En bref - La vice-prĂ©sidence Ă la DĂ©ontologie institutionnelle (INT) a Ă©tĂ© créée en 2001 par le Groupe de la Banque mondiale afin de se doter dâun service indĂ©pendant chargĂ© de procĂ©der Ă des enquĂȘtes sur les allĂ©gations dâactes de fraude et de corruption perpĂ©trĂ©s dans le cadre de projets financĂ©s par la Banque, ainsi que les fautes susceptibles dâĂȘtre commises par des membres de son personnel.
- Ces enquĂȘtes ont abouti depuis lors Ă la radiation pour actes illicites de 423 personnes physiques ou morales, dont 45 au cours du dernier exercice.
- Depuis dĂ©cembre 2010, la Banque mondiale a Ă©galement exclu 15 personnes physiques ou morales dans le cadre de lâaccord dâexclusion croisĂ©e quâelle a signĂ© en avril 2010 avec dâautres banques multilatĂ©rales de dĂ©veloppement et dont elle sâefforce dâapprofondir lâapplication en coopĂ©ration avec les autres institutions signataires.
- La vice-prĂ©sidence INT agit aussi pour prĂ©venir la corruption dans les opĂ©rations financĂ©es par la Banque en offrant des formations sur la prĂ©vention des fraudes et la dĂ©tection des « signaux dâalerte » â 1 200 membres du personnel ont Ă©tĂ© formĂ©s au cours de lâexercice prĂ©cĂ©dent.
- En dĂ©cembre 2010, la Banque mondiale a lancĂ© lâAlliance internationale des traqueurs de corruption, un rĂ©seau rĂ©unissant 286 responsables de la lutte anti-corruption originaires de plus de 134 pays et dont la vocation est de donner une portĂ©e mondiale aux efforts entrepris grĂące Ă des enquĂȘtes parallĂšles, un accĂšs facilitĂ© aux informations relatives aux investigations et le renforcement des juridictions assurant la poursuite des personnes concernĂ©es.
- La vice-prĂ©sidence Ă la DĂ©ontologie institutionnelle est composĂ©e de plus dâune centaine de professionnels des poursuites, de la rĂ©pression, de lâexpertise comptable judiciaire et de la prĂ©vention.
Notre action La mission de la vice-presidence Ă la DĂ©ontologie institutionnelle (INT) de la Banque mondiale est de prĂ©venir les risques dĂ©ontologiques et dâenquĂȘter sur les actes prĂ©sumĂ©s de fraude et de corruption commis dans le cadre des activitĂ©s financĂ©es par le Groupe de la Banque (enquĂȘtes externes) ainsi que dans ceux impliquant son personnel (enquĂȘtes internes). Ă la suite de ces enquĂȘtes, lâINT transmet ses conclusions au systĂšme de sanctions mis en place par la Banque mondiale, soit : le Responsable de lâĂ©valuation et de la suspension (premier degrĂ©) et le Conseil des sanctions (deuxiĂšme degrĂ©) pour les cas relatifs Ă des projets, et la vice-prĂ©sidence des Ressources humaines pour les cas relatifs au personnel de lâinstitution. En couplant les efforts dâenquĂȘte Ă une attention accrue Ă la prĂ©vention et Ă la dĂ©tection des signaux dâalerte dans les projets financĂ©s par la Banque, lâINT promeut une dĂ©marche proactive destinĂ©e Ă gĂ©rer les menaces de fraude et de corruption qui affectent les ressources du dĂ©veloppement, en particulier dans des contextes fragiles et des secteurs trĂšs Ă risque. Faits rĂ©cents La vice-prĂ©sidence Ă la DĂ©ontologie institutionnelle sâest attachĂ©e Ă lutter contre la