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La Banque mondiale accorde un financement de 500 millions de dollars EU pour la mise en valeur des ressources en eau et des écosystÚmes du bassin du Niger

Disponible en: English

Communiqué de presse no 2008/005/AFR

 

Contacts

À Washington : Timothy Carrington (202) 473 8133
tcarrington@worldbank.org
À Abuja: Obadiah Tohomdet (234-09) 3145269-74 (Ext 211)

otohomdet@worldbank.org

À Bamako : Moussa Diarra (223) 222 22 83

mdiarra@worldbank.org

À Cotonou : Sylvie Nenonene (229) 21 30 58 57

snenonene@worldbank.org

À Conakry : Tabara Barry Sakho (224) 41-50-61 41-27-70

tbarry@worldbank.org

À Niamey : Ibrahim Cheick Diop 227-20 73 56 16

idiop@worldbank.org

 

WASHINGTON, le 3 juillet 2007 – Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvĂ© aujourd’hui un prĂȘt de 500 millions de dollars EU destinĂ© Ă  appuyer la mise en valeur du bassin du Niger. Le programme sera divisĂ© en deux phases Ă©talĂ©es sur douze ans. La premiĂšre phase de cinq ans concernera les cinq pays traversĂ©s par le cours majeur du fleuve. Elle sera financĂ©e par 186 millions de dollars EU rĂ©partis en trois prĂȘts de l’Association internationale de dĂ©veloppement [1] (IDA) au profit du BĂ©nin (9 millions de dollars EU), du Mali (18 millions de dollars EU) et du NigĂ©ria (135 millions de dollars EU), et deux dons, l’un de 9 millions de dollars EU Ă  la GuinĂ©e, et l’autre de 15 millions de dollars EU au Niger. La deuxiĂšme phase inclura les quatre autres pays riverains, Ă  savoir le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad et la CĂŽte d’Ivoire, comme prĂ©vu dans le Programme d’action pour le dĂ©veloppement durable du bassin du Niger.

 

Le programme Gestion des Ă©cosystĂšmes et mise en valeur des ressources en eau du bassin du Niger amĂ©liorera durablement la productivitĂ© des ressources en eau, intensifiera la production d’électricitĂ© d’origine hydraulique et stimulera la croissance Ă©conomique des pays riverains. Pour crĂ©er un cadre de collaboration dans l’intĂ©rĂȘt des 110 millions d’habitants du bassin, le projet aura pour mission premiĂšre de renforcer l’AutoritĂ© du bassin du Niger (ABN) en tant qu’instance dirigeante chargĂ©e de gĂ©rer les biens communs et d’assurer une coordination appropriĂ©e.

 

 « Le projet s’inscrit dans la stratĂ©gie de la Banque mondiale d’accompagner l’effort d’intĂ©gration rĂ©gionale de l’Afrique, avec pour rĂ©sultat des bĂ©nĂ©fices Ă©conomiques et sociaux universels, une plus grande adhĂ©sion des États et du continent, et un cadre de concertation pour l’harmonisation des politiques » explique Mark Tomlinson, directeur du DĂ©partement de l’intĂ©gration rĂ©gionale, RĂ©gion Afriquež Ă  la Banque mondiale Ă  Washington. « L’immense potentiel de dĂ©veloppement et d’investissement que reprĂ©sente le bassin du Niger reste encore sous- exploité : seulement 20 % des terres irrigables sont mises en valeur, la production d’électricitĂ© ne dĂ©passe pas un cinquiĂšme du potentiel hydroĂ©lectrique, et seulement 30 milliards de mĂštres cube d’eau sont stockĂ©s sur les 200 milliards de mĂštres cube du dĂ©bit fluvial annuel. La Banque mondiale a donc d’excellentes raisons d’apporter son concours, d’autant que les États riverains sont dĂ©terminĂ©s Ă  en finir avec la planification unilatĂ©rale pour mener des actions coordonnĂ©es de dĂ©veloppement rĂ©gional. »

 

Actuellement, sur les neuf États du bassin du Niger, sept figurent parmi les 20 pays les plus pauvres de la planĂšte [2] et prĂšs de 75 % de la population vit en milieu rural et est fortement tributaire des infrastructures hydrauliques pour sa sĂ©curitĂ© alimentaire et sa qualitĂ© de vie. Ce programme contribuera donc de façon dĂ©terminante Ă  la croissance de la rĂ©gion et offrira un cadre intĂ©grĂ© pour exploiter les nombreuses opportunitĂ©s existantes.

