| Mme Tuck : Bonjour. Notre conférence de presse sur le Rapport de Suivi Mondial va débuter. Sont présents ce matin François Bourguignon, Mark Sundberg, Mark Plant, et moi-même, Merrell Tuck. Tout comme lors de nos précédentes rencontres, un interprète français et un interprète espagnol vont assister à cette conférence. Nous vous recommandons d’utiliser les casques mis à votre disposition afin de bénéficier d’une traduction vers votre langue maternelle. La diffusion des informations relatives à cette conférence est soumise à embargo jusqu’à 12h30. Vous trouverez des exemplaires du Rapport de Suivi Mondial et autres documents s’y référant à l’extérieur de la salle de réunion. Sans plus attendre, donnons la parole à M. Bourguignon. M. Bourguignon: Merci beaucoup, Merrell. Bonjour à tous. Il s'agit du quatrième Rapport de Suivi Mondial depuis les Rencontres de Monterrey en 2002. Il a été préparé conjointement par le FMI et certaines banques de développement multilatéral - les Banques de Développement Africaine, Asiatique et Inter-Américaine, la BERD ainsi que, cette année, la Banque de Développement Islamique. Le Rapport de Suivi Mondial (RSM) permet de faire le point sur les objectifs de développement monétaire actuel et d’identifier les questions qui nécessitent une attention soutenue de la part de la communauté internationale. Il pose également les bases du comportement des partenaires inscrits à l'ordre du jour de les ODM. Il pose également les bases du comportement des partenaires inscrits à l'ordre du jour de les ODM: les pays riches, les bailleurs de fonds, les institutions financières internationales, ainsi que, bien sûr, le Fonds, la Banque et les pays en voie de développement. Globalement, le RSM permet d’effectuer, à échéance annuelle, un état d’avancement du développement à travers le prisme de progression formalisé dans les ODM. Le RSM aborde également des questions thématiques, d'une façon assez différente des autres institutions financières. Son but n'est pas d'élaborer ni de présenter de nouvelles recherches mais d'étudier un large éventail de questions relatives aux efforts de la communauté internationale pour faire avancer les objectifs de développement vers lesquels nous tendons tous. Sous la direction du Comité de Développement et en consultation avec la Direction et le Conseil d'Administration, le Rapport de Suivi Mondial 2007 met au cœur de ses préoccupations l'égalité hommes-femmes, la prise de pouvoir par les femmes et la précarité. L'égalité hommes-femmes et la prise de responsabilités par les femmes, qui correspondent à l'Objectif de Développement du Millénaire (ODM3), sont essentiels pour des raisons d'impartialité et de justice sociale. Cet objectif est également important car l'égalité des sexes et la prise de responsabilités par les femmes participent globalement aux résultats économiques et à la capacité de chaque pays à respecter les autres ODM. L’évolution du statut des femmes et des filles est essentielle à l'amélioration de l'équilibre alimentaire, à la réduction de la mortalité infantile, à un meilleur enseignement et à un accès aux infrastructures. La vitalité des couples et l'accès à des techniques de contraception modernes sont aussi des aspects importants de l'égalité hommes-femmes et de la prise de responsabilités par les femmes. Avoir recours au planning familial permet aux femmes de contrôler leur fertilité, de continuer à travailler et de s'engager dans la vie politique si elles le souhaitent. Les ODM préconisent un meilleur suivi dans l’application de l'égalité hommes-femmes. Notre devoir est d’informer les institutions politiques et d’inscrire cette égalité dans les programmes et projets des bailleurs de fonds bilatéraux et des agences de développement multilatéral. Le Rapport sur les Etats Fragiles traite d’un deuxième défi essentiel auquel doit faire face la communauté internationale. Ces Etats, qui se caractérisent par des capacités gouvernementale et institutionnelle faibles, affichent le déficit le plus important au regard des Objectifs de Développement du Millénaire. Alors qu'ils constituent dix pour cent de la population mondiale en voie de développement, les Etats dits « fragiles » représentent plus d’un quart de la population mondiale en situation d’extrême pauvreté. C'est précisément pour cette raison qu'il est crucial d’apporter une plus grande attention à l'aide accordée aux pays fragiles et de faire en sorte que cette aide soit plus efficace, plus rapide, mieux ciblée et durable afin de régler au mieux les éventuels cas de redressement. Ces deux questions posent les bases de défis opportuns et importants pour la communauté internationale et nous espérons que la réunion des ministres du Comité de Développement, prévue ce dimanche, sera productive. Permettez-moi maintenant de passer la parole à mon collègue, Mark Plant, qui va vous exposer la vision du Fonds sur ces différents points. M. Plant : Merci François. C'est un plaisir pour moi d'être aujourd’hui parmi vous et de représenter le Fonds Monétaire International pour aborder le Rapport de Suivi Mondial 