
Depuis 1992, la Tanzanie fait face Ă de graves problĂšmes financiers provoquĂ©s par lâĂ©cart entre la stagnation des recettes et la surabondance des dĂ©penses publiques. MalgrĂ© la crĂ©ation de la Tax Revenue Authority (Administration des recettes fiscales ou TRA) en 1996, les recettes fiscales sont restĂ©es moroses : en 1997-1998, la Tanzanie a enregistrĂ© les recettes fiscales les plus faibles de la rĂ©gion, ne reprĂ©sentant que 12,4 % du PIB. La fraude fiscale a Ă©tĂ© endĂ©mique du fait des faiblesses institutionnelles de lâautoritĂ© de la TRA, de la mauvaise qualitĂ© des infrastructures et de la vĂ©tustĂ© des procĂ©dĂ©s commerciaux.

Le projet dâadministration fiscale financĂ© par lâIDA a Ă©tĂ© conçu pour augmenter les recettes fiscales, sans accroĂźtre les taux dâimposition, en amĂ©liorant la capacitĂ© du gouvernement tanzanien en matiĂšre de recouvrement de lâimpĂŽt. Il sâest concentrĂ© sur lâamĂ©lioration de lâefficacitĂ© dans lâadministration fiscale, sur le renforcement du cadre juridique et sur lâĂ©largissement de lâassiette dâimposition. Lâassistance technique de lâIDA a constituĂ© le cadre et la direction stratĂ©gique des rĂ©formes de lâadministration fiscale qui formeront le pivot de lâharmonisation du soutien des bailleurs de fonds dans le secteur.

Les recettes annuelles recouvrĂ©es par la TRA de Tanzanie sont passĂ©es de 1,1 milliard de dollars en 2002-2003 Ă 1,7 milliard de dollars en 2005-2006. Un montant de 600 millions de dollars par an (deux fois et demi lâaide annuelle totale de lâIDA en Tanzanie) est aujourdâhui disponible sur une base durable pour soutenir les efforts de rĂ©duction de la pauvretĂ©. Cela a permis Ă la Tanzanie dâaugmenter le financement de son budget de fonctionnement dâenviron 60 %, laissant moins de la moitiĂ© revenir Ă lâaide Ă©trangĂšre.
Principales réalisations :
- Le nombre de contribuables est passé de 190 000 en 2003 à 290 000 en 2006, et pour les gros contribuables (les entreprises), de 100 en 2003 à 286 en 2006.
- Le montant du recouvrement des impĂŽts impayĂ©s de lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente, calculĂ© en pourcentage du montant total des arriĂ©rĂ©s dâimpĂŽt au dĂ©but de lâannĂ©e, a augmentĂ© de 6 % en 2003 Ă 72 % en 2005.
- Le nombre moyen de jours nĂ©cessaires Ă lâidentification des personnes qui ne dĂ©posent pas de dĂ©claration a baissĂ© de 28 en 2003 Ă 4 en 2005.
- Le pourcentage de dédouanement effectué dans les 24 heures est passé de 30 % en 2003 à 95 % en 2006.
- Le pourcentage de remboursement de TVA en un mois est passé de 36 % en 2003 à 62 % en 2006.
- Une nouvelle loi sur lâimpĂŽt sur le revenu a Ă©tĂ© votĂ©e en 2004, et lâEast African Customs Act (Loi sur les douanes en Afrique de lâEst) a Ă©tĂ© Ă©dictĂ©e.
- Lâadministration fiscale sâest dotĂ©e de pratiques de gestion modernes et efficaces.
- Les autorités fiscales du Ghana et du Nigeria ont cherché à copier les réformes stratégiques qui se sont traduites par des hausses impressionnantes en matiÚre de recouvrement en Tanzanie.

- 40 millions de dollars de 1999 Ă 2006.
- LâIDA a initiĂ© et soutenu les rĂ©formes du secteur qui incluent une large gamme de changements organisationnels et la formulation dâun plan directeur.
- Le plan directeur a constituĂ© la base dâun appui harmonisĂ© entre multiples bailleurs et de lâaccroissement des investissements dans le secteur.

Le Danemark, le Royaume-Uni, la Finlande, la SuĂšde, lâAllemagne, les Ătats-Unis et le programme de dĂ©veloppement des Nations Unies.

LâIDA continue de soutenir le renforcement de la TRA grĂące Ă un projet rĂ©cent de modernisation fiscale. Dans le cadre de ce projet, lâappui de lâIDA, complĂ©tĂ© par celui dâautres bailleurs, est fourni par le biais dâun cadre commun utilisant des procĂ©dures harmonisĂ©es et cohĂ©rentes avec les systĂšmes du pays.