Info-presse en ligne
Ressources pour les journalistes accrédités
AccÚs membres / Devenir membre

Reconstruire le pont Mostar en Bosnie-Herzégovine

DerniÚre mise à jour : avril 2007
L’IDA en action : Post-conflit - La reconstruction du plus grand symbole de Bosnie-HerzĂ©govine rĂ©concilie les divisions ethniques
La reconstruction du plus grand symbole de Bosnie-Herzégovine réconcilie les divisions ethniques
Liens :
-
 Qu’est-ce que l’IDA ?
- Nos activités en Bosnie-Herzégovine (en anglais)

En savoir plus sur la Bosnie-Herzégovine : (en anglais)
-Emprunts précédents
-Données & statistiques
-Recherche
-Contactez-nous

Défi à relever

- En 1566, l’architecte ottoman Mimar Hajrudin construisit un pont de pierre qui enjambait les eaux de la Neretva et qui devint connu sous le nom de « Stari Most » ou Vieux pont. Le petit poste de surveillance turc s’épanouit bientĂŽt en une ville qui tira son nom du pont Mostar ou « gardien du pont ». Le pont devint un symbole historique de tolĂ©rance des diversitĂ©s entre les peuples de la Bosnie-HerzĂ©govine, jusqu’à ce que la guerre anĂ©antisse l’ancienne Yougoslavie. Le 9 novembre 1993, l’artillerie et les chars dĂ©truisirent le pont, jusqu’alors l’un des plus grands trĂ©sors culturels du pays.
- Plusieurs annĂ©es avant le dĂ©but de ce projet, le gouvernement de Bosnie-HerzĂ©govine avait essayĂ© de lancer des efforts de reconstruction du Vieux pont. Toutefois, ces efforts furent infructueux en raison d’un manque de capacitĂ©s techniques et financiĂšres, ainsi que des sensibilitĂ©s spĂ©cifiques tant politiques qu’ethniques exprimĂ©es autour du projet.

Démarche

Le gouvernement a contactĂ© l’IDA dans l’espoir que son expertise technique, son rĂŽle de courtier honnĂȘte et sa capacitĂ© Ă  attirer et rassembler un groupe de bailleurs de fonds et d’experts divers permettraient la reconstruction du pont et de ses tours. Il ne s’agissait pas d’un projet typique de reconstruction d’infrastructure ou de dĂ©veloppement Ă©conomique menĂ© par l’IDA. En raison du symbolisme inhĂ©rent Ă  la reconstruction du Vieux pont, l’IDA, d’autres bailleurs et le gouvernement ont entrepris ce projet pour promouvoir le climat de rĂ©conciliation, principale condition prĂ©alable Ă  la dynamisation Ă©conomique et Ă  la cohĂ©sion sociale.

Résultats

La réouverture du pont a contribué à la réconciliation des peuples divisés par la guerre et résidant sur les rives de la Neretva.

Principales réalisations :
- En plus de reconstruire la gracieuse voĂ»te du pont ainsi que ses tours, le projet a restaurĂ© d’autres monuments endommagĂ©s, ce qui a permis de conserver le caractĂšre historique de la vieille ville en pierre de Mostar.
- Aujourd’hui, les habitants des deux rives de Mostar se rĂ©unissent de nouveau dans la vieille ville pour assister Ă  des concerts, des expositions et divers autres Ă©vĂ©nements culturels.
- Le tourisme a repris, ce qui a eu pour rĂ©sultat de dynamiser l’économie locale. MĂȘme avant la reconstruction du pont, la ville de Mostar, divisĂ©e au niveau ethnique et brisĂ©e par la guerre, recevait chaque annĂ©e la visite de 20 000 Ă  25 000 touristes qui venaient voir la travĂ©e brisĂ©e du pont historique. On a enregistrĂ© en 2004 la visite de quelque 300 000 touristes, 450 000 en 2005, et on en attendait 750 000 pour 2006.
- Le tourisme a entraĂźnĂ© la construction de nouveaux bĂątiments et l’ouverture de nouveaux hĂŽtels, restaurants, bars et autres commerces dans Mostar et ses environs.
- En juillet 2005, le Vieux pont de Mostar et la vieille ville avoisinante ont Ă©tĂ© inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Contribution

- Le coĂ»t total du projet s’est Ă©levĂ© Ă  12,5 millions de dollars, l’IDA contribuant Ă  hauteur de 4 millions de dollars, le gouvernement Ă  hauteur de 2 millions et d’autres bailleurs de fonds, comme l’Italie, les Pays-Bas, la Croatie et la Banque de dĂ©veloppement du Conseil de l’Europe ont fourni la somme restante.
- L’IDA a rĂ©uni un partenariat unique pour exĂ©cuter ce projet, partenariat rĂ©unissant la communautĂ© locale, les gouvernements national et rĂ©gional, l’UNESCO, le Fonds mondial des monuments, le Trust Aga Khan pour la culture (AKTC), plusieurs autres pays donneurs et enfin l’IDA elle-mĂȘme. Dans ce cas, la force de rĂ©union de l’IDA a eu autant d’impact que son assistance directe tant financiĂšre que technique.

Prochaines étapes

Bien que le financement de l’IDA ait pris fin il y a plus de deux ans, les activitĂ©s de projet sur le terrain continuent car les autoritĂ©s locales travaillent toujours Ă  la restauration et Ă  l’entretien de la vieille ville. ConformĂ©ment aux termes de l’accord du projet, l’unitĂ© de gestion de projets s’est transformĂ©e en une agence responsable de la gestion et de l’entretien de la vieille ville restaurĂ©e et des autres dĂ©veloppements de capacitĂ©s touristiques de la ville.

En savoir plus

Projet de patrimoine culturel pilote (1999-2004)
Documents du projet


Liens utiles

LA BANQUE MONDIALE ET FOTOPEDIA LANCENT L’APPLICATION « FEMMES DU MONDE ENTIER » POUR IPHONE ET IPAD
Les prix alimentaires baissent au dernier trimestre 2011 mais restent volatils
La Banque mondiale approuve le Programme pour les rĂ©sultats – un nouvel instrument de financement qui subordonne le dĂ©caissement de prĂȘts Ă  l’obtention de rĂ©sultats tangibles au plan du dĂ©veloppement.



Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/6LE98WX4X0