2007. Mark Sundberg vous présentera une synthèse des résultats du rapport.,Au préalable, j'aimerais aborder avec vous trois points de ce rapport particulièrement importants pour le FMI : la croissance, le commerce et les états fragiles. Ensuite, je ferai deux brefs commentaires sur les questions d'aide et de sexe. Tout d'abord, parlons croissance. Certains messages concernant les questions de croissance et de réduction de la pauvreté sont essentiels à la poursuite du développement. Certains messages concernant les questions de croissance et de réduction de la pauvreté sont essentiels à la poursuite du développement. L'inflation est restée modérée en 2006 et les soldes fiscaux moyens dans les pays à faibles revenus ont affiché un excédent. Il est d’autant plus encourageant de constater que la croissance en Afrique sub-saharienne est forte que l’atteinte des ODM n’apporte aucune preuve de la réduction de la pauvreté par la croissance, surtout dans les pays à faible revenu. Alors que la croissance globale est au beau fixe, les écarts par zone géographique demeurent importants. Au-delà des résultats très positifs observés en Afrique sub-saharienne, une tendance favorable se dessine dans les pays à faible et moyen revenu en Asie orientale, Asie du Sud, Europe de l'Est et Asie Centrale.. Selon les mêmes critères, la croissance observée en Amérique Latine, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord est plus modeste. Parallèlement, des risquent existent. La pression accrue sur les prix, les difficultés d’approvisionnement, voire un marché instable, pourraient faire dévier l’économie durable de son chemin. Cependant, le Fonds estime que ces risques sont moins élevés qu'il y a six mois. Une croissance plus rapide dans les pays à faible revenu sera nécessaire pour atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire, notamment dans les pays d'Afrique sub-saharienne. Bien que le nombre d’habitants en Afrique sub-saharienne a diminué, cette partie du monde reste la seule à ne pas être en mesure d'atteindre l'objectif ODM qui fixe la réduction de la pauvreté de moitié d'ici à 2015. Deuxième point : le commerce. Le Rapport souligne que la politique commerciale s’est assouplie au cours des dernières années et que le commerce mondial a commencé à se développer. La croissance des exportations dans les pays en voie de développement est particulièrement forte. Ce sont des signes encourageants. Cependant, alors qu’un progrès basé sur des réformes commerciales unilatérales ne peut qu’être bénéfique dans la plupart des cas, nous devons accentuer les négociations commerciales multilatérales car c'est de cela que les pays en voie de développement pourront véritablement bénéficier. Malheureusement, dans le contexte de la Rencontre de Doha, le progrès reste difficile à mesurer et nous encourageons les pays concernés à travailler pour que la Rencontre de Doha devienne une réussite. La bonne nouvelle ? En 2006, nous avons pu mobiliser, grâce à un travail soutenu, ce que l'on appelle " L'Aide au Commerce". Cette aide a pour but de permettre aux pays en voie de développement d’effectuer les ajustements nécessaires pour récolter les bénéfices de la participation aux marchés mondiaux. Elle contribuera fortement à notre réussite en matière de négociations commerciales. Permettez-moi d'aborder succinctement la question des Etats fragiles, l'une des grandes questions soulevées dans notre Rapport 2007. François a relevé le fait suivant : nous devons nous assurer que les Etats fragiles sont aidés de façon efficace et que les circonstances particulières auxquelles ils font face sont prises en compte. Le FMI continue à apporter son soutien aux Etats fragiles et tout particulièrement à ceux qui sortent d'un conflit. Nous avons la possibilité de leur fournir une aide financière et technique rapidement. Mais nous nous sommes rendus compte que nous devons faire plus. Donc, en cohérence avec les priorités identifiées dans la stratégie à moyen terme du Directeur Général, nous sommes en train de réévaluer le système d’aide du Fonds au regard de notre expérience en matière d'Etats fragiles, tout en analysant l’adéquation entre les outils dont nous disposons et les besoins spécifiques des Etats fragiles. Il me reste deux autres domaines d’importance à aborder avant de céder ma place à Mark. Tout d'abord, parlons du système d’aide. Le RSM montre clairement que l'expansion de l’aide mondiale s'est arrêtée en 2006. Malgré les promesses faites, notamment à Gleneagles, les mises à disposition de fonds ont diminué. Ces tendances sont décourageantes. Le Fonds, quant à lui, conseille les pays à faible revenu sur la meilleure façon de gérer leur politique monétaire et fiscale afin de leur garantir une aide plus importante utilisée de façon adéquate, même si l’octroi d’une telle aide reste malgré tout acquis. Pour conclure, abordons ensemble le thème de l’égalité hommes-femmes. Le Fonds apprécie énormément le message, fort, communiqué via ce Rapport et l'importance de l'égalité hommes-femmes dans le cadre des ODM. Alors que le Rapport établit des preuves de