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La Banque mondiale approuve un don de 120 millions de dollars EU en appui à la mise en Ɠuvre de l’Accord de paix de Ouagadougou

Disponible en: English
Communiqué de presse n°:2008/019/AFR

Contacts

À  Washington : Herbert Boh (202) 473 35 48

hboh@worldbank.org

À Abidjan: Bakary Sanogo (225) 22 40 04 07

bsanogo@worldbank.org

 

WASHINGTON, le 17 juillet 2007 – Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvĂ© aujourd’hui un don de l’Association internationale de dĂ©veloppement d’un montant de 120 millions de dollars EU en appui au programme de sortie de crise, mis en Ɠuvre par le gouvernement ivoirien dans le cadre de l’Accord de paix de Ouagadougou signĂ© en mars 2007.

 

Le Projet d’assistance post-conflit (PAPC) sera une composante critique du processus de paix.  Il   apportera un appui aux principaux facteurs de stabilisation en CĂŽte d'Ivoire en cherchant Ă  soutenir la dynamique de paix gĂ©nĂ©rĂ©e par l’Accord de paix de Ouagadougou, en contribuant au processus d’identification nationale et en amĂ©liorant les opportunitĂ©s Ă©conomiques et l’accĂšs aux services sociaux de base en faveur des communautĂ©s et individus affectĂ©s par le conflit.

 

Le projet fournira notamment un financement pour :

 

  1. la (ré) intégration économique des ex-combattants, des jeunes associés aux groupes armés, et de maniÚre générale des jeunes à risque ;
  2. le processus d’identification nationale, y compris la modernisation de l’État civil national, qui constitue un prĂ©alable non seulement pour l’organisation des Ă©lections libres et Ă©quitable, mais aussi pour la restauration de l’accĂšs Ă©quitable de l’ensemble de la population aux services sociaux ;
  3. la rĂ©habilitation et le rééquipement de l’infrastructure socio-Ă©conomique dans les communautĂ©s les plus affectĂ©es par le conflit, et
  4. le renforcement du capital social sur tout le territoire national, notamment en renforçant la capacitĂ© d’exĂ©cution des organisations de dĂ©veloppement Ă  base communautaire.

« Le rĂ©cent Accord Ouaga est la meilleure opportunitĂ© offerte Ă  la CĂŽte d'Ivoire depuis l’éclatement de la crise pour rĂ©ellement restaurer la paix et relancer l’économie. Les principales parties ont du chemin Ă  faire, mais nous espĂ©rons que le PAPC constituera une contribution majeure Ă  l’intensification de leurs efforts de sortie de crises » a indiquĂ© James Bond, le Directeur des opĂ©rations de la Banque mondiale pour la CĂŽte d’Ivoire.

 

La premiĂšre composante du projet – (RĂ©) intĂ©gration Ă©conomique – d’une valeur totale d’environ 40 millions de dollars EU, facilitera la (rĂ©) intĂ©gration des ex-combattants, des jeunes associĂ©s aux groupes armĂ©s, et d’autres jeunes Ă  risque. Elle apportera diverses formes d’appui, y compris l’information, le conseil, et les services de rĂ©fĂ©rence ; l’accĂšs Ă  la formation professionnelle, aux rĂ©gimes d’apprentissage et aux possibilitĂ©s d’instruction ; l’appui technique et/ou des dons en espĂšces ou en nature (tels que la fourniture de semences et d’outils) en vue de mettre en place des activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus dans les secteurs agricoles et non agricoles ; la recherche d’opportunitĂ©s d’emploi ; et des travaux publics Ă  forte intensitĂ© de main d’Ɠuvre. Elle aidera aussi Ă  promouvoir la rĂ©conciliation entre les individus impliquĂ©s dans le conflit et leurs communautĂ©s d’installation.

