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Mali: agriculture et irrigation

Mise à jour la plus récente : mai 2007
L’IDA en action : Les agriculteurs maliens bénéficient de l’amélioration de l’irrigation le long du fleuve Niger

Défi à relever

Pratiquement encerclé par le désert et sujet à la sécheresse, le Mali doit gérer les ressources en eau de manière à offrir à sa population en pleine croissance un avantage maximum. Le fleuve Niger et les grasses plaines qu’il inonde sont essentiels pour l’économie de la nation toute entière, ainsi que pour l’approvisionnement de la population en denrées alimentaires. Toutefois, l’instance principalement en charge de la gestion de l’irrigation (l’Office du Niger) date de la période coloniale. Elle fonctionnait d’une manière qui accroissait les coûts pour les agriculteurs et diminuait la production de riz et d’autres denrées alimentaires de base.

Démarche

Restructurer l’Office du Niger et reformer ses politiques en matière d’irrigation. Moderniser et remettre en état les canaux d’irrigation. Améliorer les revenus des agriculteurs, libéraliser le marché du riz et militer en faveur d’une réforme de la propriété foncière.

Résultats

Une irrigation élargie et plus efficace a permis des rendements plus élevés, ainsi que des revenus plus importants pour les agriculteurs maliens. La production de riz a plus que doublé, et celle d’autres denrées alimentaires, telles que les oignons et les tomates, a augmenté de manière substantielle.

Principales réalisations :
- En 2005, la croissance du PIB a atteint 6,1 %, grâce à une augmentation de la production de céréales et de riz en 2005-2006 (14 %), ainsi que d’une amélioration des termes de l’échange.
- Les revenus des 182 000 agriculteurs concernés par le programme ont augmenté.
- La production de riz est passée de 98 000 à 271 000 tonnes.
- 57 km de canaux et de rigoles ont été remis en état et modernisés.
- Les rendements à l’hectare ont augmenté de 205 % et le rendement économique pour les agriculteurs a bondi de 16 à 30 %.
- Les autres productions agricoles alimentaires sont en hausse. Les oignons sont passés d’une production négligeable à un niveau de 71 000 tonnes. La production de tomates, de pommes de terre et de maïs a également augmenté.
- Les taux de recouvrement des frais de consommation d’eau sont passés de 60 à 97 %. Les frais de consommation d’eau demeurent dans les zones où ils sont collectés ; au moins 50 % sont utilisés aux fins d’entretien, tandis que seulement 10 à 12 % sont transmis à l’Office central à des fins générales.
- La situation financière de l’Office du Niger, cruciale pour des milliers d’agriculteurs maliens, s'est améliorée.
- L’État malien a acquis une expérience et une confiance essentielles en matière de mise en œuvre de réformes institutionnelles importantes.
- La participation a été renforcée par l’adhésion des agriculteurs aux comités de gestion, ainsi que par la supervision de l’exécution des contrats.
- Le projet a transféré la responsabilité en matière de crédit de l’Office du Niger à la Banque agricole d’État et stimulé l’investissement privé dans les infrastructures agricoles. Les crédits ont initialement été utilisés pour l’achat d’équipements, de bétail et d’engrais, avec des taux de remboursement supérieurs à 95 %.
- Du fait d’une meilleure transparence en matière de gestion foncière, le sentiment de sécurité des agriculteurs, même en l’absence de titres de propriété, s’est renforcé.

Contribution

- Le coût total du projet est de 240 millions de dollars, dont 48,8 millions d’aide de l’IDA.
- La Banque a joué un rôle actif en matière de maintien d’une étroite coordination avec les bailleurs de fonds et d’un partenariat solide avec les pouvoirs publics. Le rôle mobilisateur de l’IDA, la focalisation stratégique et le soutien à la politique et aux réformes institutionnelles ont été critiques pour la mise en œuvre durable de réformes qui n’ont pas manqué d’engendrer des difficultés à court terme, y compris le licenciement de personnel de l’Office du Niger, qui se retirait d’activités commerciales que le secteur privé pouvait gérer avec plus d’efficacité.
- L’assistance technique fournie tout au long de la restructuration de l’Office du Niger a été cruciale pour le retour de cette institution à une situation financière viable.

Partenaires

- L’Allemagne, la France et les Pays-Bas ont fourni 150 millions de dollars, tandis que le gouvernement et les bénéficiaires ont contribué 44,3 millions de dollars.
- Le succès du projet a conduit d’autres bailleurs de fonds à financer des travaux liés. Dans l’ensemble, l’investissement de la Banque a permis de mobiliser 250 % d’investissements en plus auprès d’autres bailleurs de fonds.

Prochaines étapes

Pour garantir les gains et assurer leur durabilité, il sera nécessaire de travailler en vue des points suivants : une récupération accrue des coûts, afin de permettre l’entretien de l’ensemble des infrastructures ; la mise en place de mécanismes destinés à renforcer la disponibilité de financements à long terme pour de possibles investisseurs privés dans la zone de l’Office du Niger ; la poursuite de l’investissement dans les voies de circulation rurales afin de faciliter l’achat et la distribution d’approvisionnements ; ainsi que la mise en place de programmes destinés à renforcer les organisations d’agriculteurs, et en particulier leur capacité à obtenir des approvisionnements à des prix abordables et à collaborer en liaison avec des stratégies marketing.

En savoir plus

Projet de consolidation de l’Office du Niger (1988-1998)
Documents de projet




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