progrès dans certains domaines - comme les inscriptions de filles à l'école - il est clair que des efforts supplémentaires doivent être consentis dans les pays en voie de développement et chez les bailleurs de fonds. Merci. Merci. Permettez-moi de laisser la place à Mark Sundberg. M. Sundberg : Merci à vous de me donner cette opportunité de mettre en avant les principaux messages du rapport. Ce Rapport traite de la façon dont nous pouvons, et dont nous devons, travailler ensemble pour changer le quotidien. Dix millions d'enfants meurent chaque année de maladies qui pourraient facilement être évitées ou soignées à faible coût. Trente pour cent de la population mondiale en voie de développement manque d'une alimentation adaptée. Presque la moitié des ménages n'ont pas accès aux installations sanitaires. Ce Rapport, comme l'ont précisé François et Mark, suit la progression des efforts entrepris pour ces populations, mais également la façon dont nous assumons nos responsabilités en faisant avancer les ODM, en tant que bailleurs de fonds, en tant que pays en voie de développement, en tant qu'institutions de développement. Permettez-moi de souligner rapidement les principaux messages du Rapport. Tout d'abord, de 1999 à 2004, le nombre de personnes vivant en situation d’extrême pauvreté, avec moins de 1$ par jour, a chuté à 135 millions de personnes et est estimé à moins de 1 milliard de personnes. Cette chute est très encourageante. Globalement, nous sommes en voie d'atteindre le premier Objectif de Développement du Millénaire de réduction de la pauvreté de moitié. La forte croissance est l'une des raisons principales, comme Mark l'a souligné. Globalement, les cinq dernières années ont été les plus fortes de la décennie en matière de croissance durable en Afrique sub-saharienne. Cependant, les résultats sont très différents en fonction des zones géographiques. Cette diapositive montre le contraste entre l'Asie Orientale et l'Afrique sub-saharienne. Alors que l'Asie Orientale dépasse déjà l'objectif pour 2015, l'Afrique sub-saharienne s'est sérieusement écartée du chemin. 300 millions de personnes souffrent toujours d'une situation d’extrême pauvreté. Mais là-bas, on note les signes encourageants d’un tournant. Depuis 1999, la proportion des personnes qui vivent dans la pauvreté a chuté de presque cinq pour cent dans la région. Le Rapport relève également que la croissance seule ne suffira pas. Le Rapport relève également que la croissance seule ne suffira pas. Une croissance qui produit de bons emplois pour les populations en situation de pauvreté extrême est cruciale. Certains pays ont bien réussi. La Chine, le Burkina Faso, le Brésil ont vu la pauvreté distancer la croissance mais d'autres pays réussissent beaucoup moins bien. Il est important d'accorder de l'attention à la qualité de la croissance et de la distribution. Mon deuxième point concerne les dimensions de performance et développement humain des ODM. Depuis 2000, 34 millions d'enfants supplémentaires ont été scolarisés en primaire. C ‘est encourageant. 550 millions ont été vaccinés contre la rougeole. L'incidence de décès par la rougeole a chuté de soixante-quinze pour cent en Afrique sub-saharienne. Individuellement, chaque pays a considérablement progressé. A Timor Lest, par exemple, la mortalité infantile, qui, en 2000 était de plus de un sur dix, a réduit de moitié. En Erythrée, le même progrès a été obtenu depuis 1990. Cela est dû, en partie, à la multiplication par deux de l'aide externe et des dépenses de santé et d'éducation. Cependant, le chemin qui mène aux Objectifs de Développement du Millénaire dans le domaine du développement humain est encore long. Les différents pays concernés sont encore loin de l’objectif de réduction de la mortalité infantile. Dix millions d'enfants meurent chaque année de maladies qui pourraient être facilement évitées ou soignées à moindres frais. Dans les pays en voie de développement, un tiers des enfants souffrent de malnutrition. Environ la moitié des ménages manque d'un accès à des installations sanitaires décentes. Le diagramme nous expose la qualité des résultats. Le progrès en matière de scolarisation ne se décline généralement pas en termes de compétences et de capacités minimales requises pour les enfants. Dans de nombreux pays d'Afrique sub-saharienne, moins de la moitié des enfants terminant l'école primaire, tel que c’est indiqué ici, possède les compétences minimum nécessaires à la lecture. C’est le seuil minimum requis sur ces matières. Historiquement, qualité et quantité ont toujours évolué de pair dans ces domaines mais le Rapport recommande un suivi renforcé concernant la qualité, le développement de normes internationales et nationales, tout ceci afin de fixer un point de référence et de suivre les résultats obtenus. Parallèlement, plus d'efforts doivent être faits pour inciter à une meilleure offre de services. Le retard le plus important pour atteindre les ODM se trouve dans les pays fragiles, qui ont les institutions les plus faibles, une faible gouvernance et sont souvent en conflit. C’est un problème