Communiqué de presse N° 2007/200/AFR  Contacts ÀWashington : Timothy T. Carrington (202) 473 8133 tcarrington@worldbank.org À Addis Abeba : Gelila Woodeneh (251- 011) 662 7700 gwoodeneh@worldbank.org  WASHINGTON, le 9 janvier 2007 – Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale a approuvé ce jour un don de 175 millions de dollars EU pour aider les populations vulnérables d’Éthiopie à réduire les risques de pénurie alimentaire grave et de famine.  Ce don sert à financer la deuxième phase d’une opération en cours, le Programme de filet de sécurité productif (PSNP), qui bénéficie à plus de 7 millions d’Éthiopiens les plus pauvres à travers des travaux publics et des dons directs. Les groupes visés par ce programme sont les ménages sujets à une insécurité alimentaire chronique et qui sont incapables de se procurer suffisamment d’aliments pour leurs familles chaque année. Ce don va permettre de financer durablement le programme, tout en soutenant l’amélioration de la gouvernance et de l’efficacité de celui-ci.  Le PSNP a été lancé en 2005, après que la Coalition pour la guerre contre la faim – qui comprend le Gouvernement éthiopien, ses partenaires au développement et des ONG clés – a plaidé en faveur d’alternatives plus durables à la fourniture chaque année de larges volumes d’aide alimentaire pour empêcher les populations de mourir de faim. Le programme a d’abord atteint environ 5 millions de personnes souffrant d’insécurité alimentaire chronique, puis a été élargi en 2006 à 7,23 millions de personnes. Le PSNP soutient une initiative de travaux publics à grande échelle qui verse des salaires aux citoyens affectés par l’insécurité alimentaire mais actifs. Il accorde des aides directes aux personnes physiquement incapables de travailler.  La vulnérabilité de l’ Éthiopie à la famine s’est aggravée au cours des deux dernières décennies. En cas de besoin, l’aide alimentaire sauve des vies. Toutefois, le gouvernement éthiopien et ses partenaires internationaux ont voulu éviter une situation dans laquelle une partie de la population dépend en permanence de l’aide alimentaire internationale. En effet, vers 2005, l’insécurité alimentaire et la dépendance généralisée à l’aide humanitaire pour la survie des populations étaient devenues un problème urgent de sécurité nationale. Le PSNP a été conçu pour y apporter une solution durable.  Pour relancer la productivité de l’agriculture paysanne dans des zones sélectionnées, le programme de création des emplois du PSNP a soutenu un vaste effort de réhabilitation de l’environnement. Comme résultats tangibles, l’on peut noter : plus de 250.000 kilomètres de terrasses ; 20.000 étangs et 2.000 sources ; 17 millions d’arbres plantés et la construction et l’entretien de 10.000 kilomètres de pistes rurales. En remplaçant l’aide alimentaire par des emplois et des paiements en espèces, le programme aide à stimuler l’économie rurale tout en s’attaquant à certaines des causes profondes de l’insécurité alimentaire. L’avantage supplémentaire qui résulte de l’amélioration des infrastructures publiques et de l’entretien des ouvrages communautaires à travers les travaux publics va aussi permettre l’amélioration à long terme des sources de revenu rurales.  « La première phase du Programme a permis de réduire considérablement la dépendance à l’aide alimentaire d’urgence ; plutôt, nous soutenons les populations cibles à travers des transferts prévisibles pour des investissements productifs, qui représentent une première opportunité réelle d’apporter un changement durable en s’attaquant à certaines des causes profondes de l’insécurité alimentaire », a déclaréIshac Diwan, Directeur des opérations pour l’Éthiopie. « Au cours de la phase suivante, le gouvernement va poursuivre le programme de création d’emplois et d’octroi de dons directs, tout en renforçant la gouvernance du programme. Ce dernier a aussi introduit un fonds d’urgence qui peut être mobilisé sans délais en cas de sécheresse. »  Ce Programme de filet de sécurité bénéficie du soutien de nombreux bailleurs de fonds et d’ONG. La deuxième phase est cofinancée par les gouvernements du Royaume-Uni, du Canada, de l’Irlande, de la Suède et des États-Unis, ainsi que par l’Union européenne. Il bénéficie aussi du soutien du Programme alimentaire mondial.  Au cours de ces dernières années, l’Éthiopie a enregistré une croissance plus forte que par le passé, tout en augmentant la part du budget national allouée à la réduction de la pauvreté. Même s’il a connu des débuts difficiles, le pays a commencé à faire des progrès en vue de la réalisation de certains Objectifs du millénaire pour le développement – y compris des résultats impressionnants en matière d’accroissement des taux de scolarisation et de réduction de la malnutrition. L’on estime qu’entre 2000 et 2005, le niveau de pauvreté a baissé de 44,2% à 38,7% de la population. Â
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