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Les pays de l’ouest de l’OcĂ©an indien reçoivent une aide pour un Projet de dĂ©veloppement des voies maritimes et de prĂ©vention de la pollution cĂŽtiĂšre et marine

Disponible en: English

Communiqué de presse N°:2007/374/AFR

 

Contacts
À Washington : Aby Toure (202) 473 8302

akonate@worldbank.org

Au Kenya : Peter Warutere (254-20) 322 6444

pwarutere@worldbank.org

À Madagascar: Erick Rabemananoro (261-20) 225 600

erabemananoro@worldbank.org

Au  Mozambique: Rafael Saute (258-21) 482324

rsaute@worldbank.org

En Afrique du Sud: Mallory Saleson (27-12) 431 3100

msaleson@worldbank.org

En Tanzanie: Ichikaeli Maro-Mzobora (255-22) 2163200

imaromzobora@worldbank.org

 

WASHINGTON, le 22 mai 2007 – Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvĂ© ce jour un projet qui va aider Ă  amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© et l’efficacitĂ© de la navigation dans les eaux Ă  grand trafic de huit pays* de la rĂ©gion ouest de l’OcĂ©an indien.

 

Le programme de prĂ©vention de la pollution des voies maritimes et des cĂŽtes dans la rĂ©gion ouest de l’OcĂ©an indien sera financĂ© par un don de 11 millions de dollars EU du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) approuvĂ© par son Conseil le 19 avril 2007.

 

Le projet proposĂ© va aider Ă  mobiliser et coordonner l’appui pour la protection de ressources cĂŽtiĂšres et maritimes considĂ©rables de la rĂ©gion ouest de l’OcĂ©an indien. Il va prĂ©venir la pollution de l’environnement Ă  partir des navires, notamment les marĂ©es noires rĂ©sultant d’échouements et de dĂ©versements illĂ©gaux de ballast et d’eau de cale, et renforcer la capacitĂ© des pays Ă  rĂ©pondre aux situations d’urgence liĂ©es aux dĂ©versements de produits pĂ©troliers ou chimiques dans la rĂ©gion.

 

Ce projet va se focaliser sur le Kenya, le Mozambique, l’Afrique du Sud et la Tanzanie, en vue de rĂ©duire les risques de dommages Ă©cologiques sur les plages, les pĂȘcheries et d’autres ressources intĂ©rieures du fait des dĂ©versements de produits pĂ©troliers ou chimiques.

 

« Il est envisagĂ© que ce projet bĂ©nĂ©ficie d’un appui considĂ©rable du secteur privĂ© pour montrer la valeur de l’utilisation des technologies modernes pour aider les navires Ă  Ă©viter les collisions dans les corridors maritimes engorgĂ©s, rĂ©duire les risques de pollution marine et cĂŽtiĂšre, renforcer la sĂ©curitĂ© de la navigation maritime et soutenir les efforts des pays visant Ă  suivre et contrĂŽler la pĂȘche dans leurs eaux territoriales, » a dĂ©clarĂ© Abdelmoula Ghzala, le chef d’équipe de la Banque mondiale pour ce projet.

 

Le projet de PrĂ©vention de la pollution des voies maritimes et des cĂŽtes dans la rĂ©gion ouest de l’OcĂ©an indien sera axĂ© sur les composantes suivantes :

 

DĂ©veloppement d’une voie et d’institutions maritimes rĂ©gionales : elle va aider Ă  crĂ©er un rĂ©seau de cartes de navigation Ă©lectroniques comprenant des informations sur les ressources Ă©cologiques grĂące au systĂšme mondial de localisation et Ă  d’autres technologies maritimes. Une voie maritime est une route de navigation dĂ©finie physiquement, fournissant un canal de navigation sĂ»r et sĂ©curisĂ© appuyĂ© par des cartes nautiques rĂ©guliĂšrement mises en jour, des informations sur la sĂ©curitĂ© maritime, des aides Ă  la navigation en temps rĂ©el et d’autres systĂšmes d’information (bulletins mĂ©tĂ©orologiques, gestion du trafic, accĂšs aux ports, etc.). Elle permet aux navires de maximiser la sĂ©curitĂ© des opĂ©rations et l’efficacitĂ© de la navigation.

