| 26 juillet 2007 â Pour le responsable politique, chef dâentreprise ou investisseur qui veut savoir sâil est facile ou non de faire des affaires dans telle ou telle partie du monde, rien de plus simple : en un clic de souris sur lâordinateur, il peut dĂ©sormais visualiser ce type dâinformation grĂące Ă Â une carte Google sur la pratique des affaires dans 175 pays (a) mise au point par la Banque mondiale. Les pays y sont classĂ©s dans trois catĂ©gories selon un marquage de couleur allant du vert (pour ceux oĂč il est facile de faire des affaires) au jaune (modĂ©rĂ©ment facile) et au rouge (difficile). Cette nouvelle carte vient complĂ©ter le rapport annuel Doing Business, qui est lâune des publications phares du Groupe de la Banque, et permet dâen prĂ©senter les donnĂ©es essentielles de façon purement visuelle. Cliquez sur un pays et vous verrez apparaĂźtre en superposition une fenĂȘtre prĂ©sentant lâĂ©valuation Ă©tablie par le service Doing Business sur la base des dix critĂšres qui lui servent Ă classer les Ă©conomies. Une Ă©toile est utilisĂ©e pour identifier les dix pays qui se sont classĂ©s en tĂȘte de liste en matiĂšre de rĂ©formes au cours de lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente. En termes techniques, cette forme de visualisation est un « mashup », câest-Ă -dire une application composite basĂ©e sur la combinaison de donnĂ©es provenant de sources dâinformation diffĂ©rentes â en lâoccurrence, la base de donnĂ©es Doing Business et le service Google Maps. Elle est le fruit dâefforts menĂ©s par le Groupe dâintervention rapide de la Banque sous la direction dâun de ses analystes pour la gestion du savoir, Ramin Aliyev. « Il est temps dâengager des rĂ©formes » Comme lâexplique celui-ci : « Le message quâon essaie de faire passer grĂące Ă cette carte, câest que si la situation nâest pas bonne dans un pays, surtout comparĂ© Ă ses voisins, il est temps pour lui dâengager des rĂ©formes. » Ce nouveau service a Ă©tĂ© lancĂ© par Doing Business en mai dernier, et il nâa pas tardĂ© Ă ĂȘtre mentionnĂ© sur le web dans plus de 50 blogs, spĂ©cialisĂ©s pour beaucoup dans les questions touchant au dĂ©veloppement mondial. Son aspect interactif et intuitif est ce qui en fait lâattrait. Pour M. Aliyev, le rapport annuel proprement dit peut en effet prendre un certain temps Ă absorber pour les responsables concernĂ©s. Mais grĂące Ă lâapplication cartographique en ligne, il leur suffit de quelques minutes pour voir non seulement comment se classe leur pays, « mais aussi comment vont leurs voisins » dans ce mĂȘme domaine. Selon lui, le fait pour un pays dâĂȘtre marquĂ© en rouge ne sera pas nĂ©cessairement pris comme un obstacle par lâinvestisseur potentiel : « Sâil voit des pays classĂ©s en jaune ou vert Ă cĂŽtĂ©, cela peut lâencourager Ă investir », explique-t-il. « La visualisation des donnĂ©es, câest ça qui va compter » LâidĂ©e dâadapter ce concept de mashup lui est venue lorsque Suzanne Smith, la responsable du Groupe dâintervention rapide, lui a demandĂ© de rĂ©flĂ©chir Ă la façon de tirer parti des avancĂ©es rapides en matiĂšre de publication sur le web pour faciliter la diffusion de la masse de donnĂ©es dont dispose la Banque. « La visualisation des donnĂ©es, câest ça qui va compter », estime-t-il. « On peut dĂ©sormais faire immĂ©diatement passer des choses sur un Ă©cran dâordinateurs. » Prochaine Ă©tape pour le Groupe dâintervention rapide : Ă©tendre lâapplication de ce support cartographique Ă dâautres bases de donnĂ©es gĂ©rĂ©es par les services de la Vice-prĂ©sidence DĂ©veloppement du secteur financier et du secteur privĂ©. De nature thĂ©matique (elles ont par exemple pour nom EnquĂȘtes auprĂšs des entreprises, Indicateurs financiers, Privatisation ou Participation privĂ©e aux projets dâinfrastructure), ces bases regorgent en effet de donnĂ©es qui peuvent ĂȘtre, de prime abord, difficiles Ă digĂ©rer. CrĂ©er une vĂ©ritable « galaxie » de donnĂ©es Ă terme, M. Aliyev envisage la possibilitĂ© pour les diffĂ©rentes vice-prĂ©sidences spĂ©cialisĂ©es de la Banque de constituer chacune leur propre petite « planĂšte » visuelle. Cette sorte de carte thĂ©matique pourrait alors ĂȘtre combinĂ©e avec dâautres pour crĂ©er une vĂ©ritable « galaxie » regroupant des donnĂ©es aujourdâhui dissĂ©minĂ©es sur la multitude de sites web de la Banque. Cette approche novatrice sâinscrit dans la tendance dite du « web 2.0 ». Ce terme sert Ă dĂ©signer notamment le mouvement consistant Ă faire du web le moyen dâexploiter sous une forme conviviale tout un ensemble de statistiques et autres donnĂ©es jusquâici difficiles Ă manier.
(a) indique une page en anglais. |