 

La deuxiĂšme composante – Appui au Processus d’identification – d’une valeur totale d’environ 20 millions de dollars EU , permettra de couvrir les coĂ»ts du processus d’actualisation, de modernisation et de sĂ©curisation du Registre d’Etat civil, d’établissement d’actes de naissance, et de dĂ©livrance de documents d’identification sous la coordination et la gestion de l’UnitĂ© d’identification du cabinet du Premier ministre. Cette composante sera mise en Ɠuvre de maniĂšre complĂ©mentaire avec l’appui planifiĂ© par la Commission europĂ©enne et la mission des Nations Unies pour assurer une approche rationnelle et cohĂ©rente.

 

La troisiĂšme composante du projet – RĂ©habilitation communautaire – d’une valeur totale d’environ 40 millions de dollars EU, permettra de satisfaire les besoins Ă  court et moyen terme des communautĂ©s les plus affectĂ©es par le conflit, surtout celles qui reçoivent les personnes dĂ©placĂ©es, en finançant des projets de dĂ©veloppement conduits par les communautĂ©s et en apportant un appui aux activitĂ©s qui favorisent la rĂ©conciliation et mettent en valeur le capital social.

 

Une quatriĂšme et derniĂšre composante – DĂ©veloppement institutionnel et Administration de projets – d’une valeur total d’environ 20 millions de dollars EU appuiera la mise en Ɠuvre du projet en finançant : (a) la majeure partie des coĂ»ts d’exploitation du Programme national de RĂ©intĂ©gration Ă©conomique et de RĂ©habilitation communautaire (PNRRC), de l’UnitĂ© d’identification, et d’une agence de gestion fiduciaire ; et (b) des programmes ciblĂ©s de renforcement des capacitĂ©s et d’appui technique. Bien que la structure principale de mise en Ɠuvre du projet soit le Cabinet du Premier Ministre, on s’attend Ă  ce qu’une gamme Ă©largie de partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux soit mise Ă  contribution.

 

Pour Maurizia Tovo, Chef de projet, « l’approbation du projet par le Conseil d’administration de la Banque est le rĂ©sultat d’un trĂšs fort partenariat entre la Banque mondiale et le Gouvernement de CĂŽte d’Ivoire. Et nous espĂ©rons voir le mĂȘme niveau d’engagement dans le processus de mise en Ɠuvre. »

 

La CĂŽte d’Ivoire reste divisĂ©e en deux depuis le coup d’état manquĂ© de septembre 2002 qui s’est transformĂ© en conflit armĂ© entre les ex-rebelles et les forces gouvernementales, bien que la zone de confiance a Ă©tĂ© rĂ©duite Ă  une « ligne verte ». D’aprĂšs les estimations de la Banque mondiale, le taux de pauvretĂ© a augmentĂ© d’environ 5 pour cent depuis l’éclatement de la crise en  2002, allant de 38,2% en 2002 à 43,2% en 2006. Les services de santĂ© et d’éducation ont Ă©tĂ© sĂ©vĂšrement compromis dans le nord du pays oĂč l’administration publique a Ă©tĂ© absente pendant un moment et reste bien en dessous des niveaux avant l’éclatement de la crise. Bon nombre d’enfants dans le nord ne vont plus Ă  l’école depuis l’éclatement de la crise en 2002, et le redĂ©ploiement du personnel scolaire qualifiĂ© se situe approximativement Ă  30 pour cent. Au total, plus de 700 000 personnes seraient actuellement dĂ©placĂ©es Ă  l’intĂ©rieur du pays Ă  cause de la crise.

 

Le programme de la Banque mondiale a Ă©tĂ© suspendu en CĂŽte d’Ivoire du fait de l’éclatement de la crise et des arriĂ©rĂ©s de dette accumulĂ©s par le gouvernement en 2004. Le PAPC fait partie du rĂ©engagement accru de la Banque mondiale dans le pays depuis la signature de l’Accord Ouaga. La Banque mondiale travaille Ă©troitement avec ses partenaires, dont le systĂšme des Nations Unies, la Commission europĂ©enne et le Fonds monĂ©taire international pour accompagner les autoritĂ©s ivoiriennes pendant un processus de paix difficile et fragile qui, comme l’espĂšrent beaucoup de personnes, deviendra bientĂŽt irrĂ©versible.

 


Pour en savoir plus, veuillez consulter le site des Projets.

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