majeur. Environ un demi-milliard de personnes vit dans ces pays. Cette population représente neuf pour cent de la population des pays en voie de développement mais surtout plus d'un quart des personnes vivant en situation d’extrême pauvreté. De plus en plus, la pauvreté et les problèmes de développement se concentrent dans ces pays. Presque un tiers des décès en bas âge se trouvent dans ces pays et environ un tiers des enfants n'ayant pas terminé le cycle scolaire primaire sont en situation de santé fragilisée. Il arrive souvent que des conflits transfrontaliers coûteux émergent à cause de maladies, de mouvements de réfugiés et de conflits qui dépassent les frontières. Les Etats fragiles posent un dilemme à la communauté internationale. Ce sont des pays qui ont souvent les ressources les plus faibles et les plus grands besoins. Le Rapport indique que nous avons besoin de mettre en place de nouvelles approches et de nouveaux outils pour aider rapidement ces pays et tirer parti des changements afin de stabiliser et réduire les conflits. Nous, bailleurs de fonds et institutions internationales, devons appliquer les récentes réformes en matière d'organisation, de personnel et de procédures de réponse rapide. Le renforcement des partenariats avec d'autres institutions est également nécessaire. Pour en revenir au thème central du Rapport de cette année sur l'égalité hommes-femmes et la prise de pouvoir des femmes - ce qui correspond au troisième Objectif de Développement du Millénaire - nous devons travailler sur les éléments suivants : rééquilibrer les inconvénients, les droits et les ressources, faire savoir ce à quoi font face les femmes. Pourquoi cela est-il important ? Comme François l'a relevé, il ne s'agit pas uniquement d'une question de justice mais également d'économie intelligente. L'égalité des sexes génère une main-d’œuvre compétente, une plus grande productivité et une meilleure croissance. De façon tout aussi importante, elle fait progresser les autres Objectifs de Développement du Millénaire. Des femmes éduquées ont des enfants en meilleure santé. Une plus grande maîtrise des ressources par les femmes conduit à plus de dépenses en matière de santé et d'éducation. Comment nous en sortons-nous ? Le Rapport examine le progrès de chaque pays et région. Dans certains cas, nous nous en sortons bien, comme le haut de ce graphique le montre. Les flèches en rouge indiquent la progression vers l'objectif de l'égalité garçons-filles dans l'éducation. Ici, nous montrons l'enseignement secondaire. Quatre-vingt-trois des cent-six pays sur lesquels nous possédons des informations ont déjà atteint l'objectif de 2005 et cela démontre qu'il y a une action et un effort concertés et qu'un progrès réel peut être obtenu. Par ailleurs, dans de nombreux autres domaines, le progrès vers l'égalité hommes-femmes et la prise de pouvoir des femmes est en retard. Sur le diagramme figure en bas la représentation féminine dans les parlements nationaux. Celle-ci ne dépasse jamais vingt-cinq pour cent et cela n'a quasiment pas évolué au cours des quinze dernières années. Le Rapport suggère plusieurs moyens d'améliorer le suivi de l'égalité hommes-femmes en utilisant des indicateurs supplémentaires pour approfondir et rendre l’étude plus pertinente. Il étudie aussi l'ajout d'indicateurs qui renforceront le suivi de l'égalité de ce critère afin d'informer la sphère politique. Le message transmis aux bailleurs de fonds et aux institutions de développement est le suivant : nous devons faire un meilleur travail pour intégrer l'égalité hommes-femmes dans les activités et le travail que nous accomplissons. Les objectifs doivent être réalistes et identifiables, la direction doit être forte pour les canaliser au sein des institutions et le financement doit être meilleur. Laissez-moi intervenir sur les responsabilités et les résultats des bailleurs de fonds. Tout rapport de suivi passe en revue l'aide et le commerce pour l'allègement de la dette. Comme l'ont souligné François et Mark, les récentes tendances en matière d'aide ne sont pas encourageantes. Le diagramme indique qu'en 2006, l'aide réelle a chuté et que les perspectives d'atteindre les objectifs de doublement de l'aide, engagement pris à Gleneagles en 2005, s'amenuisent…. cela malgré le fait que pour la plupart des pays en voie de développement, les perspectives d'aide appropriée et efficace sont acclamées. Les résultats macro-économiques sont meilleurs, comme Mark l'a mentionné. Il est évident que la gouvernance s'améliore et le climat d'investissement présente également des signes de progression. Nous relevons également de graves problèmes en matière de qualité de l'aide. La part de l'aide flexible - c’est-à-dire celle qui est nécessaire pour engager des enseignants et du personnel de soins requis pour atteindre les ODM – est faible. Il y a clairement un manque d'anticipation au niveau de l'aide. Peu de bailleurs de fonds peuvent s'engager pour plus d’un ou deux ans et il est très difficile d'adapter les services dans ces circonstances. La fragmentation de l'aide, la prolifération