Communiqué No:2007/446/AFR Contact à Washington: Yves Jantzem 1 (202) 473 5271 yjantzem@worldbank.org WASHINGTON, 13 juin, 2007 – Des agences internationales participant à la lutte contre l’influenza aviaire viennent de conclure un atelier régional avec un appel renouvelé pour une stratégie commune et globale en Afrique. Au Mozambique la semaine dernière, l’équipe “grippe aviaire” de la région Afrique de la Banque mondiale a rassemblé le personnel Agriculture/Vétérinaire, Santé et Communication des missions résidentes de la Banque mondiale pour évaluer et planifier la réponse opérationnelle à la grippe aviaire sur le continent. Ont aussi participé des représentants des partenaires représentant le partenariat ALive, CDC [1], FAO [2], OiE [3], UNSIC [4] et OMS [5]. François Le Gall, spécialiste principal de l’élevage pour l’Afrique et responsable de l’équipe “grippe aviaire” de la région Afrique: “Pour l’instant, les pays africains ont répondu à la menace en développant des plans nationaux mais il est essentiel que tous les gouvernements engagent des activités de prévention et contrôle avec l’appui financier et technique de partenaires internationaux comme la Banque mondiale.” L’Atelier de trois jours, du 4 au 6 Juin, a mis l’accent sur les activités opérationnelles et les aspects techniques comme la surveillance, la vaccination, la compensation et les laboratoires. Un exercice de simulation a permis de mettre en avant les difficultés de coopération entre les différents secteurs ainsi que l’importance d’intégrer les secteurs de la Santé animale et Publique avec la communication pour un maximum d’efficacité. C’est la première fois que les équipes opérationnelles de la banque se réunissent en un même endroit en si grand nombre pour discuter des opérations grippe aviaire financées par la Banque mondiale ainsi que des futures activités de la Banque dans la lutte contre la maladie. L’Afrique a eu son premier cas de grippe aviaire au Nigéria en Février 2006, suivi depuis par plusieurs cas dans sept pays. Le virus est réapparu quatre fois depuis Avril au Ghana. “Les récents cas montrent l’importance du renforcement des méthodes de détection précoce et réponse rapides pour contrôler l’influenza aviaire à sa source au niveau animal afin d’éviter une éventuelle pandémie,” a dit François Le Gall. Le secteur avicole a été décimé dans plusieurs pays à cause de la mortalité des volailles et les mesure d’abattages des élevages infectés. L’industrie avicole africaine, qui nourrit un nombre grandissant de citoyens urbains dans beaucoup de pays, a subi un impact estimé à 60 millions de dollars, avec aussi des effets négatifs sur la réduction de la pauvreté des populations rurales qui dépendent des élevages domestiques pour leur alimentation et leurs revenus. Il y a eu 307 cas confirmés de grippe humaine d’origine aviaire à l’échelle mondiale (36 en Afrique) parmi lesquels 187 ont été fatals. Ok Pannenborg, Conseiller Senior Santé Humaine de la région Afrique de la Banque mondiale a rappelé l’importance de l’approche trans-sectorielle pour lutter contre ce fléau, rappelant que “si le virus venait à muter de telle manière qu’il pourrait se propager durablement d’homme à homme, les systèmes de santé africains déjà durement éprouvés auraient à faire à une situation sans précédents.” Une pandémie de grippe aviaire a tué entre 40 et 50 millions de personnes en 1918. [1] Center for Disease Control [2] Food and Agriculture Organization [3] Office International Des Epizooties [4] UN System Influenza Coordination [5] Organisation Mondiale de la Santé |