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La pauvreté tombe au-dessous du milliard de personnes, selon la Banque mondiale

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WASHINGTON, 15 avril 2007 —  Les taux de pauvreté au niveau mondial ont continué de baisser au cours des quatre premières années du XXIe siècle, d’après de nouvelles estimations publiées dans les Indicateurs du développement dans le monde de 2007, qui paraissent aujourd’hui. La proportion de personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour est passée à 18,4 % en 2004, ce qui veut dire qu’environ 985 millions de personnes vivaient encore dans une pauvreté extrême, contre 1,25 milliard en 1990. Le nombre de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour baisse aussi, mais on estime que 2,6 milliards de pauvres, soit presque la moitié de la population des pays en développement, appartenaient encore à cette catégorie en 2004.

Depuis 2000, la croissance du PIB par habitant est robuste dans les pays en développement, atteignant 4,8 % par an en moyenne, ce qui a contribué à la diminution rapide des taux de pauvreté dans toutes les régions du monde en développement au cours des dernières années. Le très fort recul de la pauvreté en Chine pendant cette période explique aussi largement pourquoi le nombre de personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour s’est réduit de plus de 260 millions entre 1990 et 2004. Le taux de pauvreté extrême en Asie de l’Est est ainsi tombé à 9 % en 2004.

Dans le reste du monde en développement, des résultats économiques solides et une plus faible incidence de la pauvreté dans la plupart des régions ont annulé l’augmentation du nombre même de pauvres, qui aurait pu autrement accompagner l’accroissement de la population. En Afrique subsaharienne, 298 millions de personnes vivaient dans l’extrême pauvreté en 2004, pratiquement le même nombre qu’en 1999, alors que ce chiffre n’avait cessé d’augmenter au cours des 20 années précédentes.

Il ressort de ce rapport que la réduction de la pauvreté n’a pas toujours, ni partout, été proportionnelle à la croissance du revenu pendant la dernière décennie. Dans certains pays ou régions, les inégalités se sont creusées, les pauvres ne tirant pas parti de l’expansion économique du fait de l’absence de possibilités d’emploi, du manque d’instruction ou d’une mauvaise santé.

« Pour faire reculer la pauvreté, la croissance est une condition nécessaire mais non suffisante. Les Indicateurs du développement dans le monde ne s’arrêtent pas aux taux de croissance et de pauvreté, mais s’intéressent à la distribution du revenu, à l’amélioration des soins de santé et de l’éducation, et au cadre d’activité économique. Tous ces facteurs influent sur la vie des pauvres » a déclaré François Bourguignon, chef économiste et premier vice-président, développement économique, à la Banque mondiale.

Les Indicateurs du développement dans le monde de 2007 dressent un tableau détaillé du monde, données à l’appui. Ainsi, ils présentent des informations sur les dépenses de santé, le transport et les autres équipements collectifs, la qualité de la gestion du secteur public, l’accès à l’internet, l’accès à des ressources en eau de meilleure qualité et les émissions de dioxyde de carbone

Cette 11e édition des Indicateurs s’intéresse aux pays qui ont obtenu des résultats particulièrement bons ces 10 dernières années. Il en existe dans toutes les régions, notamment dans de nombreux États d’Europe orientale et de l’ex-Union soviétique où la croissance du PIB par habitant a été particulièrement rapide. Mais cette édition montre aussi que la baisse de la mortalité a été en moyenne la plus faible dans les pays où le taux de mortalité des moins de cinq ans était le plus élevé il y a 10 ans.

Selon Alan Gelb, directeur de la politique de développement, « ces résultats sont inquiétants. Le fait que la mortalité des moins de cinq ans soit 15 fois plus élevée dans les pays à faible revenu que dans les pays prospères est une parfaite illustration du chemin qu’il nous reste à parcourir ».

Mesurer l’efficacité des politiques et institutions nationales

« Cette année, nous présentons de nouvelles données sur la performance des gouvernements »a ajouté   Eric Swanson, directeur du programme dans le Groupe chargé des données sur le développement à la Banque mondiale. « Les indicateurs de la gouvernance sont des outils qui permettent d’évaluer les forces et les faiblesses des institutions publiques. Un gouvernement compétent et des institutions de qualité favorisent la croissance, accroissent le revenu et réduisent la pauvreté. »

Depuis le milieu des années 70, la Banque mondiale évalue la performance des gouvernements pour déterminer les montants des ressources qu’elle alloue à des conditions libérales. Dans l’évaluation annuelle de la politique et des institutions nationales, la CPIA, les services de la Banque évaluent ces aspects dans quatre domaines : la gestion économique, les politiques structurelles, les politiques qui combattent l’exclusion et favorisent l’équité, et la gestion et les institutions du secteur public.

Les Indicateurs de 2007 présentent les dernières données de la CPIA pour les 76 pays pouvant prétendre à des dons ou des crédits de l’Association internationale de développement (IDA), l’institution de la Banque mondiale qui accorde des financements aux pays les plus pauvres. Les indicateurs de la CPIA permettent d’évaluer dans quelle mesure le cadre institutionnel et les politiques d’un pays favorisent la croissance durable et la réduction de la pauvreté, et donc l’utilisation efficace de l’aide au développement

Nouvelles données sur la pauvreté

Pendant les 25 dernières années, la réalisation d’enquêtes à l’aide d’échantillons représentatifs des ménages au niveau national a énormément progressé dans les pays en développement. Il s’agit de la formule qui permet le mieux d’évaluer la réduction de la pauvreté. Exploitant les données provenant de plus de 500 enquêtes de ce type dans une centaine de pays, Martin Ravallion, directeur d’études senior, et Shaohua Chen, statisticien senior, viennent de publier de nouvelles estimations (2004) de la pauvreté par région pour les personnes vivant avec moins de 1 et 2 dollars par jour, respectivement. Pour tout complément d’information sur cette étude, utilisée pour préparer les Indicateurs, on peut consulter la page web suivante : http://econ.worldbank.org/povcalnet

 

 

 

Un guide complet de la physionomie du développement

Bien que s’appuyant sur une base de données de plus de 600 indicateurs couvrant  206 pays et territoires, les statistiques des pays pauvres comportent encore de graves lacunes.

« Nous travaillons avec nos partenaires internationaux et avec les pays en développement pour améliorer la qualité et la quantité de statistiques sur tous les aspects du développement » a rappeléShaida Badiee, directeur du Groupe chargé des données sur le développement.

L’ensemble de la base de données des Indicateurs du développement dans le monde est consultable sur WDI Online et sur CD-ROM. Plusieurs « petits recueils de données » existent aussi sur différents sujets. Un atlas du développement dans le monde et un atlas électronique des objectifs de développement pour le Millénaire (http://devdata.worldbank.org/atlas-mdg/) sont également disponibles.  

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