des canaux, les mauvaises conditions et repérages traduisent l'absence d’efficacité de l'aide. Cependant – bon signe - la sensibilisation à ces problèmes est plus importante et le processus de Paris remporte quelques bons résultats. Mais le problème soulevé est que le processus d'adaptation de l'aide est trop lent. Sept ans après le Sommet du Millénaire, cinq ans après le consensus de Monterrey, il n'y a toujours aucun pays dans lequel une aide adaptée permette d'atteindre l'Objectif de Développement du Millénaire. Nous sommes collectivement responsables de cette évolution. Plus de qualité et une meilleure qualité de l'aide sont nécessaires : des programmes d’adaptation solides, échelonnés, à moyen terme sont nécessaires, ainsi qu’un soutien plus fort de nos deux institutions pour préparer ces programmes. Mark en a parlé précédemment, mais nous pourrons y revenir si vous avez d'autres questions. Le diagramme montre les tendances en matière de prêt des banques de développement multilatéral et nous pouvons constater que la demande de prêts des pays à moyen revenu a augmenté en 2006 alors que l'offre d'assistance concessionnelle a chuté, voire stoppé, au cours des dernières années. Plus globalement, au début des années 90, une tendance vers le recul s’est opérée : les banques de développement multilatéral ont accordé moins d’aides. Cela soulève une question essentielle sur leur capacité future à apporter une plus grande cohérence et un leadership en matière d'architecture de l'aide et cela rend le renouvellement de financement de l'AID 15 particulièrement important cette année. Terminons sur une note optimiste. Il est évident que certains domaines ont beaucoup progressé et que nombre de problèmes ont été résolus. L’extrême pauvreté recule. La rougeole chute, l'égalité hommes-femmes dans l'éducation est plus forte, l'accès aux traitements antiviraux pour les personnes atteintes de VIH/SIDA est facilité. Un effort concerté peut conduire à des résultats et nous savons aussi que les pays en voie de développement sont mieux préparés à l’utilisation de cette aide. Le défi, maintenant, consiste à redoubler d'efforts pour accélérer le progrès et relever les défis à venir. Merci. Mme Tuck : Merci, Mark, et merci à vous, François et Mark Plant. Je vous demanderai de vous présenter, vous et votre société, et nous essaierons de faire en sorte que les questions posées relèvent du Rapport de Suivi Mondial . Commençons. Question : Teressa Bouza de l'Agence de presse espagnole. Pour M. Bourguignon. Pouvez-vous détailler les principaux défis auxquels l’Amérique latine doit faire face ? Vous avez également mentionné l’importance de l’accès à des services de qualité dans le Rapport. Merci. M. Bourguignon : Merci beaucoup. Il s'agit d'une question très difficile et j'aimerais beaucoup pouvoir vous dire quel est le problème auquel fait face l'Amérique Latine actuellement et quelles sont les solutions que nous pouvons apporter. Ce qui est assez frappant en Amérique Latine, c’est que, malgré de nombreux atouts, notamment en capital humain, ressources naturelles et autres, la croissance n'est pas aussi rapide que dans d'autres pays à revenu moyen, en particulier les pays asiatiques. Explication possible : l'Amérique Latine peut présenter un avantage comparatif moindre dans la fabrication de masse que les pays asiatiques, secteur qui a réellement explosé ces dernières décennies. L'Amérique Latine dispose d’un véritable atout en termes de ressources naturelles mais il faut réfléchir à la façon dont ces ressources doivent être utilisées. Le Chili, par exemple, figure parmi les pays où les ressources naturelles et le climat ont été exploités pour produire une industrie florissante dans le vin, bien sûr, mais aussi la pêche. Des pêcheries, mais pas des pêcheries artificielles. Je suis désolé, je ne connais pas le terme en anglais. Je le connais en français. Je veux parler d'élevage, d'aquaculture. C’est donc un bon exemple qui devrait inspirer d'autres pays. Ensuite, bien sûr, il existe une autre hypothèse : l'un des problèmes auquel fait face l'Amérique Latine est celui d'une société très inégale dans laquelle de nombreuses initiatives ne peuvent se matérialiser, dans laquelle les gens ne peuvent réaliser tout leur potentiel économique du simple fait d'un manque d'opportunités. Ceci est vrai concernant la distribution des ressources aux pauvres mais également pour la classe moyenne, qui ne peut accéder à des secteurs ou à des investissements qui sont socialement avantageux. Je pense qu'il faut insister davantage sur l'analyse que nous faisons des facteurs qui ralentissent le progrès de l'Amérique Latine dans ce domaine. Mark souhaite peut-être ajouter quelque chose sur la partie macro. M. Plant : Merci François. Je vous renvoie à un communiqué qui a été fait juste avant cette conférence de presse sur la perspective économique locale pour l'Amérique Latine. Là-dessus, le Fonds a, je pense, des informations en provenance de nos spécialistes d'Amérique Latine au sujet de la macroéconomie. Merci. Mme Tuck : Mark, je ne sais pas si vous souhaitez