
A l’issue de la période Khmer Rouge, la fin des années 1990 a représenté au Cambodge une transition de l’aide d’urgence à la reconstruction et au développement. En 1997, le Cambodge se classait 137ème sur 174 pays sur l’indicateur composite de développement humain du PNUD et, selon l’enquête socioéconomique du Cambodge, les taux nets de scolarisation primaire s’élevaient simplement à 55 %.

L’objectif de ce projet est de développer et de mettre en pratique une approche participative à l’amélioration de la qualité des écoles et à la gestion des ressources basée sur les performances. L’idée était que les écoles participantes présentent finalement des améliorations de taux de scolarisation, de participation et de réalisation. L’objectif du projet était également de renforcer et d’enrichir la politique gouvernementale grâce à des pratiques plus innovantes au niveau scolaire.

Les élèves de plus de 1 000 écoles cambodgiennes participant au projet ont obtenu des résultats élevés en alphabétisme et ont montré des taux d’abandon inférieurs et des taux de promotion plus élevés. En moyenne, dans chacun des 172 groupes scolaires soutenus par le projet, environ 40 élèves, candidats à l’abandon chaque année, sont restés sur les bancs de l’école.
Principales réalisations :
- Parmi les différentes interventions en matière d’amélioration qualitative dans le programme, l’argent investi dans le perfectionnement des enseignants a affiché le meilleur rendement en termes de persévérance, de promotion et d’apprentissage scolaires. Les calculs coût-efficacité indiquent que même de faibles sommes dépensées pour la formation des enseignants peuvent avoir un énorme impact sur l’apprentissage.
- Des observations à grande échelle, réalisées par une équipe indépendante d’évaluation d’impact, dans les classes, prouvent l’adoption par les enseignants d’approches respectant les enfants dans la classe en matières de routine, de gestion et d’enseignement.
- La santé et la formation professionnelle ont eu un effet mesurable sur la réduction du taux d’abandon des élèves. Les investissements en équipements et infrastructures scolaires ont également joué un rôle important dans l’amélioration des taux de promotion.
- Au niveau du district, le projet a favorisé les efforts de décentralisation du bureau de l’éducation grâce à la fourniture de services de soutien.
- Ce pilote réussi a été employé comme modèle pour le développement de projets éducatifs en Indonésie et en Afghanistan.

- Le coût total du projet s’est élevé à 4,9 millions de dollars, entièrement financés par un prêt à l’apprentissage et à l’innovation.
- Le projet a offert une preuve tangible de la faisabilité de la décentralisation des procédés de gestion financière pour l’enseignement, en introduisant des versements directs aux écoles.
- Le projet a joué un rôle important dans la dynamisation du statut du bureau de district de l’enseignement en lui donnant un rôle clé dans l’appui à la décentralisation, améliorant ainsi considérablement les communications et la coordination avec les districts.
- La déclaration 2003 du groupe consultatif des ONG a identifié, entre autres choses, quelques-unes des expériences pilotées dans ce projet comme des meilleures pratiques.

Le projet a servi de plate-forme pour établir des partenariats avec le Programme alimentaire mondial (PAM), le ministère britannique du Développement international (DfID) et le Voluntary Service Overseas (VSO) - tous ayant contribué au financement et aux interventions complémentaires du projet. Le PAM a établi un programme de petit-déjeuner scolaire dirigé par les communautés dans un panel d’écoles, alors que VSO (avec le financement du DfID) a placé des animateurs volontaires au niveau local pour soutenir la création de capacités du personnel scolaire et administratif, la planification du développement scolaire et le renforcement de l’efficacité scolaire.

Le Plan du secteur de l’éducation 2006-2010 met en valeur un programme rigoureux pour augmenter l’accès à un enseignement de base, améliorer la qualité et la pertinence de la scolarité et renforcer la gestion décentralisée et l’efficacité des services éducatifs. Le projet d’assistance au secteur cambodgien de l’enseignement, un projet subséquent à celui auquel il est fait référence ici, se conforme pleinement à ces objectifs. Il est destiné à rendre l’accès aux services éducatifs plus équitable en réduisant les coûts freinant la scolarisation et à améliorer la qualité de l’enseignement grâce à la décentralisation de la gestion des écoles, au développement professionnel des enseignants, à la fourniture de matériels pédagogiques et au contrôle plus systématique de la performance des élèves.

Royaume du Cambodge : projet d’amélioration de la qualité de l’enseignement (1999 - 2004)
Documents du projet