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Restructurer le ministère de l’Agriculture du Mozambique

Dernière mise à jour : juin 2007
L’IDA en action : Restructurer le ministère de l’Agriculture du Mozambique
Restructurer le ministère de l’Agriculture du Mozambique
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Défi à relever

Dans les années 1990, le gouvernement du Mozambique a entrepris un programme significatif de réformes macroéconomiques et politiques. La plupart des principales distorsions engendrées par les politiques du secteur agricole ont été supprimées, et l’environnement était favorable à la croissance. En revanche, le ministère de l’Agriculture du Mozambique présentait des lacunes et les activités existantes de soutien au secteur agricole étaient fortement dépendantes des ressources fragmentées fournies par les bailleurs de fonds.

Démarche

Le Programme de dépenses publiques à l’attention du secteur agricole (PROAGRI) fut l’un des premiers à adopter une approche sectorielle du développement agricole, en regroupant l’aide fournie par les donateurs dans le cadre d’un programme en trois étapes sur 15 ans, notamment axé sur les actions politiques et institutionnelles.

Le projet comportait une réforme structurelle et fonctionnelle du ministère de l’Agriculture, le renforcement des capacités et la gestion des ressources humaines, les processus de planification et de budgétisation, les systèmes de gestion financière et d’approvisionnement, la décentralisation, les politiques et réglementations de la gestion des ressources naturelles, la recherche agronomique et la vulgarisation, etc. L’objectif de ce programme était de créer un environnement propice au développement agricole de marché, d’améliorer l’efficacité des services de soutien public à l’agriculture et de réglementer les marchés agricoles et l’utilisation des ressources naturelles.

Résultats

Le ministère de l’Agriculture a été renforcé et a évolué, passant d’une approche axée sur les interventions directes à une approche axée sur la réglementation et la facilitation, et d’un style opérationnel imposé par les autorités à un style décentralisé orienté client.

Principales réalisations :
- Extension des services agricoles : le projet a réussi à augmenter le nombre de producteurs et d’associations de producteurs assistés par l’extension des services du ministère. Un total de 191 630 producteurs et de 1 766 associations de producteurs ont bénéficié d’une assistance lors de la première phase du programme (1999-2006).
- La coopération entre les services de vulgarisation et les ONG a contribué à l’adoption de plusieurs variétés et clones à cycle court résistant à la maladie.
- Le projet a favorisé les réformes de la propriété foncière. À la suite de ce projet, une Annexe technique au droit foncier a été votée en 2000, afin de définir les règles de démarcation et d’enregistrement des terres en zone rurale. Afin de mettre en œuvre ces lois et ces réglementations, les institutions de gestion foncière ont été restructurées, décentralisées et renforcées, et un système cadastral informatique a été mis en place.
- Le processus d’affectation et d’enregistrement des terres a été simplifié : entre 2001 et 2002, le nombre de démarches a été réduit de 64 à 7, et les durées de traitement ont été réduites de deux ans à 90 jours pour un minimum de 90 % des transactions foncières.
- La recherche agricole a été restructurée par le biais de la création d’un institut de recherche agricole national unifié présidant à quatre centres de recherche zonaux.
- Dans le domaine des systèmes internes de gestion, un système moderne de gestion financière a été mis en place. Les procédures et les pratiques comptables respectent les normes internationales couramment acceptées et font l’objet d’un audit annuel. Un système décentralisé de gestion de l’approvisionnement a également été mis en place.
- Le ministère a été restructuré. Les compétences générales du personnel ont été améliorées et des mesures initiales ont été prises pour mettre en place un système de gestion des ressources humaines. Le processus de planification et de budgétisation du projet MAP a été sensiblement amélioré. La planification et la budgétisation annuelle est désormais une activité déconcentrée, systématique et assortie d’un calendrier, avec une participation incluant les régions comme les organes centraux. La pratique de planification et de budgétisation trimestrielle a été développée afin de pouvoir effectuer des ajustements simultanés aux plans annuels. La transformation du ministère dans le cadre de PROAGRI a permis d’en faire un modèle ou un projet pilote de la réforme du secteur public, avec un impact significatif sur d’autres ministères et départements d’État. Ce système de planification et de budgétisation est devenu un modèle pour le ministère des Finances et d’autres.

Contribution

- Le coût total du projet s’est élevé à 216,5 millions de dollars, dont 30 millions de dollars en provenance de l’IDA.
- Conjointement avec d’autres donateurs, le projet a offert au gouvernement un mentorat et une assistance technique au développement de PROAGRI.
- L’IDA a également joué un rôle déterminant en convaincant le gouvernement de la nécessité d’adopter les réformes institutionnelles nécessaires, par le biais de l’analyse et du dialogue politique.
- Au sein de la Banque, la gestion financière de ce programme a contribué sensiblement à la définition ultérieure de règles de gestion financière des concours budgétaires.

Partenaires

- Parmi les autres co-financiers / donateurs figurent : l’UE, le Fonds international pour le développement de l’agriculture (FIDA), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), ainsi que les gouvernements américain, canadien, finlandais, italien, danois, suédois, irlandais, néerlandais, britannique, australien et autrichien.
- En 2001, un mémorandum d’accord entre le gouvernement et les principaux bailleurs de fonds a établi un cadre opérationnel et juridique qui a permis aux fonds de l’IDA et ceux d’autres donateurs d’être distribués par le biais d’un Mécanisme de flux commun de fonds. La création de ce mécanisme a marqué une étape importante dans l’harmonisation de l’aide grâce à l’utilisation de procédures publiques ; il a également contribué à la simplification de la mise en œuvre et de la supervision du programme.

Prochaines étapes

Les prochaines phases de PROAGRI devraient continuer de financer les fonctions essentielles du MINAG. Le gouvernement assumera progressivement l’entière responsabilité des charges récurrentes sur une période de 15 à 20 ans. Une seconde phase, PROAGRI II, est déjà en cours. La Banque contribue directement au budget du pays.

En savoir plus

Programme de dépenses publiques à l’attention du secteur agricole (PROAGRI) (1999-2006)
Documents du projet




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