Éthiopie: Réponse oecuménique au VIH/SIDA

Lutte contre le SIDA en Ã?thiopie

Réponse oecuménique

11 juin 2007 - Aba (Père) Serekebirhan Woldesamuel et son équipe spécialisée du Projet de prévention et contrôle du VIH/SIDA de l’Ethiopian Orthodox Tewahido Church Sunday School sont un exemple du rôle important que jouent diverses organisations religieuses financées par le programme multisectoriel pour le SIDA en Éthiopie.

Sileshi
Aba Serekebirhan

Les efforts du "Sunday School Program" (Programme d'éducation religieuse) ont d’abord porté sur l’éducation de ses jeunes membres (âgés de moins de 30 ans), mais ils se sont rapidement étendus. 

Le programme s'occupe actuellement de personnes dans le besoin, au sein de 12 collectivités, par le biais des bureaux locaux de la congrégation.

La vaste couverture géographique de la congrégation ainsi que le respect et la confiance que lui accorde la collectivité font qu'elle est bien placée pour contribuer à la réponse nationale au VIH en Éthiopie. Ces trois dernières années, grâce au soutien financier exclusif du MAP, le projet a pu proposer les services suivants, quelle que soit la religion pratiquée :

Des Fonds pour la formation et le démarrage professionnel des jeunes et jeunes adultes (de moins de 30 ans) vivant avec le VIH. Les bénéficiaires reçoivent 1 000 birr (120 dollars) pour les aider à démarrer dans le monde du travail, et la plupart ont utilisé cet argent pour créer une microentreprise telle qu’un commerce ou une petite entreprise de fabrication de meubles en bois.

Le soutien aux orphelins du SIDA, dont le nombre grandissant compromet la capacité des collectivités à les assumer seules. Les enfants sont confrontés à une diversité de problèmes qui vont du manque d’amour et de soins familiaux à l’ostracisme de la collectivité et au manque de ressources financières. Le projet a fourni des services-conseils, une éducation communautaire et des uniformes et matériaux éducatifs scolaires pour que les enfants puissent rester à l’école et ne traînent pas dans les rues. Il a également versé 100 birr (12 dollars) par mois et par orphelin pour aider les voisins, amis et proches à s’en occuper. Au total, 900 orphelins (75 par secteur) ont profité de l'aide.

Les soins à domicile pour les personnes alitées atteintes du SIDA. Ce service communautaire essentiel est proposé directement par des volontaires du programme VIH/SIDA de la Sunday School de la congrégation, qui reçoivent des indemnités pour leurs déplacements. En plus de l’amour et des soins personnels qu'ils prodiguent au domicile des personnes dans le besoin, ces volontaires participent aussi à la toilette, au lavage du linge, au ménage et à la préparation des repas. Lors de leur visite quotidienne, ils s’assurent aussi de la prise correcte et régulière des médicaments. 
 
De plus, le projet propose des services-conseils et un soutien spirituel à ceux qui sont touchés par le virus ou qui vivent avec celui-ci.

Encouragé par l’Archevêque, qui préside le conseil d’administration du projet, Aba Serekebirhan pense que la situation très difficile à laquelle sont confrontées les collectivités éthiopiennes est actuellement meilleure qu’elle ne l’était avant le MAP, malgré les difficultés permanentes liées à la pauvreté, la stigmatisation et la discrimination.

« Notre travail est plus difficile qu’auparavant étant donné que nous n’avons pas encore atteint notre objectif » a-t-il déclaré, en pensant à l’avenir. Mais il observe avec enthousiasme que le projet VIH/SIDA de l’Ethiopian Orthodox Tewahido Church Sunday School « prévoit de faire mieux, à condition de pouvoir compter sur un soutien permanent ».

Article principal: Une aube d'espoir en Éthiopie


Un modèle à suivre

Le sourire timide et la discrétion de Zerihun Gashaw, âgé de 21 ans, sont peu révélateurs du traumatisme qu’il a subi en tant qu’orphelin du SIDA, de la responsabilité qui pèse sur ses épaules pour élever ses plus jeunes frères et sœurs, et du succès obtenu au cours de sa jeune vie.
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AIDER 6 000 COMMUNAUTÉS À SE PRENDRE EN CHARGE

En 2000, l’Éthiopie s’est engagée à mettre en œuvre une réponse participative et communautaire au VIH et au SIDA. L’initiative a été financée par une subvention de 60 millions de dollars octroyée par l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale via le programme plurisectoriel de lutte contre le SIDA (MAP éthiopien). Le programme, clôturé le 30 décembre 2005, a financé environ 6 000 communautés et initiatives d'ONG, notamment celles indiquées dans ce document.

Le MAP éthiopien a apporté l’unique aide systématique aux organisations de la société civile luttant contre le SIDA en Éthiopie et a permis la mise en place du système de réponse locale décentralisée actuellement en place. Le projet a financé des activités locales qui ont permis de modifier la manière dont sont perçues les personnes vivant avec le VIH et de comprendre l’importance de savoir si on est séropositif ou pas. Il a financé les soins à domicile, la prise en charge des orphelins du SIDA, le traitement d’infections opportunistes mineures, la fourniture d’aliments pour les personnes touchées par le VIH et se trouvant dans le besoin, et des activités génératrices de revenus.

Sans le soutien du projet pour l’administration de médicaments permettant de traiter les infections opportunistes, bien des Éthiopiens séropositifs seraient morts avant que ne devienne disponible le traitement antirétroviral en 2004. L’une des leçons tirées est que la nourriture est un besoin de base primordial pour bien des personnes touchées par le VIH en Éthiopie, étant donné que la plupart sont très pauvres et souffrent de malnutrition. En particulier, la réussite d’un traitement antirétroviral peut être compromise si l’alimentation n’est pas suffisante ou si elle est de mauvaise qualité.




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