice-présidence pour un développement durable, qui regroupe au sein d’un seul et même réseau des domaines essentiels comme l’infrastructure (énergie et eau, transport, développement urbain, électricité, industries extractives, télécommunications) et les aspects développement social, environnement, agriculture et développement rural, est le fruit d’une nouvelle conception des choses, d’une convergence et de synergies d’ordre pratique. Les enseignements tirés du développement de l’agriculture et des infrastructures ont clairement établi qu’une bonne gouvernance et une prise en compte des aspects environnementaux et sociaux sont des facteurs essentiels de réussite sur le terrain. Le débat consistant à distinguer développement et durabilité environnementale et sociale est manifestement clos : les deux aspects sont indissociables. Dans la réalité des choses, les ressources naturelles constituent pour beaucoup de pays en développement un facteur de croissance (forêts, services afférents aux écosystèmes) et de réduction de la pauvreté. Mais si les pays n’en font pas un usage approprié, leurs perspectives de croissance s’en trouveront compromises. Et sur le plan social, deux notions s’imposent aujourd’hui à l’évidence : d’une part, pour maintenir leur croissance, il faut aux pays des institutions solides, transparentes et responsables, des institutions qui permettent à l’État de fonctionner de manière efficace pour subvenir aux besoins des populations ; d’autre part, une participation de la base au processus de prise de décision est indispensable pour parvenir à des résultats durables en matière de développement. Perspectives d’avenir La Vice-présidence pour un développement durable travaille en collaboration avec divers partenaires de développement, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Banque, et son champ d’action se situe à tous les niveaux (à l’échelle des grandes métropoles comme des plus petites localités, ainsi qu’à l’échelon mondial, national et local) en vue de parvenir aux résultats suivants : - Assurer des opportunités économiques fiables en répondant aux besoins de croissance économique des pays en développement grâce à l’agriculture, au développement urbain et rural, au renforcement de l’accès à l’énergie, aux services de transport, à l’accès à l’eau salubre et aux services d’assainissement, et aux télécommunications.
- Atténuer l'impact des émissions préjudiciables de carbone, et opérer les ajustements nécessaires pour faire face aux effets déjà évidents du changement climatique, tout en répondant aux besoins énergétiques des populations pauvres du monde entier.
- Renforcer l’attention sur la gestion durable des ressources naturelles au moyen de programmes phares au plan mondial pour éviter le déboisement, parvenir à une gestion durable des sols, faire appliquer les législations forestières et assurer le développement durable de la pêche, en y associant les principales parties intéressées (gouvernements, société civile, communauté des bailleurs de fonds et secteur privé).
- Améliorer la gouvernance dans tous les secteurs de l’économie qui ont été mentionnés, de manière à assurer des résultats durables sur le terrain par des approches favorisant la participation et la responsabilité sociale.
Voir aussi la fiche thématique sur les politiques mises en place pour la protection de l'environnement. --- Contacts presse: Roger Morier: [+1] 202 473 5675 Email: rmorier@worldbank.org Robert Bisset: [+1] 202 458 5191 Email: rbisset@worldbank.org Karolina Ordon: [+1] 202 458 5971 Email: kordon@worldbank.org Mise à jour : octobre 2008 |