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Selon le Rapport de suivi mondial de la Banque mondiale et du FMI, atteindre les ODM d’ici 2015 exige de prĂȘter plus d’attention Ă  l’égalitĂ© des sexes et Ă  la situation des États fragiles

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  Mark Sundberg, auteur principal (MP3)

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Communiqué de presse   no  2007/296/DEC

 

Contacts :

Washington:Merrell Tuck-Primdahl (202) 473-9516

Mtuckprimdahl@worldbank.org

Kavita Watsa (202)458-8810

Kwatsa@worldbank.org

Radio/TV : NazanineAtabaki (202) 458-1450

Natabaki@worldbank.org

 

WASHINGTON, le 13 avril 2007 — Pour atteindre les principaux objectifs de dĂ©veloppement d’ici 2015, il faut accorder plus d’attention Ă  l’égalitĂ© des sexes et Ă  la situation des États fragiles. La communautĂ© internationale doit pour sa part renforcer les stratĂ©gies envisagĂ©es pour atteindre les huit objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire. S’il est vrai que partout sauf en Afrique subsaharienne on Ă©volue positivement vers la rĂ©alisation du premier objectif - rĂ©duire de moitiĂ© la pauvretĂ© -, il reste que les efforts dĂ©ployĂ©s pour atteindre les objectifs relatifs Ă  la mortalitĂ© infantile, Ă  la lutte contre les maladies et Ă  la protection de l’environnement sont insuffisants.

 

En examinant l’évolution du programme des ODM, l’édition 2007 du Rapport de suivi mondial - Les dĂ©fis de l’égalitĂ© des sexes et de la situation des États fragiles - passe en revue les contributions faites par les pays en dĂ©veloppement, les pays dĂ©veloppĂ©s et les institutions financiĂšres internationales (IFI) dans le but de remplir les engagements pris par tous Ă  l’égard du dĂ©veloppement. ApprouvĂ©s par 189 dirigeants du monde en 2000, ces objectifs appellent, entre autres, Ă  rĂ©duire de moitiĂ© la proportion de personnes vivant avec moins d’un dollar par jour, Ă  assurer l’éducation primaire pour tous, Ă  faire reculer la mortalitĂ© infantile et maternelle et Ă  protĂ©ger l’environnement, entre 1990 et 2015. 

 

GrĂące aux effets conjuguĂ©s d’une croissance Ă©conomique forte et de l’application de meilleures politiques, plus de 34 millions d’enfants supplĂ©mentaires des pays pauvres ont eu la chance de frĂ©quenter et d’achever le cycle scolaire primaire depuis 2000 ; plus de 550 millions d’enfants ont Ă©tĂ© vaccinĂ©s contre la rougeole et le nombre de personnes porteuses du VIH ayant accĂšs Ă  la thĂ©rapie antirĂ©trovirale s’est quasiment multipliĂ© par sept depuis 2001. Toutefois, dans certaines rĂ©gions—l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud en particulier - un certain nombre de pays ne sont pas du tout en bonne voie pour atteindre les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire et de nombreuses personnes sont laissĂ©es pour compte.

 

« De nombreux pays pauvres prennent les dĂ©cisions difficiles qui s’imposent, de sorte Ă  faire de la rĂ©duction de la   pauvretĂ© et de la croissance les cibles de leurs politiques. Mais ces pays ne sont pas en mesure de relever   un tel dĂ©fi Ă  eux tous seuls. Il leur faut une aide viable, prĂ©visible et fournie de maniĂšre efficace par leurs partenaires », estime Rodrigo de Rato, Directeur gĂ©nĂ©ral du FMI.

 

Cette annĂ©e, le Rapport de suivi mondial porte principalement sur l’égalitĂ© des sexes, l’absence d’opportunitĂ©s pour les femmes et la vulnĂ©rabilitĂ© des États fragiles. Les auteurs du rapport soulignent que le troisiĂšme ODM   —promouvoir l’égalitĂ© des sexes et l’autonomisation des femmes—est non seulement important pour des raisons d’équitĂ©, mais est aussi essentiel pour le bien-ĂȘtre Ă©conomique et le progrĂšs vers la rĂ©alisation d’autres objectifs tels que la rĂ©duction de la pauvretĂ© de moitiĂ©, l’éducation primaire pour tous et la rĂ©duction du taux de mortalitĂ© des enfants de moins de cinq ans.  

 

 

« La pauvretĂ© chronique et l’inĂ©galitĂ© des chances au dĂ©triment des femmes freinent le dĂ©veloppement et font obstacle Ă  la rĂ©alisation des ODM.   Une attention plus grande doit ĂȘtre par ailleurs accordĂ©e aux États fragiles pour atteindre les objectifs visĂ©s, affirme Paul Wolfowitz, PrĂ©sident de la Banque mondiale,   et d’ajouter, « Nous sommes confrontĂ©s au double dĂ©fi de devoir nous concentrer sur les plus nĂ©cessiteux tout en allant de l’avant dans les pays qui enregistrent de bons rĂ©sultats et se rapprochent des objectifs qu’ils se sont assignĂ©s ».

 

On estime Ă  135 millions, le nombre de personnes sorties de la pauvretĂ© extrĂȘme entre 1999 et 2004, principalement en raison de la croissance forte observĂ©e dans les pays en dĂ©veloppement. La proportion de personnes vivant avec moins d’un dollar par jour en Afrique subsaharienne a baissĂ© d’environ cinq points de pourcentage et s’est Ă©tablie Ă  41 % durant la mĂȘme pĂ©riode, quoiqu’en valeur absolue, le nombre de pauvres est restĂ© inchangĂ© Ă  environ 300 millions, essentiellement Ă  cause des effets d’une croissance dĂ©mographique Ă©levĂ©e. En 2004, la proportion de pauvres vivant avec un dollar par jour dans l’ensemble des autres rĂ©gions du monde en dĂ©veloppement avait diminuĂ©, l’Asie de l’Est affichant le niveau le plus important de cette baisse.  

