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Modernisation des infrastructures rurales

Dernière mise à jour : mars 2007
L’IDA en action : Les autorités locales du Sénégal améliorent les infrastructures rurales
Les autorités locales du Sénégal améliorent les infrastructures rurales
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Défi à relever

Malgré des réformes économiques régulières pendant la seconde moitié des années 1990, la pauvreté est restée très élevée : plus d’un tiers de la population totale vit en dessous du seuil de pauvreté. Au Sénégal, la pauvreté est essentiellement un phénomène rural. De plus, pendant les années 1990, l’agriculture a stagné, en partie du fait d’infrastructures de base limitées, d’une implication constante de l’État dans les secteurs secondaires, de services de support inadéquats pour les agriculteurs, et d’un manque de renforcement de l’autonomie des populations rurales dans la planification, le financement et la gestion du développement local.

Démarche

Dans sa stratégie de développement et de réduction de la pauvreté, le gouvernement a identifié la décentralisation comme un facteur essentiel d’amélioration des conditions de vie des populations rurales. Le projet national d’infrastructures rurales a été conçu comme le premier (ou une phase d’essai) d’un programme sur potentiellement 12 ans visant à renforcer les autorités locales du Sénégal rural et leur capacité à faire fonctionner et maintenir des investissements dans le domaine des infrastructures – en commençant par la construction de routes. En complément du soutien institutionnel, l’IDA a fourni un financement pour les investissements locaux.

Résultats

Environ 2,2 millions de personnes, dans 110 communautés rurales incluses dans la première phase du programme, ont fait état d’améliorations significatives de leurs conditions de vie, de leur accès aux services essentiels, ainsi que de leurs revenus.

Principales réalisations :
- Dans le cadre du Fonds local d’investissement, chacune des 110 communautés rurales a mis en place son propre forum de planification et de mise en œuvre des projets : 298 projets d’approvisionnement en eau, 141 établissements scolaires, 140 cliniques et dispensaires, 60 projets d’autonomisation des femmes, parmi beaucoup d’autres.
- Une étude d’impact reposant sur des enquêtes à échantillon constant de 850 foyers sur la période de 2002 à 2005 a indiqué une hausse de 25 % du revenu des ménages dans les zones couvertes par le projet, et des progrès mesurables en matière de poids et de taille des enfants de moins de trois ans.
- 247 kilomètres de routes ont été réhabilités, ce qui a notoirement amélioré l’accès aux services essentiels, en réduisant par exemple le temps de trajet vers les écoles.
- Les recettes fiscales des communautés rurales couvertes par le projet ont augmenté d’un multiple de 2.8.
- Parmi les améliorations apportées à la gouvernance et à la participation locales figurent la transparence des marchés publics, une gestion améliorée des finances publiques locales et l’établissement d’un système de transfert des fonds publics du gouvernement central aux gouvernements locaux.
- La participation de groupes marginalisés au niveau local (notamment des femmes et des jeunes) s’est considérablement accrue.

Contribution

- Le coût total du projet s’est élevé à 47,5 millions de dollars, dont 28 millions de dollars en provenance de l’IDA de 2001 à 2005.
- Avec ce projet, l’IDA a eu un impact important sur le paysage des communautés rurales du pays.
- Le soutien institutionnel de l’IDA a catalysé les améliorations en matière de gouvernance et de participation locales, ainsi que de gestion des finances publiques.
- La conception du projet a donné aux communautés rurales du Sénégal l’occasion de s’engager dans des pratiques d’apprentissage sur le tas qui, une fois ajustées, ont été intégrées et durables.
- Le projet a construit un système très réussi, pouvant donc être répété, pour le transfert de ressources publiques vers des gouvernements locaux.

Partenaires

Le Fonds international pour le développement agricole, la Banque africaine de développement, l’OPEP.

Prochaines étapes

Bien que les communautés bénéficiaires aient établi des comités de maintenance et mis des fonds de côté pour le fonctionnement et la maintenance, la capacité de fonctionnement et de maintenance est toujours faible et nécessitera des efforts supplémentaires de la part des gouvernements locaux. Les phases ultérieures de ce programme et du programme de développement social ont fusionné dans le projet de gestion participative du développement local dans le contexte d’un programme national de développement communautaire. La faiblesse des capacités et d’autres questions afférentes continueront d’être abordées afin de garantir la durabilité des infrastructures.

En savoir plus

Projet national d’infrastructures rurales (2000-05)
Documents de projet  ; Article de fond, en anglais : « Ah, ce qu’on est bien chez soi »

Projet participatif de développement local (2006-09)
Documents de projet 




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