KIGALI, le 14 juin 2007— Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale sur le VIH/SIDA dont la publication est annoncée aujourd'hui à Kigali (Rwanda), la mobilisation de communautés locales habilitées, conjuguée à la fourniture de préservatifs et de traitements qui sauvent la vie, commence à ralentir la progression, sur le continent, d’une épidémie qui, l’an dernier, a tué plus de deux millions d'adultes et d’enfants africains et a condamné 24,7 millions d'autres Africains à subir ses effets désastreux.
Le rapport explique que ces transformations sont en cours et que la progression de l'épidémie semble se ralentir en Ouganda, au Kenya et au Zimbabwe, ainsi que dans les régions urbaines d'Éthiopie, du Rwanda, du Burundi, du Malawi et de la Zambie. L'Afrique australe demeure toutefois l'épicentre de l'épidémie qui sévit sur le continent et affiche des taux d'infection sans précédent. Une enquête récemment menée auprès des ménages a révélé que, à Francistown, qui par sa taille est la deuxième ville du Botswana, 70 % des femmes âgées de 30 à 34 ans et des hommes âgés de 40 à 44 ans, soit une proportion considérable de la population, sont infectés par le VIH. En Afrique de l'Est, l'épidémie se propage de manière inégale, mais un nombre élevé de nouveaux cas d'infection apparaissent parmi les professionnels du sexe et dans la population générale.
Programme plurinational de lutte contre le SIDA en Afrique