 

L’évolution a Ă©tĂ© inĂ©gale sur le front de l’égalitĂ© des sexes et de l’autonomisation des femmes. L’action concertĂ©e des pays a permis de rĂ©aliser une augmentation remarquable du taux de scolarisation des filles au cours de la dĂ©cennie Ă©coulĂ©e pour obtenir, dans la majoritĂ© (83 sur 106) des pays en dĂ©veloppement, la paritĂ© entre les sexes dans la scolarisation primaire. Cependant, le mieux que l’on puisse dire concernant la participation des femmes Ă  l’économie et aux dĂ©cisions politiques durant la mĂȘme pĂ©riode, c’est qu’elle aura Ă©tĂ© limitĂ©e. Le rapport recommande que les bailleurs de fonds et les institutions internationales de financement jouent un rĂŽle plus grand dans le suivi de l’égalitĂ© des sexes et  contribuent Ă  Ă©largir l’accĂšs des femmes aux opportunitĂ©s, Ă  accroĂźtre leurs droits et Ă  leur accorder davantage les moyens de se faire entendre. C’est une question de bon sens que de promouvoir l’égalitĂ© des sexes, souligne le rapport.

 

Les progrĂšs en direction des ODM sont Ă©galement un dĂ©fi majeur pour les 35 États fragiles que compte le monde. Ces pays se prĂ©sentent comme des nations particuliĂšrement affectĂ©es par le caractĂšre inadĂ©quat de leurs institutions et de la gouvernance, et sont gĂ©nĂ©ralement en proie Ă  des conflits ou crises. Nombre d’entre eux figurent parmi les pays les moins bien placĂ©s pour atteindre les ODM. On estime à  9 % la proportion de la population du monde en dĂ©veloppement (485 millions de personnes) qui vit dans les États fragiles alors que ceux-ci abritent 27 % des personnes en situation de pauvretĂ© extrĂȘme vivant dans le monde en dĂ©veloppement. Par ailleurs, prĂšs d’un tiers des dĂ©cĂšs infantiles ont lieu dans les États fragiles. Les bailleurs de fonds et les institutions internationales se doivent de reconsidĂ©rer le mode de fourniture de l’aide, de sorte Ă  rendre plus efficace leur appui Ă  ces pays, notamment dans les situations de redressement Ă©conomique oĂč il existe de rĂ©elles opportunitĂ©s d’accomplir des progrĂšs.  

 

La prĂ©sente Ă©dition du Rapport de suivi mondial fait aussi le point sur le contexte gĂ©nĂ©ral de l’aide, un environnement en mutation. Il Ă©value les progrĂšs accomplis dans la mise en Ɠuvre des engagements pris Ă  la suite du Consensus de Monterrey en 2002 ; le Consensus engage les pays en dĂ©veloppement Ă  amĂ©liorer leurs politiques et tient les nations dĂ©veloppĂ©es comptables de l’engagement qu’elles ont pris d’accroĂźtre le volume et la qualitĂ© de l’aide et d’élargir l’accĂšs aux marchĂ©s. L’évaluation est faite du respect des engagements pris par les pays du G8 au sujet de l’aide, de mĂȘme que sont Ă©valuĂ©s les progrĂšs accomplis dans la mise en Ɠuvre de la DĂ©claration de Paris sur l’efficacitĂ© de l’aide en date de 2005.

 

  « La fragmentation de l’aide ralentit les progrĂšs vers la rĂ©alisation des ODM. L’augmentation de l’aide est en soit souhaitable, mais la prolifĂ©ration de bailleurs de fonds et de fonds mondiaux, et l’affectation des ressources Ă  des emplois particuliers dans le cadre de nouvelles initiatives constituent autant de facteurs qui modifient les prioritĂ©s et exercent une forte pression sur les capacitĂ©s des pays en dĂ©veloppement. Pour que l’aide soit plus efficace, nous devons amĂ©liorer sa coordination », affirme François Bourguignon, Économiste en chef de la Banque mondiale et Premier Vice-prĂ©sident, Économie du dĂ©veloppement.  

 

En 2005, l’aide publique au dĂ©veloppement (APD) accordĂ©e par les pays membres du ComitĂ© d’aide au dĂ©veloppement s’est montĂ©e Ă  106,8 milliards de dollars, quoique cette augmentation tienne principalement   aux opĂ©rations d’allĂ©gement de dette. Par la suite, l’APD a baissĂ© en 2006 Ă  environ 103,9 milliards de dollars, suscitant des inquiĂ©tudes sur les promesses faites par le G8 Ă  Gleneagles de doubler l’aide Ă  l’Afrique au plus tard en 2010.

 

« En 2006, la majoritĂ© des pays en dĂ©veloppement a connu une augmentation limitĂ©e, voire inexistante des flux rĂ©els d’aide publique. Pour que les bailleurs de fonds puissent dĂ©gager 50 milliards de dollars supplĂ©mentaires d’aide annuelle (comparĂ©e au niveau de 2004) d’ici Ă  2010, il faudrait que cette situation change rapidement.   Une telle augmentation   doit cependant s’accompagner de plans nationaux de bonne qualitĂ© technique et assortis de calendriers pour atteindre les ODM », conclut Mark Sundberg, rĂ©dacteur en chef du rapport.

 




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