Communiqué de presse no 2007/329/SDN  
Contacts : DFID : Permanence de presse + 44-20 70230600 PNUD : Benjamin Craft +1-212-906-5344 ; benjamin.craft@undp.org Banque mondiale : Sergio Jellinek +1-202-294-6232 ; Sjellinek@worldbank.org  WASHINGTON, le 14 avril 2007 — Des bailleurs de fonds et organismes de développement multilatéraux et des pays en développement ont annoncé aujourd’hui de nouveaux engagements pour chercher à résoudre la crise de l’eau et de l’assainissement qui affecte les pauvres à travers le monde. Au niveau des pays en développement, en effet, plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à un approvisionnement en eau fiable, et la moitié de la population est privée de services d’assainissement adéquats.  Cette réponse de la communauté internationale a pris forme lors d’une réunion extraordinaire qui s’est tenue à l’occasion des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, à l’invitation de la Banque mondiale, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et du ministère britannique du Développement international (DFID). Réunissant des représentants des pays développés et en développement ainsi que des responsables de la société civile et des organismes de développement, cette session visait à lancer un effort concerté pour l’accès à l’eau salubre et à l’assainissement.  Un certain nombre de bailleurs de fonds présents ont pris une série d’engagements pour accroître et améliorer l’appui fourni aux pays pour le renforcement de leurs services d’alimentation en eau et d’assainissement, notamment : Soutenir les pays qui ont déjà des programmes en place et qui se sont engagés à investir leurs propres ressources. Aider ceux qui n’ont pas encore de programmes pour l’eau et l’assainissement à en élaborer. Renouveler leur engagement envers l’Initiative de la Banque africaine pour l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement en milieu rural, ce qui leur offre une occasion unique d’harmoniser, d’accroître et d’améliorer l’appui apporté aux programmes nationaux. Traiter de façon particulière le cas des pays qui, en dépit de leurs besoins, ne reçoivent pas une attention suffisante de leur part, ce qui consistera dans un premier temps à rendre compte de leurs besoins de financement non couverts, à convenir des mesures à prendre et à désigner ceux qui en seront chargés. Accorder une attention toute particulière aux services d’assainissement et à l’éducation sanitaire, qui constituent l’un et l’autre des moyens efficaces et rentables de sauver des vies.
 Les participants ont en outre convenu de mieux coordonner leurs actions au plan mondial pour qu’elles aient un plus gros impact sur le terrain, et identifié pour cela un certain nombre de mesures d’ordre pratique : Ils ont proposé qu’un rapport de suivi annuel de portée mondiale soit établi par l’organisation UN-Water et ses membres, et qu’il fasse une place particulière à l’assainissement dans sa première édition en 2008, qui est précisément l’année de l’assainissement. Cela permettra de rendre compte des progrès réalisés sur la voie des objectifs de développement pour le Millénaire (ODM) concernant l’eau et l’assainissement. Ils ont convenu qu’une réunion annuelle devrait se tenir pour examiner ce rapport et décider ensemble des suites à lui donner, la façon dont se tiendront ces réunions annuelles devant être précisée à l’occasion de la Semaine mondiale de l’eau qui aura lieu en août 2007 à Stockholm. Les plans d’action existants feront l’objet de mesures de suivi. Une approche concertée sera adoptée en matière d’assainissement.
 Le Président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, a fait à ce sujet la déclaration suivante : « Les dépenses publiques en matière d’eau et d’assainissement sont tombées à moins de 1 % du PIB dans la plupart des pays et, dans les plus pauvres d’entre eux, le financement assuré par le secteur privé est pour ainsi dire inexistant. La part de l’aide extérieure au développement consacrée à l’eau est, au mieux, restée stable. Ce dont on a besoin, c’est d’un doublement des investissements, de 15 milliards de dollars à 30 milliards par an. Les services d’eau, d’assainissement et d’hygiène sauvent des vies. La communauté internationale est tenue de répondre à cette crise avec détermination et passion. »  L’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement, Kemal Derviş, a déclaré pour sa part : « Comme on l’a vu dans le Rapport mondial sur le développement humain de l’année dernière et d’autres travaux d’analyse, veiller à ce que les pauvres aient accès à l’assainissement et à l’eau est essentiel à la réalisation de tous les ODM. Atteindre ces objectifs, y compris ceux consacrés à l’eau et à l’assainissement, est possible. Nous possédons les connaissances et les capacités financières voulues pour faire face à la crise de l’eau. Ce qui manque à présent, c’est une volonté politique suffisante, ainsi qu’une action convenue et concertée. C’est là qu’il faut un engagement et un appui collectif de notre part. »  La Ministre d’État pour l’Eau de l’Ouganda, Maria Mutagamba, qui est également présidente du Conseil des ministres africains chargés de l’eau (AMCOW), a déclaré : « Le message que nous vous adressons est clair. L’Afrique est prête à passer à l’échelle supérieure et à assurer l’assainissement et l’approvisionnement en eau pour tous. Nous avons besoin de l’appui des donateurs. Il convient d’attacher une attention toute particulière à l’assainissement et à l’hygiène. Plus de 60 % des Africains sont obligés de déféquer à ciel ouvert. Des toilettes sauvent des vies et sont un vecteur de dignité. Mais ce ne sont pas plus de toilettes qui amélioreront à elles seules la santé. Ce qui compte, c’est une meilleure hygiène. Et il faut pour cela parvenir à ce que le lavage des mains fasse partie des comportements normaux de tous les jours dans toutes les familles. »  Le Secrétaire d'État britannique au développement international, Hilary Benn, a quant à lui fait la déclaration suivante : « Je suis ravi que nous ayons arrêté ensemble des mesures véritablement pratiques pour nous attaquer à la crise mondiale de l’eau et de l’assainissement, qui coûte la vie à 5 000 enfants par jour. Nous avons ainsi convenu de ce qui sera désormais un rapport annuel sur l’eau et l’assainissement, décidé d’une session annuelle pour nous retrouver et prendre des décisions sur la base de ce rapport, et adopté l’idée que les Nations Unies identifieront dans chaque pays un organe chef de file pour les questions d’eau et d’assainissement. »  Notes destinées aux services de rédaction : Cette réunion a eu lieu aujourd’hui à Washington en marge des sessions que doit tenir dimanche le Comité du développement de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (composé des ministres des finances et du développement des pays membres).  Pour plus de renseignements, veuillez visiter les sites web suivants (en anglais) :  www.dfid.gov.uk et www.dfid.gov.uk/pubs/files/global-action-plan-water.pdf  www.undp.org/hdr2006  www.worldbank.org/watsan  # # #   |