ajouter quelque chose au sujet de l'Amérique Latine. M. Sundberg : No. Mme Tuck : J'encourage aussi les journalistes à étudier ce communiqué. En conclusion, nous avons préparé les principaux faits concernant chacune des cinq zones géographiques en voie de développement. Ces faits évaluent la position de chaque région en matière d'Objectifs de Développement du Millénaire et je pense que cela vous donnera un bon aperçu des questions spécifiques liées à l'Amérique Latine et aux huit Objectifs de Développement du Millénaire. Vous trouverez cela en sortant de la salle. J'aurais aussi dû mentionner dès le départ que nous disposions de versions en espagnol et en français des Rapports de Suivi Mondial. Oui. Deanna. Question : Oui, Diana Gregg, de DNA. Lorsqu'il est dit qu'en 2006, l'aide a augmenté mais que cela était principalement dû à un allègement de la dette plus important et que… je suis désolée, c'est en 2005 que cela était plus élevé et dû à l'allègement. L’an dernier, cela a vraiment chuté. Ce recul a-t-il été général ou y a-t-il eu des pays qui ont été plus responsables que d'autres ? M. Sundberg : Je pense que le recul est surtout le fait du Japon et des Etats-Unis et que de meilleurs résultats – peut-être qu'un de mes collègues dans le public me dira si ce n'est pas correct – ont été enregistrés chez les bailleurs de fonds du Nord de l'Europe et du Royaume-Uni qui ont été les leaders de l'adaptation de l'aide et ont présenté de meilleurs résultats. Je pense qu'en 2006, ce sont plutôt les Etats-Unis et le Japon qui ont observé une croissance moindre mais je suis sûr que plusieurs pays, d'un côté comme de l'autre, sont concernés. Mme Tuck : Je ne sais pas si d’autres personnes ont quelque chose à ajouter. Je vous renvoie de toute façon au Rapport. François voudra peut être ajouter quelque chose. L'OECD DAC donne de nouveaux chiffres sur les différents flux des différents pays et décompose l'allègement de la dette. Je suis désolé, François, continuez. Merci. Je voulais dire qu'une des explications de cette chute de l'allègement de la dette entre 2005 et 2006 est le lien que l’on peut établir avec l'identité des pays qui ont profité de cet allègement, à savoir l'Iraq et le Nigeria, où un montant énorme de dette a été annulé en 2005, un peu moins en 2006. Nous relevons qu'une partie de cette même dette sera aussi annulée en 2007 mais, à nouveau, cela sera mineur. Donc, ce que nous observons en termes de recul de la dette générale relève plus de l'aide générale et l'allègement de la dette est davantage une question d'ordre et de timing. Il faut également considérer le fait que, en 2005, les opérations en Iraq et au Nigeria ont été exceptionnelles. M. Plant : Permettez-moi de relever un point supplémentaire. Si vous observez l’aide sans allègement de dette, par exemple, pour l'Afrique, vous constatez que cela a stagné au cours des dernières années. Cela signifie que très peu d'aide va à l'Afrique. M. Sundberg:: Puis-je ajouter autre chose ? Mme Tuck : Oui, je vous en prie. M. Sundberg : Un point que j'ai abordé dans la présentation concerne la qualité de l'aide accordée. Si vous considérez l’aide flexible que nous présentons pour les programmes et les projets, une aide qui peut être effectivement utilisée pour construire des écoles ou développer l'offre de services de santé, etc.., une aide qui ne constitue pas un allègement de la dette ni une aide d'urgence mais plutôt une aide flexible… celle-ci a également stagné. Merci. Mme Tuck : D'autres questions ? Oui, par ici, au fond. Question : De l'agence de presse Reuters. Votre Rapport indique que la Chine est considérée comme bailleur de fonds émergent, que l'aide de la Chine a augmenté, surtout en Afrique. Je me demandais seulement comment vous évaluiez la qualité de cette aide ? On a parfois l'impression qu’aucune condition n'est attachée à celle-ci. D'où ma question. Merci. M. Sundberg : J'y réponds, Merrell. Mme Tuck : D'accord, allez-y. M. Sundberg : Nous n'évaluons pas la qualité de l'aide de la Chine ni des autres bailleurs de fonds émergents principalement parce que les données nécessaires à une évaluation ne sont pas disponibles. Il est difficile d'effectuer un suivi de la même façon que nous avons pu examiner les données du Comité d'Assistance au Développement de l'OCDE sur les principaux bailleurs de fonds. La plupart de ces bailleurs de fonds émergents ne font pas remonter d'information par ces canaux et nous ne possédons pas d'informations détaillées. Nous avons noté que la majorité de cette aide va dans des infrastructures et moins dans des secteurs sociaux. Cela peut être une démarche intéressante dans de nombreux pays. En même temps, on s'inquiète aussi de savoir si cette aide est constituée en partie de prêts, si c'est un prêt concessionnel et si c'est cohérent avec le besoin de conserver des niveaux d’endettement stables et durables à l'avenir. C'est une autre question pour laquelle nous espérons avoir plus d’informations dès que possible. M. Bourguignon : Un autre point sur ce sujet, qui n'est pas vraiment sur l'aide apportée par la Chine mais plutôt