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Un systÚme éducatif mieux géré en Ouganda

DerniÚre mise à jour : avril 2007
L’IDA en action : un systĂšme Ă©ducatif mieux gĂ©rĂ© en Ouganda

DĂ©fi Ă  relever

En 1997, le gouvernement ougandais, dans sa politique destinĂ©e Ă  offrir un accĂšs universel Ă  l’enseignement primaire, Ă©limina les frais de scolaritĂ©. Il en rĂ©sulta un quasi doublement des inscriptions, ce que les Ă©coles n’étaient pas prĂ©parĂ©es Ă  vivre et qui a placĂ© le systĂšme scolaire au bord de l’effondrement et sous une pression Ă©norme.

DĂ©marche

L’IDA a fourni des fonds d’urgence pour financer le budget du secteur de l’éducation et rĂ©pondre Ă  la montĂ©e des inscriptions. Mais, ce qui est plus important, ce CrĂ©dit d’ajustement du secteur de l’éducation a fourni le cadre d’un appui harmonisĂ© et coordonnĂ© Ă  ce secteur de la part des bailleurs de fonds. Avec les gouvernements du Royaume-Uni, du Danemark, des Pays-Bas, de l’Irlande et des États-Unis, ainsi que l’UE, l’IDA a prĂ©parĂ© et soutenu une opĂ©ration d’investissement dans le secteur de l’éducation avec pour objectif Ă  long terme de permettre au gouvernement ougandais d’employer efficacement les ressources, de protĂ©ger la qualitĂ© de l’enseignement et de l’apprentissage. L’Ouganda fut le premier pays d’Afrique Ă  connaĂźtre un appui des bailleurs de fonds coordonnĂ© et harmonisĂ© dans le secteur de l’éducation.

RĂ©sultats

Le taux de scolarisation primaire fut non seulement soutenu, mais il a continuĂ© Ă  croĂźtre. La politique ougandaise d’enseignement primaire universel a entraĂźnĂ© une augmentation du nombre d’effectifs scolarisĂ©s en primaire de 3,1 millions en 1996 Ă  7,3 millions en 2006 et a permis de rĂ©duire les Ă©carts de richesse et de sexe parmi les Ă©lĂšves de l’enseignement primaire. Les ressources sont aujourd’hui efficacement employĂ©es pour gĂ©rer le systĂšme scolaire.

Réalisations principales :
- Le niveau de ressources disponibles pour le programme gouvernemental d’enseignement primaire universel a augmentĂ©, y compris la part gouvernementale en matiĂšre de charges rĂ©currentes et les contributions volontaires des parents. Le gouvernement fournit plus de 30 % du budget rĂ©current discrĂ©tionnaire Ă  l’enseignement ; dont 65 % sont consacrĂ©s Ă  l’enseignement primaire.
- Un financement extĂ©rieur flexible a permis de couvrir toutes les prioritĂ©s, notamment celles de nature rĂ©currente. Pendant le projet, la part des charges rĂ©currentes dans l’enseignement primaire a dĂ©passĂ© 20 % en moyenne.
- La responsabilisation et la transparence se sont améliorées (les ressources atteignant les écoles sont passées de 13 % en 1996 à 80 % en 2000).
- Des mĂ©thodes dĂ©centralisĂ©es plus efficaces pour la construction de salles de classe ont Ă©tĂ© lancĂ©es avec succĂšs. La gestion des salaires s’est sensiblement amĂ©liorĂ©e (« les enseignants fantĂŽmes », reprĂ©sentant prĂ©cĂ©demment 20 % de la masse salariale, ont disparu) et les salaires sont aujourd’hui payĂ©s en temps et en heure.
- L’Ouganda a su montrer des amĂ©liorations progressives en matiĂšre de qualité : par exemple, le pourcentage d’élĂšves atteignant des niveaux dĂ©finis de compĂ©tence en alphabĂ©tisme au CE2 se monte Ă  42 % en 2006 contre 1 % en 1996.

Contribution

- L’IDA a contribuĂ© Ă  hauteur de 155 millions de dollars, dont 75 millions de dollars Ă©taient un don dans le contexte de l’initiative d’aide aux pays pauvres trĂšs endettĂ©s.
- L’IDA a aidĂ© le gouvernement Ă  crĂ©er un cadre pour un soutien coordonnĂ© des bailleurs de fonds afin de garantir un accĂšs universel Ă  l’enseignement primaire, la base de l’augmentation du soutien au secteur par l’intermĂ©diaire du budget.
- L’IDA a jouĂ© un rĂŽle clĂ© dans l’aide apportĂ©e au ministĂšre de l’Éducation et des sports pour construire son partenariat avec d’autres agences de bailleurs grĂące Ă  son assistance technique, comprenant la fourniture d’un soutien au jour le jour et d’apports techniques de qualitĂ©.
- L’équipe de l’IDA a aidĂ© l’Ouganda Ă  mettre en place un processus d’étude annuelle du secteur de l’enseignement qui implique tous les participants (les reprĂ©sentants du district, les dĂ©putĂ©s, les ONG, et le monde universitaire) pour passer en revue les progrĂšs, les dĂ©fis et tracer la voie du secteur.

Partenaires

Le Royaume-Uni, le Danemark, l’UE, l’Irlande, les États-Unis, les Pays-Bas, l’Allemagne et l’UNICEF.

Prochaines Ă©tapes

A l’achĂšvement du projet en 2000, le soutien de l’IDA a perdurĂ© par le biais d’un crĂ©dit d’appui Ă  la rĂ©duction globale de la pauvretĂ©. Ce type de financement continu est possible quand une plate-forme institutionnelle, fermement Ă©tablie dans les propres systĂšmes du pays, est en place pour absorber et employer efficacement le soutien extĂ©rieur au budget. Dans le cas de l’Ouganda, et d’autres bĂ©nĂ©ficiaires de l’IDA, l’assistance de tous les bailleurs de fonds dans le domaine de l’enseignement est harmonisĂ©e grĂące Ă  cette plate-forme approuvĂ©e. La structure institutionnelle offre Ă©galement une plate-forme, qui inclut la sociĂ©tĂ© civile pour un dialogue politique constant, dans le but particulier d’amĂ©liorer la qualitĂ© de l’apprentissage et la persĂ©vĂ©rance dans les Ă©tudes. Les efforts d’amĂ©lioration de la qualitĂ© commencent Ă  porter leurs fruits.

En savoir plus

CrĂ©dit d’ajustement au secteur de l’éducation (1998 - 2000)
Documents du projet