fraude et la corruption dans les projets financĂ©s par la Banque en augmentant considĂ©rablement les ressources consacrĂ©es aux procĂ©dures dâenquĂȘte, la prĂ©vention et lâexpertise judiciaire et en tenant les auteurs dâactes rĂ©prĂ©hensibles comptables du gaspillage des ressources de dĂ©veloppement. Voici un aperçu des efforts entrepris en 2010/2011 : - Signature dâun accord dâexclusion croisĂ©e. En vertu de cet accord, entrĂ© en vigueur le 1er juin 2010, les entreprises radiĂ©es par le Groupe de la Banque mondiale sâexposent Ă la mĂȘme sanction de la part des autres banques multilatĂ©rales de dĂ©veloppement signataires (Banque africaine de dĂ©veloppement, Banque asiatique de dĂ©veloppement, Banque europĂ©enne pour la reconstruction et le dĂ©veloppement, Banque interamĂ©ricaine de dĂ©veloppement). Cet accord reprĂ©sente le premier mĂ©canisme dâapplication mondiale qui donne une portĂ©e internationale aux sanctions contre la fraude et la corruption dans les projets de dĂ©veloppement. Lâaccord stipule en effet quâune personne physique ou morale radiĂ©e par une banque multilatĂ©rale de dĂ©veloppement puisse ĂȘtre aussi sanctionnĂ©e pour le mĂȘme agissement rĂ©prĂ©hensible par les autres institutions signataires.
- Augmentation du nombre de cas sanctionnĂ©s et de radiations. Parvenir Ă empĂȘcher des personnes physiques ou morales de faire un usage abusif des fonds de la Banque constitue une rĂ©alisation essentielle du travail de lâINT, et ce dâautant plus que lâinstitution fournit de plus en plus de financements. La Banque mondiale a ainsi radiĂ© 423 entreprises, personnes et organisations non gouvernementales, leur interdisant de participer Ă de futurs projets financĂ©s par la Banque ; sur la totalitĂ© de ces radiations, 45 sont intervenues au cours du dernier exercice. Une rĂ©forme rĂ©cente du processus de sanction permet Ă la Banque de suspendre temporairement une sociĂ©tĂ© (câest-Ă -dire que cette sociĂ©tĂ© ne pourra pas participer Ă des appels dâoffres sur des projets financĂ©s par la Banque) si lâINT a Ă©tabli que cette sociĂ©tĂ© sâĂ©tait rendue coupable dâau moins une pratique rĂ©prĂ©hensible, lâINT continuant dâenquĂȘter sur dâautres cas prĂ©sumĂ©s de fraude ou de corruption.
- Versement dâune restitution de la part de la sociĂ©tĂ© italienne Lotti dans le cadre du premier rĂšglement nĂ©gociĂ©. En dĂ©cembre 2010, Ă lâissue dâune enquĂȘte institutionnelle, le Groupe de la Banque mondiale a exclu C. Lotti and Associati Societaâ di Ingegneria S.p.A. (Lotti) pour des agissements rĂ©prĂ©hensibles commis dans le cadre dâun projet de travaux publics financĂ© par la Banque mondiale dans le secteur de lâeau en IndonĂ©sie. En vertu de lâaccord de rĂšglement nĂ©gociĂ©, Lotti sâest engagĂ© Ă verser Ă lâIndonĂ©sie une somme estimĂ©e Ă 350 000 dollars Ă titre de restitution. Câest la premiĂšre fois quâune enquĂȘte pour fraude menĂ©e par la Banque mondiale aboutit Ă un accord comportant une clause de restitution. Câest aussi la premiĂšre fois que le principe de lâexclusion croisĂ©e entre banques multilatĂ©rales de dĂ©veloppement sâapplique Ă un accord de rĂšglement nĂ©gociĂ©.