sur le rôle de la Chine en Afrique. Je pense qu'il s'agit de quelque chose de très important. La présence de la Chine en Afrique a énormément augmenté et offre des possibilités à l'Afrique qui n'existaient pas auparavant. La Chine progresse très rapidement et la demande en ce qui concerne certains produits est importante, en particulier, bien sûr, les ressources naturelles que l'on peut trouver en Afrique. C'est là une nouvelle opportunité pour l'Afrique. Donc, lorsque nous faisons une évaluation, si vous voulez, le rôle de la Chine dans le développement africain est, je pense, quelque chose qu'il ne faut pas sous-estimer. Mme Tuck : Merci. Oui, Barry. Question : Je suis arrivé en retard donc si certains de ces éléments ont déjà été évoqués, veuillez m'en excuser. Lorsque vous parlez de la qualité de l'aide en Afrique, pourriez-vous répondre à certaines critiques à l'égard de la Banque, en particulier par, disons, M. Easterly, sur le fait que toute cette aide accordée au cours des vingt-cinq dernières années n'a pas été très utile. Et si vous observez les flux d'aide en Afrique, comment cela correspond-il à la réduction de la pauvreté que vous avez indiquée être de 4,7 pour cent en Afrique ? Pourquoi la performance économique s'est-elle tellement améliorée au cours de ces cinq dernières années ? Pourquoi la pauvreté recule-t-elle ? Est-ce seulement grâce à une bonne politique ou à l'aide ? Mme Tuck : François, voulez-vous commencer ? M. Bourguignon : Permettez-moi de commencer. Comment réagissons-nous vis-à-vis des critiques qui disent que cette aide a été entièrement inefficace parce que la pauvreté en Afrique n'a pas diminué ? Je pense qu'il s'agit d'une accusation injuste dans le sens où il est très difficile de savoir, d'imaginer ce qui se serait passé sans cette aide. Convenons tout d’abord qu’il est possible d’envisager que, dans de nombreux pays, la situation d'aujourd'hui aurait pu être bien pire qu’avant, car l'aide a permis de compenser l’impact de conflits et de changements négatifs dans ces pays. Un autre point qu'il faut, à mon avis, prendre en compte est que l'aide n’est, en règle générale, pas seulement axée sur le développement économique. L'aide contribue aussi au développement social . En Afrique, comme dans de nombreuses autres parties du monde, nous avons observé qu'au cours des trente dernières années, un progrès fantastique a eu lieu sur le plan du développement humain. En matière d'éducation, une évolution importante s’est fait jour. Les progrès sanitaires ont été conséquents même si, encore aujourd'hui, nous sommes très loin des objectifs que nous nous étions fixés pour 2015. De ce fait, je ne pense pas qu'il soit possible de conclure si directement et si rapidement que l'aide a été entièrement inefficace. Nous savons que certaines aides ont été mal distribuées dans le passé. Tout le monde se souvient de l’aide substantielle accordée au Zaïre de Mobutu dans les années 70, aide qui s’est révélée avoir été octroyée en pure perte. Nous savons aussi pourquoi l'aide a été donnée à cette époque à ces pays : les raisons en étaient géopolitiques. Aujourd’hui, je pense que nous avons accompli un grand progrès : beaucoup moins d'aides sont attribuées pour des raisons géopolitiques et la pauvreté devient véritablement le critère de soutien le plus important. Abordons maintenant la deuxième question : pourquoi l'Afrique semble-t-elle mieux s'en sortir depuis quelques années alors que cela n'était pas le cas avant ? Le premier point est que tous les pays d’Afrique ne sont pas dans ce cas. Mark vous a donné des chiffres un peu plus tôt. En analysant ces données sur les dix dernières années, nous constatons que dix-sept pays sur cinquante-trois ont pu progresser de plus de quatre pour cent par an… et onze pays ont affiché une croissance de plus de cinq pour cent l'an dernier. Cependant, vous devez garder à l’esprit le fait que l'aide peut être donnée pour des raisons différentes. Elle peut être accordée de façon très constructive à des pays dont le mode de gouvernance et les institutions nous semblent assez satisfaisants. En bref, nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre que cette aide octroyée aux Etats fragiles répertoriés dans le Rapport de Suivi Mondial produise une augmentation importante de la croissance. C'est donc tout cela qu'il faut prendre en compte pour évaluer le rôle de l'aide, mais je pense qu'il est très important de garder à l'esprit qu’en Afrique, bon nombre de pays s'en sont bien sortis en recevant une aide importante. Mme Tuck : Merci. Mark, rapidement s'il vous plaît, car je pense que j'ai encore quelques questions. M. Sundberg : A mon sens, la critique d’Easterly est un épouvantail brandi pour nous effrayer. Comme François l'a souligné, il est clair que beaucoup d'aides ont été accordées dans le passé pour des raisons autres que le développement d’un pays. Mais regardez attentivement la façon dont cela a évolué dans le temps : la qualité de l'aide et la sensibilisation des bailleurs de fonds, la reconnaissance du besoin d'harmoniser et d'aligner l'aide sur de meilleures