63.000 enfants ivoiriens de moins de 5 ans meurent chaque année du paludisme, et la maladie constitue 33 % de toutes les causes de mortalité hospitalière dans le pays. Ces statistiques sont évidemment une source d’inquiétude pour le gouverment, particulièrement au vu des ressources limitées pour faire face au fléau. Le 25 avril 2007 -- Du fait de sa situation dans la zone intertropicale de l’Afrique, la Côte d’Ivoire est soumise à de nombreuses maladies infectieuses et parasitaires dont le paludisme. Cedernier est devenu un problème de santé publique du fait de sa fréquence élevée, de sa gravité et des conséquences socio-économiques qu’il engendre. Du point de vue de la morbidité la maladie représente la première cause de consultation et d’hospitalisation dans les centres de santé du pays. Aucune catégorie de la population n’y échappe, aussi bien les enfants que les adultes des deux sexes ; mais ce sont les enfants et les femmes enceintes qui payent le plus lourd tribut.  Chez les enfants de moins de 5 ans, l’incidence est de 125 pour 1000 ; elle est de 36,5 pour 1000 chez les femmes enceintes.Dans ces deux populations, la maladie représentait en 2003 respectivement 62.44% et 36.07% des causes d’hospitalisation (Rapport annuel sur la situation sanitaire 2003). Les enfants sont victimes d’1 à 6 attaques par an, et les adultes 1 à 3 attaques par an.  Le paludisme reste la première cause de mortalité chez les enfants. En effet, selon le ministère de la Santé publique, en moyenne 63.000 enfants de moins de 5 ans en meurent chaque année en milieu hospitalier. Il est en outre la cause de 33% de toutes les causes de mortalité hospitalière. En terme de prévention, on note une faible couverture de la populaion en moustiquaires imprégnées. En 2004, la couverture était de 23% au niveau de la la population générale, 28. 8% chez les enfants de moins de 5 ans et de 17.8 % chez les femmes enceintes. Mais le gouvernement entend renforcer la lutte et notamment la sensibilisation à ce niveau. Il est prévu d'acheter davantage de moustiquaires afin de les distribuer plus largement à la population ivoirienne concernée entre 2007 et 2011. Face au fléau, la réponse du gouvernement comprend entre autres actions la création d’un Programme de lutte contre le paludisme dont l’objectif est de coordonner et de promouvoir la lutte contre la maladie. Le Programme a aussi comme but la prise en charge correcte et rapide des cas de paludisme dans les centres de santé de permier contact, la prévention par la chimioprophylaxie chez la femme enceinte, la lutte anti-vectorielle sélective par l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide, la gestion du cadre de vie, la recherche opérationnelle et le développement du partenariat.  En plus de l’action du gouvernement, on note l’implication dans la lutte de partenaires au développement comme l’Organisation mondiale de la santé et l’Unicef. Mais les défis restent importants, avec la faiblesse de la couverture en moustiquaires, l’insuffisance de coordination des activités et surtout l’insuffisance de ressources.  Source : Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique Article écrit par Bakary Sanogo, Chargé de communication Banque mondiale, Abidjan, Côte d’Ivoire |