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Réhabiliter les routes et les institutions de travaux publics au Mozambique

Dernière mise à jour : mars 2007
L’IDA en action : Transport - Le Mozambique redevient une voie d’acheminement majeure
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Défi à relever

Les trois couloirs de transport majeurs du Mozambique (Nacala, Beira, Maputo) fournissent la principale source de devises. Il s’agit de voies d’acheminement international pour l’Afrique australe. Mais dans les années qui ont suivi l’indépendance, le réseau routier s’est détérioré de manière significative en raison d’une combinaison de conflits, de faiblesses des institutions et de manque de financement pour l’exploitation et l’entretien. À la fin de la guerre civile en 1992, avec un secteur agricole représentant environ 50 % du PIB, il était urgent de relancer la distribution pour un redressement économique du pays.

Démarche

Le Premier projet de routes et cabotage (ROCS) (1992 - 1999) – qui a été l’un des nombreux projets financés par l’IDA pour la reconstruction du Mozambique en une voie d’acheminement international majeure – fut initialement conçu pour réhabiliter de manière sélective les routes principales et les petits ports, et pour augmenter la capacité des industries du transport routier et du cabotage. Toutefois, suite à l’accord de paix de 1992, le projet s’est recentré sur l’assistance d’urgence pour réparer les routes et les ponts endommagés par la guerre et pour l’intégration du pays à l’issue de la guerre civile. Ce projet – et le second projet de routes et cabotage (1994 - 2003) – a financé le génie civil et a permis de construire un cadre institutionnel pour l’intégralité du secteur avec une assistance technique et une formation exhaustives.

Résultats

Une très forte réduction des coûts de transport a entraîné une disponibilité accrue des biens et services dans les zones rurales et un meilleur accès à des services essentiels comme la santé et l’éducation.

Principales réalisations :
- Les travaux publics sur les routes principales et secondaires ont conduit à des réductions du temps de trajets allant jusqu’à 50 %.
- Entre 1992 et 2000, plus de 6 600 km de routes rurales ont été réhabilités.
- L’entretien courant s’est amélioré de manière régulière et sensible : en 1994, moins de 4 000 km du réseau routier total faisaient l’objet d’un entretien courant. Ce chiffre a atteint 15 000 km en 1998.
- La proportion du réseau routier en bon état est passée de 10 % avant le projet à 56 %. La baisse des coûts unitaires de transport en chiffres constants a conduit à une hausse importante du volume de trafic car le parc de véhicules a également augmenté de 130 000 à 200 000 unités sur les dix dernières années, entraînant une hausse de l’ensemble des biens et services disponibles dans les zones rurales.
- La création d’une agence nationale des routes autonome et moderne (ANE) et d’un mécanisme de financement stable sous la forme d’un fonds spécifiquement consacré aux routes.
- Parmi de nombreuses autres réformes et initiatives politiques réalisées dans le cadre du projet, on retrouve la politique de développement routier mise en place par le gouvernement pour commercialiser la gestion du réseau routier.
- Le développement de la capacité en ressources humaines pour améliorer la gestion du secteur des transports (près de 10 000 personnes ont reçu une formation).

Contribution

- Le coût total s’est élevé à 965 millions de dollars, l’IDA ayant contribué à hauteur de 261 millions de dollars entre 1992 et 2003.
- Un soutien de capacité pour établir une instance de réglementation et commercialiser le réseau routier.
- Un cadre stratégique pour la consultation des bailleurs et la mobilisation d’un soutien complémentaire massif au programme.

Partenaires

La Banque arabe de développement économique en Afrique (ABEDA), le programme des Nations Unies pour le développement, le Fonds d’équipement des Nations Unies, la Banque africaine de développement, la Commission européenne, la France, le Koweït, la Norvège, la Suède, la Suisse, le Danemark, l’Allemagne, l’Afrique du Sud, l’Espagne et les États-Unis.

Prochaines étapes

L’avantage concurrentiel de l’Agence des routes pour attirer et conserver du personnel qualifié a été sauvegardé et le fonds d’entretien du réseau routier est devenu opérationnel. Un projet futur (le programme de gestion et d’entretien des routes et des ponts) apporte au secteur routier une assistance technique et financière coordonnée et élargie des bailleurs de fonds.

En savoir plus

Projet I (1992 - 1999) et II (1994 - 2003) de routes et cabotage
Documents du projet I  |  II




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