stratégies nationales, la qualité de la gouvernance nationale et des politiques de macroéconomie, etc. Vous vous rendrez compte que la répartition de l’aide s'améliore grandement. En évaluant les résultats de leurs projets, les institutions financières internationales montrent aussi une tendance à la hausse et cela renvoie, à mon avis, à quelque chose qui est présenté dans le Rapport et qui est la plus grande sélection des bénéficiaires de l'aide : l'aide va davantage aux pays ayant un environnement politique stable et aux pays qui ont les plus grands besoins. Mme Tuck : Merci. Monsieur. Question : Bonjour. David de l'AFP. M. Bourguignon, pensez-vous que la Banque Mondiale peut toujours mener sa politique en Afrique face à toutes ces critiques à l'égard de son président, y compris des ONG ce matin ? M. Bourguignon : Oui. Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une question dont nous devrions parler ici. Je pense que ce qui est vraiment important est que la Banque est une institution, a une réputation et a montré qu'elle pouvait faire du bon travail et fournir, comme nous venons de le dire, une aide de façon très efficace dans les pays africains. Je pense que l'institution possède une réputation qui va au delà de ce qui peut arriver à un membre de l'institution; et pour le moment, cela n'est pas quelque chose que je commenterai simplement parce que nous ne savons pas qu'elle sera la conclusion des débats qui se déroulent actuellement dans les diverses instances. Question : Merci. Roberto Gonzalez de "La Hora", Mexique. Est-ce que le Mexique est bien parti pour atteindre les Objectifs de Développement et quelles sont, à votre avis, les causes des inégalités de la société mexicaine ? Merci. M. Bourguignon : Si le Mexique est en bonne voie d'atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire ? Je n'ai pas en tête les résultats exacts du Mexique pour chacun des objectifs. La seule chose que je sais est que l'objectif de la mortalité infantile a apparemment été dépassé. Vous savez que l'objectif consiste à réduire de deux tiers la mortalité infantile et qu’il est plus difficile d'atteindre ce type d'objectif lorsque vous êtes un pays affaibli au départ. La mortalité infantile fait partie de ce type d'objectif et le coût devient de plus en plus élevé au fur et à mesure que vous vous rapprochez de l'objectif. Le Mexique atteindra certainement les Objectifs de Développement du Millénaire en matière d'éducation et de scolarisation pour 2015; en matière de pauvreté, tout réside dans la façon de la définir. Si, au départ, elle est définie par le seuil international de 1$ par jour, au-delà on la caractérise en tant que « seuil de pauvreté mexicain ». Avec 1$ par jour, ils sont sans aucun doute à l’objectif. Je ne me souviens pas exactement de ce qu'il en est du seuil de pauvreté mexicain. Ce que je veux dire, c’est que, pendant longtemps, le seul fait que de nombreux pauvres n'aient pas accès aux infrastructures qui leur auraient permis, comme je l'ai expliqué auparavant, d'exprimer leur potentiel économique, a généré avec le temps une croissance plus lente que ce qui aurait été réalisable dans un meilleur contexte. Une autre dimension de l'inégalité au Mexique, sujette à de nombreux débats actuellement, est celle que l'on trouve à l'autre bout de la chaîne de distribution, principalement avec l’existence de monopoles gérés par certaines personnes, certains groupes, certaines corporations. Nous savons que les compétitions monopolistiques contribuent à ralentir le processus de croissance et à générer des inégalités. La Banque Mondiale a organisé une conférence en novembre dernier avec l'Université de Harvard et le Gouvernement Mexicain. Celle-ci portait sur le rôle tenu par les monopoles dans le ralentissement de la croissance au Mexique. Cette conférence a été très réussie. Les Mexicains ont présenté leurs articles, détaillant le rôle des monopoles, et je suis très heureux de constater que la nouvelle administration prend cela très au sérieux car M. Calderon a annoncé il y a quelques semaines deux nouvelles priorités de son administration en la matière : essayer de réglementer de façon plus efficace les monopoles et introduire la concurrence dans des secteurs tenus par des monopoles. Mme Tuck : Merci. Nous avons encore le temps. Sinon, nous allons conclure la conférence de presse. Non ? Je rappelle à tous que les dossiers relatifs aux principaux faits relatés se trouvent au fond de la salle et qu'il y en a au sujet de l'Amérique Latine. Il y a également ici des informations sur le Mexique qui pourront vous être utiles. N’oubliez pas l'embargo de 12h30. Je dois également vous indiquer l’existence du Plan d'Actions en matière de Genre du Groupe de la Banque Mondiale. C’est l'un des programmes conçus pour combler les écarts en matière de genre identifiés dans le Rapport de Suivi Mondial. J'ai un expert… quelques collègues experts avec moi. Si vous avez des questions, vous pouvez les leur poser. Il y a également des exemplaires de ce Plan d’Actions à la sortie de la salle de conférence. Je vous remercie. ### |