- Nouveaux outils et services de conseil destinĂ©s Ă amĂ©liorer la prĂ©vention. LâINT, en collaboration avec des partenaires clĂ©s de lâensemble du Groupe de la Banque mondiale, sâefforce dâaider le personnel opĂ©rationnel Ă mettre en place des mesures de prĂ©vention dans les activitĂ©s quotidiennes de la Banque. La vice-prĂ©sidence a Ă©galement publiĂ© un Manuel de sensibilisation Ă la fraude et Ă la corruption, premier exposĂ© complet des enseignements tirĂ©s de ses enquĂȘtes. En janvier 2011, lâINT a inaugurĂ© des cours de dĂ©ontologie institutionnelle Ă lâintention du personnel opĂ©rationnel et destinĂ©s Ă amĂ©liorer les connaissances et lâexpĂ©rience Ă partir de cas, dâexpertises et dâenquĂȘtes par secteur.
- CrĂ©ation de la fonction de « dĂ©ontologue » au sein du Groupe de la Banque mondiale. En janvier 2011, le Groupe de la Banque mondiale a publiĂ© ses nouvelles rĂšgles pour le respect de la dĂ©ontologie. Celles-ci intĂšgrent des normes et des principes contre la fraude et la corruption internationalement reconnus. ParallĂšlement, en septembre 2010, lâINT a Ă©tĂ© dotĂ©e dâun poste de « dĂ©ontologue » responsable du suivi de lâapplication des rĂšgles dĂ©ontologiques par les entreprises sanctionnĂ©es (ou du respect des codes de conduite sâagissant de personnes physiques). Ce dernier sera Ă©galement chargĂ© de dĂ©terminer si les rĂšgles ont Ă©tĂ© bien appliquĂ©es.
- EntrĂ©e en vigueur dâune politique de lâinformation au sein de la vice-prĂ©sidence Ă la DĂ©ontologie institutionnelle du Groupe de la Banque mondiale. Ă la suite de son approbation par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale, la premiĂšre politique pour la divulgation de lâinformation adoptĂ©e par lâINT est entrĂ©e en vigueur en fĂ©vrier 2011. Celle-ci a Ă©tĂ© conçue par lâINT dans le cadre de la nouvelle politique dâaccĂšs Ă lâinformation de la Banque mondiale, celle-ci prĂ©voyant des rĂ©gimes de divulgation spĂ©cifiques pour un certain nombre dâentitĂ©s, dont lâINT.
Les raisons de notre action Durant lâexercice 2010, les engagements du Groupe de la Banque Ă titre de prĂȘt, de don, de prise de participation ou de garantie se sont Ă©levĂ©s Ă la somme sans prĂ©cĂ©dent de 72,9 milliards de dollars. Il est dĂšs lors dâautant plus important de veiller Ă ce que les ressources financiĂšres et techniques du Groupe de la Banque soient utilisĂ©es dans la plus grande transparence et responsabilitĂ©. En tant quâinstitution publique, le Groupe de la Banque mondiale se doit de sâassurer que les ressources pour le dĂ©veloppement atteignent effectivement ceux qui sont censĂ©s en bĂ©nĂ©ficier. Lâaction de la vice-prĂ©sidence Ă la DĂ©ontologie institutionnelle, qui Ćuvre en collaboration avec les gouvernements, le secteur privĂ© et dâautres institutions internationales, est au cĆur des efforts menĂ©s par la Banque mondiale en faveur de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption. Liens connexes www.worldbank.org/debar www.worldbank.org/integrity www.worldbank.org/sanctions www.worldbank.org/Governance Afin de recevoir les allĂ©gations de fraude ou de corruption, lâINT a mis en place une permanence tĂ©lĂ©phonique assurĂ©e par une entitĂ© indĂ©pendante : 1.800.831.0463 (aux Ătats-Unis) ou 1.704.556.7046 (en dehors des Ătats-Unis). Il est Ă©galement possible de faire part de ses soupçons en sâadressant directement Ă lâINT par courrier Ă©lectronique : investigations_hotline@worldbank.org.
Contact : Dina Elnaggar, (202) 473-3245, Delnaggar@worldbank.org  DerniÚre mise à jour : mars 2011 |