 

En plus de renforcer le cadre institutionnel de l’ABN, le programme s’emploiera Ă  remettre en Ă©tat et optimiser les infrastructures hydrauliques rĂ©gionales. Il s’agit lĂ  d’un aspect central de la stratĂ©gie de dĂ©veloppement des États riverains en ce sens qu’il multipliera les possibilitĂ©s d’activitĂ©s universelles gĂ©nĂ©ratrices de revenu telles que l’irrigation, la pĂȘche et la rĂ©gĂ©nĂ©ration des Ă©cosystĂšmes. La modernisation des usines hydroĂ©lectriques de Kainji et Jebba au NigĂ©ria sera l’une des piĂšces maĂźtresses du projet, qui permettra d’attĂ©nuer la grave crise Ă©nergĂ©tique que traverse la rĂ©gion, de fournir une Ă©nergie fiable et moins chĂšre, et d’approvisionner le Niger et le BĂ©nin en Ă©lectricitĂ© supplĂ©mentaire.

 

« Ce programme est une occasion unique de passer Ă  une mise en valeur concertĂ©e des ressources en eau, de promouvoir le partage des avantages et d’encourager l’intĂ©gration rĂ©gionale » a dĂ©clarĂ© Ousmane Dione, Chef d’équipes de la Banque mondiale pour le projet. « Il est rare de voir des États riverains collaborer ainsi dans le domaine des eaux internationales, en dĂ©pit des intĂ©rĂȘts en jeu. Renonçant au jeu politique et Ă  la concurrence habituels en matiĂšre d’hydroĂ©lectricitĂ©, ces neufs pays ont adoptĂ© une vision coopĂ©rative commune pour ce secteur, avec une mention spĂ©ciale au NigĂ©ria qui a jouĂ© un rĂŽle extraordinairement constructif dans ces nĂ©gociations. Compte tenu de la taille des populations concernĂ©es, un tel cadre de collaboration exige des institutions rĂ©gionales renforcĂ©es mais aussi un engagement sur le long terme des donateurs afin de garantir que les investissements ne seront pas nĂ©gligĂ©s ni les gains perdus Ă  cause d’un manque de suivi dans la gestion, le fonctionnement et l’entretien des installations. »

 

Le programme comprend les trois volets suivants :

  1. le renforcement des institutions et le dĂ©veloppement des capacitĂ©s de l’ABN et des organismes nationaux de gestion des ressources en eau ;
  2. la remise en Ă©tat, l’optimisation et le dĂ©veloppement des infrastructures hydrauliques rĂ©gionales, notamment la sĂ©lection et la planification stratĂ©giques des nouveaux barrages ;
  3. la gestion durable de diffĂ©rents Ă©cosystĂšmes dĂ©gradĂ©s et la remise en Ă©tat de petites infrastructures hydrauliques pour favoriser l’irrigation, la restauration du bassin versant et l’agroforesterie.

 

[1] Les prĂȘts sont accordĂ©s aux conditions standard de l’Association internationale de dĂ©veloppement (IDA), avec une commission d’engagement de 0,35 % et une commission de service de 0,75 % sur une pĂ©riode de 40 ans dont un diffĂ©rĂ© d’amortissement de 10 ans.

[2] Rapport sur le développement humain 2004, indice du développement humain du PNUD.

 


Pour en savoir plus, veuillez consulter le site des Projets.

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