 

Renforcement des capacitĂ©s pour la prĂ©vention de la pollution cĂŽtiĂšre et marine : elle vise Ă  appuyer les sĂ©minaires et ateliers sur la cartographie des zones Ă  Ă©cologie fragile, les questions liĂ©es Ă  la mise en Ɠuvre des conventions, la sĂ©curitĂ© de la navigation maritime, la prĂ©vention de la pollution marine et cĂŽtiĂšre, l’évaluation des risques et le dĂ©veloppement des stratĂ©gies de rĂ©ponse appropriĂ©es, et d’autres sujets connexes. Elle va aussi soutenir l’élaboration de plans de prĂ©vention de la pollution et de gestion des urgences en fonction des sites pour les zones cĂŽtiĂšres et maritimes sensibles, et dĂ©velopper une mĂ©thodologie Ă  l’effet d’identifier et d’attribuer des valeurs aux ressources Ă©cologiques clĂ©s de la rĂ©gion. Elle va soutenir l’élaboration d’une base de donnĂ©es rĂ©gionale et d’un systĂšme d’information gĂ©ographique sur l’environnement marin, les ressources cĂŽtiĂšres et maritimes, les mouvements des navires, les dĂ©chets de navires et les activitĂ©s menĂ©es sur mer.

 

Renforcement des capacitĂ©s pour une rĂ©ponse rĂ©gionale aux marĂ©es noires : elle va renforcer les capacitĂ©s en vue de la mise en Ɠuvre des dispositions des conventions, l’élaboration des plans nationaux d’urgence en cas de dĂ©versements de produits pĂ©troliers et chimiques, l’évaluation des besoins et la dĂ©finition de cahiers de charge spĂ©cifiques pour les Ă©quipements nĂ©cessaires, et la facilitation des accords rĂ©gionaux. Elle va aider Ă  Ă©laborer un plan d’urgence rĂ©gional et crĂ©er un centre rĂ©gional de coordination des actions nationales et de suivi des conditions Ă©cologiques et des causes de dĂ©gradation et de dommages Ă  l’échelle de la rĂ©gion.

 

ContrĂŽle de l’état des ports et des pĂȘcheries : elle va permettre aux pays de demander aux navires accostant leurs ports de satisfaire aux exigences des principales conventions de l’Organisation maritime internationale (OMI) sur la sĂ©curitĂ© de la navigation et la prĂ©vention de la pollution. Elle va aussi aider Ă  rendre les activitĂ©s illĂ©gales, non dĂ©clarĂ©es et non rĂ©glementĂ©es des navires de pĂȘche non rentables, en Ă©liminant les possibilitĂ©s de dĂ©barquer et de vendre du poisson pĂȘchĂ© en violation de la loi. Un dispositif rĂ©gional de contrĂŽle de l’état des ports va fournir un outil efficace pour s’assurer que les navires utilisant les voies de navigation internationales et dĂ©barquant sur des ports importants de la rĂ©gion respectent les rĂšgles et les normes Ă©dictĂ©es dans les conventions de l’OMI applicables.

 

Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) est un mĂ©canisme qui accorde des dons – nouveaux ou additionnels - et des financements Ă  des taux concessionnels pour couvrir les coĂ»ts marginaux des mesures adoptĂ©es pour atteindre des objectifs environnementaux au niveau international dans six domaines – changements climatiques, biodiversitĂ©, eaux internationales, ozone, dĂ©gradation des sols et polluants organiques persistants. Le FEM soutient aussi les actions prises dans le cadre des accords internationaux pour lutter contre la dĂ©sertification et Ă©liminer les polluants organiques persistants.

 

Le Groupe de la Banque mondiale est l’un des organismes d’exĂ©cution du FEM qui aide les pays Ă  concevoir des projets cofinancĂ©s par le FEM et en supervise la mise en Ɠuvre. Il joue un rĂŽle de premier plan dans la conception et la mise en Ɠuvre des projets d’investissement. La Banque tire profit de son expĂ©rience en matiĂšre d’investissement dans les pays Ă©ligibles pour promouvoir les opportunitĂ©s d’investissement et mobiliser les ressources du secteur privĂ©, des partenaires bilatĂ©raux et multilatĂ©raux et d’autres entitĂ©s gouvernementales et non gouvernementales, en accord avec les objectifs du FEM et les stratĂ©gies nationales de dĂ©veloppement durable. Depuis 1991, le Groupe de la Banque mondiale a engagĂ© 1,972 milliard de dollars au titre des ressources du FEM et 3,037 milliards de dollars de cofinancement du Groupe de la Banque pour des projets du FEM dans 80 pays. Outre les ressources du FEM et de la Banque, il a pu mobiliser des cofinancements additionnels de l’ordre de 6,952 milliards de dollars d’autres bailleurs.

 

*Comoros, Kenya, Madagascar, Mauritius, Mozambique, Seychelles, South Africa and Tanzania.

 


Pour en savoir plus, veuillez consulter le site des Projets.

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